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Archive pour la catégorie ‘Dédicace’

Exposition Gus Bofa à Reims et à Paris

mardi 2 décembre 2014

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Jusqu’au 4 janvier 2015, exposition « On verra bien… » : Gus Bofa et la guerre de 14 ».
Présentation des organisateurs :
« Illustrateur de génie, Gus Bofa (1883-1968) publia de nombreux dessins consacrés à cette guerre à laquelle il participa comme simple soldat d’infanterie. Grièvement blessé en décembre 1914, il recommence à dessiner depuis son lit d’hôpital. Il tirera de ce séjour un pamphlet cinglant, Chez les Toubibs (1917), où il dénonce l’incompétence et l’optimisme meurtrier des personnels de santé.
Avec son ami Pierre Mac Orlan, il collabore à La Baïonnette, un hebdomadaire satirique au titre évocateur, tout en charge contre l’ennemi. Mais Gus Bofa ne participe jamais au concert des « bourreurs de crâne ». Il s’attache à traduire avec justesse et tendresse la vie des soldats et leur « cafard ». Avec Gus Bofa, c’est la guerre vue par les poilus, leur quotidien avec ses côtés dramatiques mais aussi cocasses. L’exposition rassemble de nombreux dessins originaux (dessins au crayon, gouachés ou mis en couleur) accompagnés d’exemplaires de La Baïonnette. »

Médiathèque Jean Falala, 2 rue des Fuseliers, 51100 Reims. Horaires d’ouvertures : du mardi au samedi, de 12h à 19h. Mardi 13h-19h / mercredi 10h-19h / jeudi 13h-19h / vendredi 13h-19h / samedi 10h-18h

Paris
« Gus Bofa : l’adieu aux armes », exposition du 26 novembre 2014 au 31 janvier 2015 à la Mairie du 17ème.
Du lundi au vendredi de 9 h à 17 h ; jeudi de 9 h à 19 h ; samedi de 9 h à 12 h. Visites guidées par le commissaire de l’exposition les mercredis 17 décembre 2014, 13 et 20 janvier 2015.
201311-Bofa_l_enchanteur_cPrésentation des organisateurs :
« Gus Bofa (Gustave Blanchot de son véritable nom) – né en 1883 et mort en 1968 – fut, pour Pierre Mac Orlan « le meilleur interprète du fantastique social ». Ami de Francis Carco et de Maurice Constantin Weyer, cet illustrateur prodigieux a été associé à la création des plus belles éditions rares de l’entre-deux-guerres.Toute l’œuvre de Bofa est marquée par son expérience du Front durant la Première Guerre Mondiale. Mobilisé à 31 ans, grièvement blessé, il revient chez lui « à l’état de mutilé translucide et décoloré », titulaire de la Croix de Guerre et de la Médaille Militaire. Les souffrances et les peurs endurées au combat et à l’hôpital nourrissent chez lui un pessimisme profond et une vision désabusée de la condition humaine. Une grande partie de son œuvre fut créée au 4 rue Edouard-Detaille où il vécut quarante ans. »

Emmanuel Pollaud-Dulian, auteur de la biographie « Gus Bofa, l’enchanteur désenchanté » (éditions Cornélius), dédicacera son livre dimanche 7 décembre 2014, à partir de 14 h, dans le cadre de la Journée du Livre à la mairie du 17ème, 16-20, rue des Batignolles, 75017 Paris.

La veine littéraire de Boll

samedi 17 mai 2014

Boll est un dessinateur étonnant. Non seulement parce qu’il continue à travailler la qualité de son trait alors que la plupart des publications aujourd’hui privilégient les crobards mal torchés, mais aussi parce qu’il est un des rares à pouvoir vous parler de la technologie de l’avion Rafale (ou Mirage ?) lorsque vous évoquez avec lui ses dessins.
Boll est également un dessinateur surprenant parce qu’il vient de publier une roman (policier), dense, loufoque, drôle, « L’affaire est dans le sac en papier » (Le Tripode). Et ce qu’il y a de bien avec les dessinateurs qui écrivent c’est qu’ils savent aussi créer des images avec les mots.

Lu sur le site Litterae meae :

« Premier roman du dessinateur Boll, L’Affaire est dans le sac en papier est un coup de maître. Cette « Affaire » (un meurtre des plus violents), avec un A majuscule s’il vous plaît, saisit le lecteur pour ne plus le lâcher. Non que le suspense soit si palpitant – à vrai dire, la résolution du crime devient vite accessoire. Non, c’est le plaisir de lecture qui tient et retient. On s’amuse, on sourit, on rit même franchement, et l’on poursuit page après page avec délectation, gourmandise. Dans un style enlevé, Boll nous conduit à travers les méandres de la nébuleuse histoire du meurtre de l’infect Jean-Jacques de Tréfond-Trévise. Les enquêteurs comme les suspects, tous typés à outrance, sont l’objet de portraits hilarants. Les premiers, victimes d’une étrange malédiction, tendent à disparaître rapidement dans des circonstances pour le moins originales, tandis que les seconds connaissent des trajectoires… surprenantes. Le tout sur fond de bouleversement social et politique. Construit comme une mosaïque de récits intercalés, multipliant les focalisations, ce roman excentrique joue avec une inventivité joyeuse sur les codes du roman policier. Et sur les possibilités qu’offrent la mise en page et la typographie. Celle-ci, exceptionnellement mise en valeur dans l’ouvrage, sert le propos avec brio et réveille l’œil. On applaudit le travail de Sandrine Nugue qui a même créé, pour l’occasion, un nouveau caractère, l’Injurial. »

Deux vidéos très drôles de Juliette Maroni, à partir d’extraits du livre : L’interrogatoire, Consignes en cas d’incendie.

Signatures de l’auteur à Paris, le 22 mai 2014, 19h, librairie Le Genre Humain, 60, rue de Belleville, 75020, et le 23 mai 2014, 18h 30 à la librairie L’Humeur vagabonde, 44, rue du Poteau, 75018.

Le dessin au Salon du livre de Paris 2014

vendredi 21 mars 2014

Pour les amateurs de dessins une des bonnes raisons de se rendre au Salon du livre de Paris (21-24 mars 2014) est l’exposition inédite (peu annoncée) de dessins originaux de Sempé proposée par la galerie Martine Gossieaux.

La seconde exposition qui mérite le détour est « Regards de femmes » que les éditions Dargaud ont réalisé avec des dessins de Claire Bretécher, Florence Cestac, Annie Gœtzinger, Catherine Meurisse, Marion Montaigne, Anne Simon, et Vanyda.

De nombreux dessinateurs seront présents pour des signatures sur les stands des éditeurs. La plus grande concentration d’auteurs est annoncée pour le samedi 22, avec, entre autres, Druillet, Zep, Nicolas Poupon (Glénat), Pétillon, Blutch (Dargaud), Geluck (Casterman), Loïc Sécheresse, Pénélope Bagieu (Gallimard Jeunesse), Desclozeaux (Cherche midi), et le dimanche 23, Catherine Meurisse (Futuropolis).

Plus de détails sur le site du Salon.

Le salon célèbre également les 50 ans du personnage Mafalda et les 60 ans de carrière de son créateur Quino (82 ans) présent le  samedi à 15h 30 pour une séance de signature exceptionnelle (stand Glénat). L’Argentine est le pays invité de ce 34ème salon du livre.

Toujours le samedi 22, à 19h un débat est organisé autour du thème “La politique, ça vous fait rire ?” avec la participation de Laurent Baffie et Philippe Geluck (Grande Scène).

A noter aussi que le salon a lancé pour la 3ème fois consécutive un concours pour sélectionner l’illustration qui figure sur le carton d’invitation de l’inauguration. Cette année c’est un dessin de Bac Chu-Vu  (ci-contre) qui a été choisi parmi les 600 envois d’amateurs ou de professionnels.

AAARG ! comme son nom l’indique

mercredi 19 mars 2014

Une revue qui publie des dessins de Jean-François Caritte mérite forçément le détour, surtout qu’il n’est pas le seul dessinateur déjanté à y participer (Moutch & Madd, Witko, Goupil Acnéique & Abraham Kadabra, Pierre Place, Starsky & Rica, Ethan Rilly, Gad, Mandrill Johnson & Bathroom Quest, Yoann Constantin, O. Texier, Laetitia Coryn, Fabcaro, Gä, Caritte & Jürg, Bernstein & Froidboeuf, Salch, Dav Guedin, Royon & Reuzé, Rifo, Caritte & Starsky, Ozanam & Kieran, Pochep, Nicolas Poupon).
Le n°3 de AAARG ! (187 pages) paraît le 20 mars 2014. Ce même jour, 25 auteurs de la revue seront présents (à partir de 18h 30) au Point éphémère, 200, quai de Valmy, 75010 Paris. Au programme, exposition (jusqu’au 30 mars), signatures et concerts.
Bande-annonce et présentation :

« AAARG! est une revue bimestrielle totalement indépendante, composée à 80% de bande dessinée et 20% de textes (nouvelles, chroniques), sans équivalent dans la production actuelle. Afin de briser les clivages, la publication se veut innovante et éclectique : AAARG! ouvre son contenu éditorial à plusieurs genres (humour, polar, science fiction, récit intimiste, …) et à une multitude de formats (du très court au relativement long), privilégiant les « one-shot ». Ses auteurs, au talent indiscutable, sont internationaux. »

Le site de AAARG !

Desclozeaux en tournée

lundi 17 mars 2014

Sempé, Kiraz, Voutch, Desclozeaux sont quelques-unes des rares signatures du dessin d’humour aujourd’hui et chaque occasion de pouvoir les rencontrer est toujours un événement. C’est le cas avec Jean-Pierre Desclozeaux dont le dernier album  « Charivari » (Cherche midi) vient de paraître et qui donne plusieurs rendez-vous à ses lecteurs.
Signatures :
Samedi 22 mars 2014 à 17h au Salon du livre de Paris. Stand du Cherche midi (H63).
Samedi 5 avril 2014, à la librairie La Boîte à livres, 19 rue Nationale à Tours, 02 47 05 70 39.
Vendredi 11 avril 2014, librairie Teissier, 11, rue Régale Nîmes 30 000, 04 66 67 44 06.
Vendredi 18 avril 2014, à 15h à la librairie Sauramps, 2, place St Jean 30100 Alès.

Les beaux albums de Catherine Meurisse

mercredi 29 janvier 2014

Nouvelle édition de «  Savoir-vivre ou mourir » sous-titrée « comment devenir une femme du monde en 24 heures » (Les Echappés). Déjà publié en 2011, le livre est augmenté dans cette version d’un index illustré, de modèles de lettres, et surtout de 8 pages de bande dessinée « Les échecs de Nadine de Rothschild ». Un haïku de Claire Bretécher ouvre l’album.
Il faut aussi signaler le soin apporté par l’éditeur à la réalisation de l’ouvrage avec une belle maquette signée Philippe Ghielmetti.

Le 7 février 2014, Catherine Meurisse présentera à la librairie La Manœuvre, 58 rue de la Roquette, 75011 Paris,  son nouvel album « Moderne Olympia » co-édité par les éditions Futuropolis et le Musée d’Orsay (en illustration). A partir de 18 h.

Le site de Futuropolis où l’on peut lire à propos de ce livre « Il faut tout le talent et l’humour de Catherine Meurisse pour mettre en scène en bande dessinée, au musée d’Orsay, la peinture, le cinéma et la danse : West Side Story ou encore Singing In The Rain se mêlent aux œuvres de Manet, Toulouse Lautrec, Monet, Degas, Courbet… Ce n’est plus un album, c’est un bouillon de culture ! », propose d’en découvrir quelques pages.

La dessinatrice Catherine (qui retrouve enfin son patronyme pour signer ses albums ou lorsqu’elle dessine pour Le Nouvel Observateur) parle de son métier dans une série de vidéos (« Angoulême : Peut-on parler d’une bande dessinée du réel ? ») diffusée sur le site Internet du journal 20 minutes ou sur celui d’Europe 1, à l’occasion du 41ème festival de la bande dessinée d’Angoulême qui se déroulera du 30 janvier au 2 février 2014.