Fait d'images

le blog de françois forcadell – l'image dessinée dans l'actualité

Archive pour la catégorie ‘Hommage’

Un prix pour la dessinatrice Louison

samedi 1 avril 2017

Louison-avec-Hollande-le-27-juillet-2015_exact1024x768_pLa dessinatrice Louison, souvent citée sur ce blog, vient de se voir attribuer à New York le premier World Cartooning Artistically Price (WCAP) décerné par un jury mondial de rédacteurs en chef et de directeurs artistiques (dont Jean Blaise ex D.A. de Libération et Bernard Fournier ex D.A. de L’Equipe magazine).

Ce nouveau prix international récompense non seulement la qualité graphique des dessins mais aussi la pertinence des idées. Parmi la dernière sélection des dessinateurs figuraient Gerald Scarfe pour l’Angleterre, Antonio Gutteriez pour le Mexique, et Martial Leiter pour la Suisse.

Cette distinction couronne la carrière fulgurante de Louison (Louise Angelergues) née en 1985. Formé au dessin de presse par Tignous, elle a collaboré à de nombreux journaux, Charlie Hebdo, Marianne, Elle, Le Parisien magazine, Voici, Grazzia, et Les Matins de France Culture. Actuellement elle officie sur LCI, et on a même pu voir récemment ses dessins dans le 20 heures de TF1.

Après le tragique 7 janvier 2015 elle est intervenue dans de nombreux médias pour parler de son métier, et après les attentats du 13 novembre à Paris elle s’est illustrée en allant coller ses dessins sur les lieux des drames (photo).

Louison a également dessiné pour le site Gouvernement.fr et, en reportage, a suivi pendant plusieurs jours Emmanuel Macron alors ministre de l’économie (photo).  Récemment elle a chroniqué la vie à l’Elysée pour le magazine people Grazzia. Le prix sera remis à la lauréate début avril, le 1er pour être précis. Félicitations.

Louison est présente sur Facebook, et sur le blog du Monde “La vie publique des animaux“.

A lire aussi dans Le Figaro “Louison : “Je ne suis pas une dessinatrice bisounours“.

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Topor le dessin en liberté

mardi 28 mars 2017

Topor_cover_webBeaucoup de monde à l’inauguration de l’exposition “Le monde selon Topor” à la BnF. L’espace est un peu confiné mais les dessins présentés par Alexandre Devaux, commissaire de l’événement, reflètent bien l’esprit de création débridé de ce dessinateur. A voir absolument.

Dans le très beau livre “La gloire de Hara-Kiri” (Glénat), Cavanna a écrit : ” Topor est venu, je ne sais plus comment. Dès son premier dessin, il visait haut, pour lui et aussi pour le dessin d’humour, pour le genre même. Il le veut aristocratique. D’aussi bon aloi que la peinture à l’huile ou la musique de chambre. […]”

Illustration, la couverture du catalogue édité par la BnF et Les Cahiers dessinés. 42 euros.

L’exposition à la BnF est aussi l’occasion de souligner le travail des éditions Wombat autour de l’œuvre littéraire de Roland Topor. A ce jour onze titres ont été publiés dans les collections “Les Insensés” et les “Iconoclastes”, de “Mémoires d’un vieux con” à “Les photographies conceptuelles d’Erwahn Ehrlich (1894-1961)”, “premier photographe aveugle de l’histoire de l’art”, en passant par “Café Panique suivi de Taxi Stories” et “Théâtre Panique, tome 1 & 2”. Chaque volume est illustré de dessins de Topor.

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Topor à la BnF, l’exposition incontournable

mardi 21 mars 2017

17190587_604049166460500_8632076512163582323_n“Le monde selon Topor” du 28 mars au 16 juillet 2017 à la BnF-François Mitterrand, Paris.

Présentation de Topor par les organisateurs : Créateur inlassable, Roland Topor (1938-1997) mit son crayon au service d’un imaginaire débridé : dessins d’humour, illustrations pour la presse et l’édition, affiches, films d’animation, émissions de télévision, décors et costumes de théâtre. Topor fut en outre l’auteur de romans, de nouvelles, de pièces de théâtre, de chansons et de scénarii de films. Son oeuvre trouve son aboutissement dans l’édition, car il considérait que son public ne devait pas se limiter aux seuls collectionneurs et amateurs d’art.
Organisée vingt ans après sa disparition, cette exposition rétrospective propose de faire découvrir la variété de la production artistique de Topor. Elle mettra en vis-à-vis un grand nombre de dessins originaux, provenant essentiellement de collections privées, et des éditions conservées dans les fonds de la BnF. Elle rendra ainsi hommage à l’artiste hors-norme, au génie graphique et à l’homme d’esprit à l’humour subversif que fut Roland Topor.»

En complément :

Deux vidéos : Topor avec Jacques Sternberg en 1962, et Nicolas Topor qui parle de son père à l’occasion de l’exposition « Roland Topor génie connu et méconnu » organisée par la galerie Anne Barrault à Paris en 2014.

Une journée d’étude Topor artiste multimédia le 1er juin à la BnF.

Un exposition hommage à la librairie Un Regard Moderne, 10 rue Gît-le-cœur, 75006 Paris, au mois de juin 2017.

Les deux livres d’Alexandre Devaux (commissaire de l’exposition à la BnF) « Topor dessinateur de presse » et « Topor voyageur du livre » 2 tomes (éditions Les Cahiers dessinés).

Un livre catalogue au titre éponyme sera également édité par la BnF et Les Cahiers dessiné à  l’occasion de cet évènement, avec des textes de Céline Chicha-Castex, Alexandre Devaux, Philippe Garnier, Dominique Noguez, Frédéric Pajak, Bertrand Tillier. 42 euros.

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Rendez-vous au Regard Moderne

mercredi 22 février 2017

DSC04144La bonne nouvelle de ce début d’année 2017 est la réouverture à Paris de la mythique librairie Un Regard Moderne. Après le décès de Jacques Noël, âme du lieu pendant de longues années, c’est Jean-Pierre Faur, éditeur et fondateur de ce temple de la culture alternative, qui accueille désormais les amateurs de dessin, de graphisme, et de littérature underground.

Un Regard Moderne va également retrouver son « espace » exposition avec au programme en mars les avant-gardistes, tous domaines confondus, et au mois d’avril le grand Willem.

Un Regard Moderne, 10, rue Gît-le-cœur, 75006 Paris. Ouverture de 14h à 19h. Contact : unregardmoderne@gmail.com – Tél. : 01 43 29 13 93.

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Remerciement à Claude Haber pour les photos.

Laplace à sa place

mardi 17 janvier 2017

LaplaceEn publiant son premier livre Frédéric Pajak rend hommage à un de nos derniers grands dessinateurs d’humour vivants.

Présentation du livre “Sauf erreur” de Jean Laplace sur le site des Cahiers dessinés :

“Laplace est un dessinateur à la fois inconnu et extraordinairement célèbre. Voici plus de soixante ans qu’il publie chaque jour dans les journaux du monde entier le « Jeu des huit erreurs », conçu à partir d’un gag. Son dessin, muet, sans bulle ni légende, ne doit rien à l’actualité ; il s’inspire des situations absurdes et cocasses du quotidien sans autre ambition que de « déclencher un rire intérieur ».Laplace est un homme discret ; il travaille en artisan solitaire dans son grand appartement d’Annecy, évitant de parler de lui pour mieux s’adonner à la pêche, à la randonnée ou à la cueillette des champignons. Rien non plus de spectaculaire dans son œuvre, mais une petite musique pince-sans-rire et tonique qui fait chaque jour le délice de millions de lecteurs.

Dans ce tout premier recueil, ici délivrés des huit erreurs, ses dessins se donnent pour ce qu’ils sont : de purs dessins d’humour.”

Sélection de dessins proposée par Alex Mayenfisch. Préface d’Antoine Duplan.

Parution le 19 janvier 2017.

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Un “Espace Cabu” à Châlons, sa ville natale

lundi 9 janvier 2017

81p6euao25lLe 7 janvier 2017 a été annoncé dans la presse la création d’un “Espace Cabu” à Châlons-en-Champagne (Marne). Dans un communiqué sa femme Véronique Cabut a précisé : « Châlons est la ville natale de Cabu. Elle a été le témoin de son enfance et de son adolescence. Il a souhaité qu’elle soit sa dernière demeure ».

«L’Espace Cabu, qui sera aménagé dans la Maison de l’architecture située dans le centre-ville de Châlons-en-Champagne, sera «un lieu de vie, d’expositions temporaires et un rendez-vous permanent avec les habitants pour découvrir ses dessins notamment ceux consacrés à Châlons », a-t-elle précisé. « Il n’a jamais oublié [cette ville], il y revenait régulièrement et sa disparition a été douloureuse pour les Châlonnais car ils avaient un lien affectueux et une certaine proximité avec lui », a souligné pour sa part la Ville de Châlons-en-Champagne, qui s’est «réjoui» de la décision de la famille du dessinateur.»

En illustration la couverture de “Ouvrez le massacre” de Cabu et Jean-Marie Boëglin publié en 1977, alors que la ville s’appelait encore Châlons-sur-Marne, et la tombe de Cabu, photo © Radio France – Champagne Ardenne, Sophie Constanzer.

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