Fait d'images

le blog de françois forcadell – l'image dessinée dans l'actualité

Les journaux Zélium et Z Minus en difficulté

12 novembre 2012 à 8 h 16

Dans un message envoyé à l’équipe des bimestriels Zélium et Z Minus, leur éditeur lance un appel pour sauver l’existence de ces journaux en augmentant les ventes dans un “élan de solidarité homérique”. Extrait :

[…] “Enjeux financiers des numéros en cours

L’espoir de se refaire une santé et d’arriver à l’équilibre budgétaire réside dans les ventes du Zélium n°12 (peut-être que l’article laudateur paru dans Politis aura un effet positif ?) et surtout des deux derniers Z Minus (n°3 et 4) plus rentables avec le prix de vente à 4,90 € et le tirage rabaissé à 19 000 ex. Chaque centaine d’exemplaires vendue au-delà de la barre des 3200 ex sera cruciale.

Pour vous donner une idée :

– 3500 exemplaires vendus (taux de vente de 18,5 %) généreront une marge de près de 2500 €

– 4000 exemplaires vendus (taux de vente de 21 %) généreront une marge de près de 5000 €

Vous l’aurez compris, il faut impérativement que les ventes de ces numéros soient bonnes. Elles peuvent à elles seules combler tout ou partie de la dette. Depuis deux ans, il n’aura jamais été aussi crucial de parler de Zélium et Z Minus autour de vous, chaque centaine d’exemplaires vendus au-delà du seuil de rentabilité compte. Et croisons les doigts : en cette fin d’année 2012, Z Minus a la capacité de sauver Zélium, lequel est déficitaire de manière chronique du fait de sa moindre rentabilité. » […]

Une soiré de soutien est prévue le 22 décembre à Nantes et une autre envisagée à Bordeaux en février. Des ventes/signatures du livre collectif Klomp seront également organisées  pour renflouer les caisses de l’association éditrice.

Le message se termine par cette constatation « Une chose est sûre, une remise en question globale du journal sera nécessaire, car une telle précarité n’est pas tenable. »

Le site de Zélium dont le n°12 (illustration) est actuellement en kiosque.

Où est Charlie ? (à Brive)

10 novembre 2012 à 18 h 51

Interview de Charb dessinateur et directeur de Charlie Hebdo dans La Montagne.fr à l’occasion de la présence de l’équipe de l’bdomadaire à la Foire du livre de Brive (en illustration l’affiche signée par toute l’équipe). Extrait avec deux informations :

Charlie a perdu deux tiers de ses lecteurs en six ans…

On est dans la situation de beaucoup de journaux. Mais nous sommes à l’équilibre financier. On subit la concurrence du Net, une version numérique du journal sera d’ailleurs disponible dans quelques semaines, au même prix.

Un an après l’incendie de vos locaux, où en est l’enquête ?

On va bientôt avoir des résultats du juge antiterroriste car l’enquête est en train d’être bouclée.

 

L’intégralité de l’entretien accordé à Florent Buisson sur LaMontagne.fr

Dichlorodiphényltrichloroéthan

10 novembre 2012 à 14 h 25

Jérôme Garcin parle du livre « Les lundis de Delfeil de Ton » :

[…] « A quoi tient, alors, que les chroniques 1975-77 de l’immarcescible Delfeil de Ton se lisent aujourd’hui avec une telle gourmandise ? A leur troublante actualité, quand il parle de la crise qui sévit, des loups – les huissiers – qui rôdent dans les villes, de l’omniprésent Jean d’Ormesson, de la télé débile, de la prolifération des «faux-jetons» ou de Paris (sa grande affaire, avec le jazz) qu’on défigure et bétonne méthodiquement ? Sans doute. » […]

DDT y parle aussi de Gébé, de Hara-Kiri, des graphistes du groupe Bazooka, remercie Lefred Thouron, et publie sur la couverture son « portrait officiel » dessiné par Reiser. Préface de Cavanna, bien sûr.

A noter également la qualité apportée à la fabrication du livre par la toute nouvelle maison d’édition L’apocalypse créée par Jean-Christophe Menu (ex fondateur de L’Association) avec Etienne Robial « associé et conseiller à la fabrication ».

Un nouveau livre de Chenez

9 novembre 2012 à 10 h 18

“Journal sans heures” le livre de de Bernard Chenez qui vient de paraître est présenté ainsi sur le blog de Bertrand-Régis Louvet :

“Vous ne connaissez pas forcément sa baccante poivre et sel, son regard de braise. Plutôt ses dessins. Bernard Chenez, éditorialiste à l’Equipe, contemple bien souvent l’actualité sportive avec un rien de romantisme, de tendresse. Cette fois, il s’aventure sur un nouveau terrain avec “Journal sans heures”. Grâce aux éditions Héloïse d’Ormesson, les dessins de Bernard offrent un regard  poétique, parfois coquin sur le monde des courbes féminines. Des planches ciselées jusque dans les moindres détails, accompagnées de textes élégants, tendres, lyriques aussi. Si vous souhaitez saisir le ton de cet ouvrage, référez vous à une phrase de l’auteur : “j’ai l’âge des jambes des femmes que je regarde.”

La marque Aurel

9 novembre 2012 à 7 h 45

Dessinateur doué et multicartes (dessin de presse, reportage, bande dessinée, animation, illustration), créateur avec Gros de Ça ira mieux demain.com qui diffuse des dessins de presse sur les téléphones portables, récemment Coco-opté Grand prix de l’humour vache de St Just le Martel, Aurel publie le 14 novembre “C’est dur d’être de gauche” chez un éditeur – Glénat – que l’on n’attendait pas dans ce registre politique, mais qui sous son autre label – Drugstore – a publié du même auteur « Sarkozy et ses femmes” et “ Sarkozy et les riches” (scénarios Renaud Dely, qui signe également la préface de l’album).

Aurel sera également une des têtes d’affiches du Festival L’Hérault Trait Libre organisé par Cartooning for Peace à Montpellier (du 15 au 17 novembre 2012) et où, d’après le programme, il devrait faire un “Duel sur scène” avec l’humoriste Sophie Aram. Il sera aussi quelques jours plus tard un des invités du 15ème festival de la caricature et du dessin de presse de Castelnaudary qui se déroulera du 23 novembre au 2 décembre 2012.

Hopper c’est hype

6 novembre 2012 à 9 h 19

Puisque tout le monde y va de son commentaire sur l’exposition Edward Hopper qui est présentée au Grand Palais à Paris jusqu’au 28 janvier 2013, pourquoi pas ce blog ? Notamment en relayant l’article de Nathalie Duponchelle paru dans Le Figaro et titré, « Edward Hopper, peintre inspiré par sa surdité », extrait :

[…] « Et si le silence était à l’origine de l’œuvre d’Edward Hopper (1882-1967), de son monde solitaire tellement à part et de sa claustrophobie flagrante, de son goût jamais satisfait pour la lumière d’été et de son appel du grand large ? Alors que sa superbe rétrospective est partie pour battre tous les records d’audience au Grand Palais, un témoin américain propose une interprétation inédite de sa mélancolie sourde. Le handicap transfiguré. » […],

et en incitant ceux qui veulent se préparer à la visite (ou qui n’auront pas l’occasion de la faire) à se procurer “Hopper” de Rolf G. Renner paru en 1990 et qui serait à nouveau disponible en décembre 2012 dans la Petite Collection Art aux éditions Taschen (96 pages 24 x 30 cm, 9,99 euros).