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Archive pour le mot-clef ‘Bizarre’

Bonnot (1937-2014)

mardi 23 décembre 2014

Couv_129049Décès du dessinateur Bonnot (Claude Favard). Professeur de dessin à l’école des Beaux-Arts de Grenoble il se lance dans le dessin d’humour et participe aux activités de la Société Protectrice de l’Humour (SPH) qu’il fonde avec Jean-Pierre Desclozeaux et Puig Rosado.

Son album « 60 dessins d’observation faits à la maison » (Glénat), obtiendra en 1972 le Grand Prix de l’Humour noir. L’album est préfacé par Jacques Sternberg.

Bonnot a publié des dessins dans la revue Bizarre, Planète, Le Fou parle, Pardon (Allemagne), et The New York Times (USA).

Depuis 1985 il se consacrait à la peinture : le site Internet de Claude Favard Bonnot.

Illustration : document BD gest’.

Tout Cardon ou presque

lundi 8 novembre 2010

Cardon est un des rares dessinateurs de presse à cultiver sa propre « petite musique » : un regard décalé sur l’actualité, des personnages souvent caricaturés de dos, une vision sans concession du monde politique, un trait qui va à l’essentiel. De ses premiers dessins parus en 1961 dans Bizarre au Canard enchaîné aujourd’hui, en passant par L’Enragé, Politique hebdo, L’Humanité dimanche, Satirix, ou Le Père Denis, mensuel qu’il créa avec Kerleroux, Vazquez de Sola et Alain Grandremy, Cardon a toujours privilégié l’expression pure et dure de sa vision du monde

Depuis 2002 et le magnifique coffret édité par les éditions du Héron, Cardon n’avait rien publié et son dernier recueil réunissant ses dessins du Canard « Y’a de la joie ! » (La Découverte) date de 1988 .

Voilà pourquoi le livre « Vue de dos » que Cardon vient de publier (éditions L’échappée) est un évènement, et un album que tout véritable amateur de dessin de presse se doit d’avoir dans sa bibliothèque.

D’accord, je suis de parti pris mais j’ai toujours considéré Cardon comme l’un de nos meilleurs auteurs actuels. C’est dit. ff

Bizarre, vous avez lu Bizarre

vendredi 27 février 2009

Anthologie BizarreL’excellent site Actuabd.com publie un article annonçant  la parution de l’anthologie de Jean-Marie Lhôte  consacrée à la revue Bizarre

Extraits de la présentation de l’auteur sur le site de l’éditeur, Berg international :

« La revue Bizarre, « revue littéraire et artistique » fortement influencée par le surréalisme, donne, de 1953 à 1968, 48 livraisons. Fondée par Michel Laclos, éditée par Éric Losfeld puis, à partir de 1955, par Jean-Jacques Pauvert elle annonce, par son titre même, ses ambitions et son contenu. Laclos et ses auteurs se passionnent pour les sujets les plus étranges et affichent des goûts éclectiques. Grands amateurs de littérature, ils consacrent le premier numéro à Gaston Leroux et au roman policier, un autre – dirigé par Raymond Queneau – aux fous littéraires, un autre encore à Raymond Roussel. Ils sont parmi les premiers à parler de science fiction et abordent également la question des « monstres » qui nous entourent. Raymond Queneau, mais aussi Jean-Christophe Averty, Michel Leiris, Jean-Marie Lhôte ou François Caradec contribuent à la revue. Bizarre accueille également de nombreux dessinateurs refusés par les grands organes de presse. Annonciatrice des bouleversements de Mai 68, la revue Bizarre a occupé une place considérable dans le paysage culturel français.

[…] Bizarre était vraiment la revue de l’époque. Les numéros spéciaux, particulièrement, attiraient l’attention. Nous avions fait ‘‘Les Fous littéraires’’, ‘‘La Joconde’’, ‘‘Les Dessins inavouables’’, ‘‘Les Mystères de Rembrandt’’, ‘‘Les Monstres’’.

Les dessinateurs que nous révélions depuis Siné renouvelaient le genre. […]. Début 1960 déjà, nous avions publié coup sur coup deux numéros : ‘‘Dessins inavouables’’ et ‘‘Supplément aux dessins inavouables’’. Fort bien présentés par Michel Laclos, ils rassemblaient les dessins refusés par la presse française, encore bien conventionnelle. Folon, Chaval, Gébé, Topor, Cardon, Le Foll, Siné bien sûr, Maurice Henry, Trez, Mose, André François (je ne peux pas les citer tous), y installaient le dessin d’humour moderne. C’était le début d’une époque…

La nouvelle génération de dessinateurs se met à graviter autour de Bizarre et porte au cœur, sous diverses formes, l’explosion du printemps 1968. Siné est le chef de file, il apparaît dès 1955, avec des dessins anticléricaux qui sont dans les sommets du genre, cruels et drôles. » (Jean-Jacques Pauvert, Mémoires). 672 pages, 45 € (quand même).