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Archive pour le mot-clef ‘Grand prix de la ville d’Angoulême’

Angoulême se termine aujourd’hui (la 41ème édition)

dimanche 2 février 2014

Dernière journée pour le festival de la bande dessinée d’Angoulême avec une visite au « Monde des bulles » et ses files d’attente interminables chez les « grands » éditeurs pour obtenir une dédicace personnalisée sur un album, et une visite à la bulle « Le nouveau monde » où son regroupés tous les « petits » éditeurs et les nombreux journaux et fanzines qui ne demandent qu’à grandir.

Un festival et ses polémiques, avec l’ambassadeur du Japon en France qui proteste contre les œuvres d’un collectif d’artistes sud-coréens ayant pour thème les  « femmes de réconfort » enrôlées de force par l’armée japonaise pour satisfaire les besoins sexuels des militaires lors de la Seconde guerre mondiale (à lire sur le sujet « Angoulême : l’expo qui fâche le Japon » sur le site du Nouvel Observateur ). Mais aussi avec la société israélienne Sodastream, sponsor de l’exposition « Les légendaires », dont une trentaine de dessinateurs ont dénoncé la présence dans une lettre ouverte (à lire sur le sujet « Le soutien de SodaStream au Festival d’Angoulême fait polémique » dans Le Monde ). Sans oublier celle qui concerne la désignation du grand prix de la ville d’Angoulême dont le lauréat présidera le prochain festival (à lire sur le sujet « BD : le Grand Prix d’Angoulême est-il obsolète ? » dans Le Nouvel Observateur ).
A noter que l’exposition en plein air sur les 80 ans du Journal de Mickey n’a suscité aucune contreverse.

Le bilan global de cette édition reste à faire, notamment sur l’affluence du grand public, mais on peut d’ors et déjà saluer cette 41ème édition par la cohérence de la programmation autour du dessin (Willem, Bofa, Tardi, Jean-Marc Rochette, dont les expositions sont visibles à Angoulême jusqu’au 8 mars 2014) et de l’ouverture, le thème de 2014 était « les différents regards sur le monde », une approche qui doit beaucoup à la présidence exceptionnelle à tous points de vue de Willem (à lire son portrait dans Télérama).

Reste à s’interroger, comme l’a déjà fait Didier Pasamonik (Lettre ouverte au ministre de la culture, Aurélie Filippetti), sur l’avenir de cette manifestation et de son évolution au service du 9ème art, des éditeurs, et surtout des centaines d’auteurs qui essaient de vivre de ce métier.
A suivre…