Fait d'images

le blog de françois forcadell – l'image dessinée dans l'actualité

Archive pour le mot-clef ‘Gustave Doré’

Gustave Doré, le retour

mercredi 24 septembre 2014

f1.highresCeux qui n’ont pas eu l’occasion de visiter l’exposition « L’imaginaire au pouvoir » consacrée à Gustave Doré (1932-1883) proposée par le Musée d’Orsay de mars à mai 2014 ont toujours la possibilité de visiter le site Internet de la Bibliothèque Nationale de France et du Musée d’Orsay entièrement dédié au dessinateur.
On y revoit toutes les œuvres exposées, son portrait et de nombreux documents, ainsi que le contenu de l’ensemble de ses dessins publiés en albums.

Illustration Gustave Doré par Nadar.

A noter que d’autres sites sont proposés par la Bnf et méritent que l’on s’y attarde quelques heures, comme « Chine – L’empire du trait », Geoffroy Tory (1480-1533) imprimeur de François 1er, « graphiste avant l’heure », ou « La BD avant la BD ».

Un Oscar pour Mr Hublot

lundi 3 mars 2014

Quelques lecteurs de ce blog vont sans doute chipoter « ce n’est pas du dessin comme Gustave Doré ou Louison », n’empêche, « Mr Hublot » le film en 3D des français Laurent Witz, Alexandre Espigares (et Stéphane Halleux, sculpteur belge et créateur du personnage de Mr Hublot), vient de se voir attribuer à Hollywood l’Oscar 2014 du meilleur court-métrage d’animation. Le dernier film français a avoir obtenu cette récompense est « Logorama » en 2010.

Le film co-produit par Arte qui l’a diffusé le 25 octobre 2013 a déjà été présenté et primé dans de nombreux festivals :
Grand Prix 3D / Prix Seine-Saint-Denis, Festival Dimension3, France, Warsaw film festival, Pologne, Siggraph,, Asia, Hong-Kong , Cinématou Festival, Suisse , Shnit, Suisse , Kundu Animation festival, Taiwan , Catalina film festival, États-Unis, Bradford Animation Festival, Royaume-Uni.

A noter que « Ernest et Célestine » de Benjamin Renner, Stéphane Aubier et Vincent Patar, produit par Didier Brunner, et réalisé en partie à Angoulême par le studio Blue Spirit pour Les Armateurs, n’a pas obtenu l’Oscar du long-métrage d’animation, finalement attribué à « La reine des neiges » produit par les studios Disney.

Le dessin c’est à Strasbourg

jeudi 27 février 2014

Strasbourg s’affirme de plus en plus comme la véritable capitale du dessin en France. Avec son École supérieure des arts décoratifs qui forme depuis des années des bataillons de graphistes talentueux, avec son musée des Beaux-Arts, son Cabinet des estampes et des dessins, avec la mise en valeur de son patrimoine artistique, voir l’exposition « Doré & friends » ( Gustave Doré* est né dans cette ville ), son festival Central vapeur, sa fête des imprimeurs,  mais aussi avec le Musée Tomi Ungerer – Centre International de l’Illustration, et ses remarquables expositions.

Jusqu’au 16 mars 2014, le musée propose « Une ligne satirique : R.O. Blechman, Paul Flora, William Steig, Tomi Ungerer », que les organisateurs décrivent ainsi : « Cette exposition est le second chapitre que le musée Tomi Ungerer consacre aux illustrateurs du XXe siècle. Elle présente près de 160 dessins originaux de R. O. Blechman, Paul Flora et William Steig, dont l’œuvre est ici présentée pour la première fois, et de Tomi Ungerer. Ce qui relie ces quatre géants des arts graphiques est la « ligne » de leur œuvre satirique, au sens propre et figuré du terme. »

Une vue sur les œuvres avec le CRDP de Strasbourg.

A noter le 12 mars à 19h à l’Auditorium des musées : « L’humanité de William Steig », conférence à deux voix, par Teryl Euvremer et Thérèse Willer.

Prochaine exposition du 21 mars au 29 juin 2014 : « Tomi Ungerer : Femmes fatales ».

En illustration dessin de Paul Flora  « Melancholie II », 1962.

Musée Tomi Ungerer, 2, avenue de la Marseillaise, 67000 Strasbourg, 03 69 06 37 27. Ouverture tous les jours de 10h à 18h.

* Le public se bouscule déjà à l’exposition Gustave Doré présentée au Musée d’Orsay à Paris malgré l’affiche qui réduit l’artiste à ses illustrations pour enfants (Le chat botté). A noter aussi la mauvaise reproduction de ses œuvres dans le catalogue, la comparaison avec les originaux exposés est sans appel.

L’imaginaire de Gustave Doré au Musée d’Orsay

jeudi 20 février 2014

Exposition Gustave Doré (1832-1883), « L’imaginaire au pouvoir » au Musée d’Orsay, 1 Rue de la Légion d’Honneur, 75007 Paris du 18 février au 11 mai 2014.

Présentation des organisateurs :

« Gustave Doré est sans doute l’un des plus prodigieux artistes du XIXe siècle. A quinze ans à peine, il entame une carrière de caricaturiste puis d’illustrateur professionnel – qui lui vaudra une célébrité internationale – avant d’embrasser tous les domaines de la création : dessin, peinture, aquarelle, gravure, sculpture.
L’immense talent de Doré s’investit aussi dans les différents genres, de la satire à l’histoire, livrant tour à tour des tableaux gigantesques et des toiles plus intimes, des aquarelles flamboyantes, des lavis virtuoses, des plumes incisives, des gravures, des illustrations fantasques, ou encore des sculptures baroques, cocasses, monumentales, énigmatiques…
En tant qu’illustrateur, Doré s’est mesuré aux plus grands textes (La Bible, Dante, Rabelais, Perrault, Cervantes, Milton, Shakespeare, Hugo, Balzac, Poe), faisant de lui un véritable passeur de la culture européenne. Il occupe ainsi une place cruciale dans l’imaginaire contemporain, de Van Gogh à Terry Gilliam, sans compter son influence certaine sur la bande-dessinée ; autant d’aspects que cette première rétrospective depuis trente ans souhaite explorer. »

A éviter : Une video bizarre de Lorenzo Papace et Vincent Pianina produite par le Musée d’Orsay (?!) et qui massacre joyeusement tout ce que vous venez de lire dans le texte ci-dessus.

Exposition réalisée par le musée d’Orsay et le musée des beaux-arts du Canada en partenariat avec la Bibliothèque National de France. » En illustration un dessin de Gustave Doré (« Le petit Poucet ») et la couverture du catalogue d’exposition.

A voir pour changer des sempiternelles expositions consacrées à Daumier, la dernière en date étant celle présentée jusqu’au 24 mars 2014 par le Crédit Municipal de Paris, 55 rue des Francs-Bourgeois 75004 Paris, et qui rassemble des dessins sur le thème « Les Parisiens de Daumier – De la promenade aux divertissements ».

En complément à l’exposition du Musée d’Orsay, notre correspondant particulier à Grenoble (où il fait beau aujourd’hui) nous signale l’exposition « Doré & friends » au Musée d’Art moderne et contemporain de Strasbourg qui :

« invite à découvrir une filiation imprévue en mettant les albums et illustrations de Gustave Doré en relation avec les planches d’illustration et de bandes dessinées d’André Gill, Charles Philippon, Rodolphe Töpffer, Cham, Grandville, Jossot, Alphonse Allais, Willem, Li Fan, Walter Swennen, Blutch, Winshluss, Greg Shaw, Reiner Zimnik, Francis Picabia, George Grosz, les dessins de Max Beckmann, Paul Klee, Iris Levasseur, Raymond Pettibon, Daniel Dezeuze, Julien Carreyn, Antoine Marquis, Ernest T. Les albums et illustrations de Gustave Doré sont également présentés en même temps qu’une sélection d’œuvres cinématographiques avec lesquelles elles entretiennent une certaine parenté, parmi lesquelles celles de Jacques Demy, Jean Cocteau ou Terry Gilliam. « 

Du 21 février au 25 mai 2014.

Un dessinateur qui fera date

jeudi 5 décembre 2013

Il a 19 ans, mais son trait est déjà très affirmé et son humour brillant. Avec « Des-agréments d’un Voyage d’agrément » il signe un livre de dessins dont on parlera encore dans plusieurs siècles. Il faut découvrir sans tarder cette œuvre de jeunesse d’un dessinateur promis à un bel avenir et présenté dans l’ouvrage comme autodidacte, boulimique, infatigable, tour à tour peintre, illustrateur, graveur, sculpteur, mais avant tout auteur de bande dessinée. En 2013, les éditions 2024 ont la bonne idée de rééditer, dans une belle mise en page, l’album de Gustave Doré publié en 1851.

On peut en feuilleter quelques pages sur le site de l’éditeur 2024.

(Merci à Boll)

Un nouveau numéro des Papiers Nickelés

vendredi 14 octobre 2011

Le numéro 30 des Papiers Nickelés vient de paraître, et comme à son habitude nous livre une série d’articles et de dossiers sur le monde de l’image dessinée d’hier et d’aujourd’hui.

Au sommaire de ce numéro, Pierre Guitton, « le Seurat de la bande dessinée », dont on a pu voir les dessins publiés dans les années 1970 dans Charlie mensuel, Zinc, quatre pages sur une œuvre « incomprise » de Gustave Doré « La Sainte Russie », un article sur Frans Maserel « Inventeur du roman graphique », et deux pages consacrées à Lucien Laforge (1889-1952), un des tout premiers dessinateurs du Canard Enchaîné, qui se raconte. On découvre aussi les dessins de Paul Colinet (1898-1957), un dossier sur les premiers pas du Petit Nicolas de Sempé en dessins et en BD dans l’hebdomadaire belge Moustique, et qui s’associera très vite avec René Goscinny. Yves Frémion évoque la censure des dessins pendant l’Occupation et rappelle la déportation du dessinateur Aldebert pour « un dessin maladroit ». Et toujours des brèves, des infos sur les droits d’auteurs, la rubrique « Photocopains » qui traque les concordances d’idées entre auteurs, et la rubrique « Mauvaises mines » qui publie la liste – sur 3 pages dans ce numéro – des auteurs disparus pendant le trimestre écoulé.

Le site Internet de Papiers Nickelés.