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le blog de françois forcadell – l'image dessinée dans l'actualité

Archive pour le mot-clef ‘Michel Lafon’

Cabu parle de son Beauf au JDD

dimanche 16 novembre 2014

Reportage video du Journal du Dimanche (chez Cabu) à l’occasion de la parution de L’Intégrale Beauf (Michel Lafon). Le dessinateur du Canard enchaîné et de Charlie Hebdo y parle de son personnage du Beauf, du fils du Beauf, et du petit fils du Beauf, et range dans cette catégorie Eric Zemmour.

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Cabu-Beauf

Le Beauf de Cabu, l’intégrale

mardi 21 octobre 2014

C’est le livre à offrir à Noël par excellence. Parce qu’il y a toujours quelqu’un de plus ou moins beauf dans notre entourage, qu’il nous arrive parfois de l’être dans de rares moments d’égarements, mais surtout parce que ce personnage est une des plus remarquables créations de Cabu.

Beauf CabuCes dernières années le dessinateur (76 ans) compile l’ensemble de son œuvre dans de très gros albums (assez peu maniables) et chez de nombreux éditeurs – Le grand Duduche l’intégrale (Vent d’Ouest Glénat), Tout Cabu (Les Arènes), Cabu swing (Les Echappés) -, des sommes qui ne font que confirmer qu’il reste un des meilleurs dessinateurs, caricaturistes, actuels. Seul (petit) reproche dans le Beaufla colorisation Photoshopée de certains dessins.

Présentation de l’album « L’intégrale Beauf  » par l’éditeur Michel Lafon :

« Né en 1973 dans les pages de Charlie-Hebdo, le Beauf est au départ l’archétype du Français râleur, raciste, violent, odieux en toutes circonstances. Souvent confronté au Grand Duduche, l’autre personnage incontournable de l’univers de Cabu, il devient le héros récurrent des strips de Cabu dans Le Canard enchaîné et d’innombrables dessins. Inspiré d’un patron de bistrot de sa ville de Chalon-sur-Saône mais aussi de l’ancien maire de Nice, Jacques Médecin, le Beauf de Cabu est chasseur, pilier de bistrot, orateur de bar spécialiste du « yaka-faucon », contremaître dans une usine d’armement, amateur de sport à la télé, obsédé sexuel, réactionnaire par nature… « J’ai réuni en un personnage tout ce qu’on pouvait imaginer de pire », dit Cabu.

Quarante ans après, le Beauf est devenu plus humain, perdu dans un monde de plus en plus complexe, pour lui qui ne cherche que des réponses simples : « Ce qui l’emmerde le plus, c’est qu’il a toujours du mal avec les filles. La plus conne sera toujours moins con qu’un beauf. » Le Beauf est toujours aussi horrible, mais on sent poindre une certaine tendresse de Cabu pour son odieux personnage… »

Cabu et Gerra font un livre ensemble

vendredi 11 octobre 2013

Cabu créateur du personnage du « beauf » et Laurent Gerra, le plus beauf des imitateurs avec ses textes de Jean-Jacques Peroni (Les Grosses têtes), ont été associés par l’éditeur Jean-Louis Festjens pour réaliser « Cabu Gerra – Comptines poétiques et dessins charmants pour grands enfants », publié chez l’éditeur Michel Lafon.

Le plus amusant dans ce projet c’est de voir figurer le logo de RTL sur un album de Cabu quand on sait tous les dessins assassins qu’il a pu publier sur cette station de radio.

Dans un entretien accordé aux Dernières Nouvelles d’Alsace, Laurent Gerra parle de sa collaboration avec le dessinateur du Canard enchaîné et de Charlie Hebdo : « Je suis un inconditionnel de Cabu. J’adore son esprit et son dessin. Bouvard a raison, quand il dit que c’est un héritier de Dubout, le fou dessinant. Il a une liberté incroyable et il peut tout se permettre. J’aime la justesse de son trait, et son insolence. Il m’est arrivé de piquer des fous rires en regardant des caricatures de Cabu. »

Les éternelles vieilles dames de Jacques Faizant

jeudi 10 octobre 2013

La petite histoire du dessin de presse notera peut-être que Jacques Faizant (1918-2006) fut le dessinateur politique très engagé du Figaro, mais la grande histoire du dessin d’humour retiendra qu’il fut également le créateur des « vieilles dames » personnages pittoresques et délurés du troisième âge.

La preuve, l’éditeur Michel Lafon a eu la bonne idée de rassembler la plupart de  ces dessins qui firent en leur temps les beaux jours de Paris Match ou de Point de vue Images du monde.

On trouve de tout dans la production d’un dessinateur, et dans les 50 000 dessins publiés par Jacques Faizant durant sa longue carrière (on peut en avoir un aperçu sur le blog que lui a dédié son fils Michel Faizant), nul doute que ce sont ses vieilles dames qui résisteront le mieux aux outrages du temps.

Jacques Faizant raconte dans « L’Humour au quotidien » de Jean-Paul Tiberi ( éditions Jean-Cyrille Godefroy.1991 ) leur création :

« Paris Match m’avait demandé sept dessins. J’ai créé des vieilles dames, sans idée préconçue. Je les avais faites grosses et habillées de noir pour des raisons purement graphiques. J’étais loin de me douter que j’en réaliserais plus de trois mille. Un jour, alors que je mettais, au crayon, mes dessins en place, j’ai indiqué les jambes par un simple trait. J’ai trouvé que ces jambes filiformes leur donnaient plus d’allure et depuis je les dessine ainsi ; ce qui a, je crois, contribué à leur succès. »

Les albums des «  vieilles dames » étaient jusqu’à présent édités par Denoël qui a cédé une partie des droits et qui propose toujours quatre titres à son catalogue.

L’album de 286 pages sera disponible en librairie à partir du 17 octobre 2013.

Mai 68

mercredi 9 avril 2008

mai 68 livreQue reste-t-il de mai 68 ? : les dessins de Wolinski, Cabu, Siné, Gébé, Reiser, réunis par l’éditeur Michel Lafon.

Présentation de l’album de 220 pages par l’éditeur :

« Dessinateurs de légende, caricaturistes contestataires et révolutionnaires. Observateurs sans complaisance de leur temps et acteurs incontournables de Mai 68, dont les dessins sont devenus les symboles d’une période emblématique.Quarante ans après, les voici exceptionnellement réunis pour nous faire revivre, sous leurs coups de crayon intransigeants et délirants, les événements de l’époque. Des centaines de dessins parus dans la presse ou affiches placardées sur les murs, accompagnés de textes inédits écrits par les dessinateurs eux-mêmes, mais aussi par Daniel Cohn-Bendit, le Professeur Choron ou Cavanna, qui racontent chacun leur Mai 68. »