Fait d'images

le blog de françois forcadell – l'image dessinée dans l'actualité

Pierre Kroll dessinateur en Belgique

18 mars 2009 à 19 h 08

L’excellent site ActuaBD.com spécialisé dans l’actualité de la bande dessinée publie un long entretien de Nicolas Anspach avec le dessinateur de presse Pierre Kroll.

Extrait de l’introduction et de l’entretien: « Peu connu en dehors de la Belgique francophone, Pierre Kroll est l’une des personnalités incontournables de sa communauté. Dessinateur de presse humoristique et caricaturiste, il est officie tous les jours dans le quotidien belge Le Soir et hebdomadairement dans Télé Moustique et dans l’émission politique Mise Au Point diffusée à la télévision publique belge. »

Pierre Kroll - Ca ne s'arrange pas...[…] « Nicolas Anspach : N’avez-vous pas parfois envie de travailler pour un pays moins compliqué du point de vue institutionnel et politique ?

Non. La politique belge m’intéresse beaucoup. Lorsque vous aimez jouer aux dames, c’est plaisant de passer aux échecs. Lorsque l’on aime quelque chose, on va forcément vers quelque chose plus compliqué. J’ai beaucoup de plaisir à chroniquer la politique belge. Par contre, elle ne m’internationalise pas ! Les actualités belges n’intéressent pas les autres pays. Certains journaux, comme par exemple Courrier International, ont des accords avec Le Soir pour reprendre mes dessins. Je suis donc un peu publié à l’étranger. Mais curieusement, ils reprennent des dessins sur Nicolas Sarkozy. Ils ne s’intéressent pas à mon travail sur la Belgique. A la limite, ils vont utiliser un dessin d’un espagnol ou d’un américain pour illustrer un article sur mon pays. Je suis donc dans un système qui m’enferme ! D’un point de vue économique, c’est regrettable. Si je travaillais en France, avec le même taux de pénétration médiatique et les ventes d’albums qu’en Belgique, je gagnerais fort bien ma vie. » […]

Illustration : la couverture de Ça ne s’arrange pas…
recueil des dessins de Pierre Kroll publiés en 2008. Éditions Luc Pire. 

St Just-le-Martel 2009

17 mars 2009 à 8 h 57

St-just-le-martel - affiche de Blachon 2004Le Salon de la caricature, du dessin de presse et d’humour de Saint-Just-le-Martel  présente sur son site son avant-programme pour 2009 :
Le thème la 28ème édition, qui se déroulera fin septembre sera « 2009, Année de l’Astronomie ».
Les expositions :
Les dessins de l’année 2009.
Le dessin de Presse en Corée du Sud.
Les Dessinateurs du Monde entier célèbrent les « Droits de l’Enfant »: Enfance et Education, Enfance et Liberté, Enfance et Justice (En coopération avec l’ONU, l’UNESCO et Cartooning for Peace).
Le Général de Gaulle à l’Elysée, cinquante ans après.
De Lincoln à Obama, histoires de Présidents.
1929 : « Jeudi noir » et Grande Crise
La Chine, vue par les dessinateurs du Monde entier, 60 ans après Mao Tsé Toung, 20 ans après Tien An Men.
Internet a quarante ans : Il y a quarante ans, à l’UCLA (Université de Californie, Los Angeles), naissait l’ancêtre du réseau Internet…
Héros de B.D. et Dessin de Presse: Les 80 ans de Tintin.
L’Euro… Dix ans déjà…

Les expositions thématiques, collectives et individuelles, sont présentées à Saint-Just-le-Martel et en de multiples lieux (Département, Région et hors Région) :
Contacts : salon.humour@wanadoo.fr Salon de la caricature, du dessin de presse et d’humour, rue de la mairie, 87590 Saint-Just-le-Martel. Tél. : 05 55 09 26 70.

Illustration : l’affiche de 2004 dessinée par Blachon

Comptes et réglements

16 mars 2009 à 18 h 14

charlie-hebdo couverture RissQuelques chiffres et commentaires sur le duel Siné HebdoCharlie 2€ Hebdo sur Le Blog des (multi) médias du journaliste du Nouvel Observateur, Claude Soula. Extrait :

[…] « Philippe Val a cassé son beau jouet en chassant Siné. Siné a réussi un coup fumant : son petit journal dépasse les 50 000 exemplaires par semaine, alors que Charlie en annonce 55 000 dans un article de Paris Match ( et que d’autres sources me le donnent en vérité en dessous des 50 000, soit en dessous de Siné…mais les vrais chiffres de vente des journaux sont toujours difficiles à connaître).
Autrement dit, le public a donné raison à Siné contre Val. On ne reviendra pas sur le fond de l’affaire puisque la justice a blanchi Siné. On en tirera seulement quelques leçons de morale, puisque l’affaire Charlie ne parlait que de ça. D’abord qu’on peut encore lancer un journal sans pub , sans moyens, avec quelques bouts de ficelles, sans faire d’études de lectorat et que ça peut marcher. sine-hebdo couv 09Ensuite que Philippe Val a fait une grosse erreur d’appréciation en chassant Siné : sans doute n’avait il pas compris pourquoi les gens lisaient son journal : parce qu’il est synonyme de mauvais esprit, de résistance au pouvoir. Et qu’en s’en prenant à Siné, il se mettait lui, dans le camp de l’ordre ( impression renforcée par son éditorial hebdomadaire sur France Inter, toujours convenable : est-ce cela la culture Charlie ? Pas du tout : Hara Kiri et Charlie sentaient mauvais, volontairement). À partir de la, ce n’est plus Charlie qui symbolise  le contre pouvoir et le mauvais goût, c’est Siné. Et c’est Siné Hebdo, même si ce n’est pas très bon, qui emporte la mise.
Les deux journaux auront pourtant du mal à vivre de concert. Seront-ils rentables à long terme sur le même créneau ? Pas certain. Et Val a collé sur Charlie une étiquette « politiquement correct » qui le coupe de son fond de commerce, l’irrévérence. » […]

Illustrations : une couverture de Charlie 2€ Hebdo signée Riss et une couverture de Siné Hebdo dessinée par Siné.

Surtout Ungerer

16 mars 2009 à 10 h 28

Truc is stranger than fiction, 1968 - Tomi Ungerer« Il n’y a pas que Sempé ou Cabu dans la vie, il y a surtout Ungerer ! » m’écrit le dessinateur Cambon qui me signale le site du Musée Tomi Ungerer – Centre international de l’illustration qui permet de redécouvrir, ou de découvrir pour beaucoup, l’ensemble de la carrière du très grand dessinateur Tomi Ungerer (sa biographie sur Wikipedia).

Présentation du site par le Musée :

« La Collection du Musée Tomi Ungerer résulte de plusieurs donations effectuées depuis 1975 par Tomi Ungerer. Elle comporte huit mille dessins originaux et estampes et un fonds documentaire important non seulement sur l’artiste mais aussi sur le thème de l’illustration, ainsi que six mille jouets provenant de la collection personnelle de l’artiste. La présentation actuelle constitue un ensemble représentatif des collections du musée qui tend à être développé afin de constituer à terme une base exhaustive. Les jouets n’y sont pas encore représentés.»

Plusieurs milliers de dessins sont accessibles classées par thèmes, animaux, dessins d’enfance et de jeunesse, dessins d’observation, dessins satiriques, dessins érotiques, livres pour enfants, affiches et aussi sculptures. 

Des heures de voyage dans l’œuvre formidable d’un des meilleurs graphistes français actuels. 

Illustration : Truc is stranger than fiction, 1968. Donation de l’artiste en 1979. 
Musée Tomi Ungerer, Centre international de l’Illustration, Strasbourg 
© Musées de Strasbourg / Diogenes Verlag AG Zürich

Pichon dans la roue de Poulidor

13 mars 2009 à 17 h 07

Dessin de Michel PichonUne quarantaine de dessins de Michel Pichon sur le thème du vélo, sont exposés dans le cadre de l’hommage que La Maison du Limousin, à Paris, rend à la carrière du coureur cycliste Raymond Poulidor. Du 12 mars au 27 mai 2009, avec le concours  du Salon International de la caricature du dessin de presse et d’humour de St Just-le-Martel.

Maison du Limousin, 30 r Caumartin 75009 Paris.
Tél. :  01 40 07 04 67.

Pour l’anecdote, l’annonce de cet événement dans le dossier de presse était illustrée par des dessins de Pichon, substitués par des photos dans la version finale (Illustration).

Maison du Limousin

Quintet de talents

13 mars 2009 à 9 h 05

Affiche 5quintet - LyonLe Musée d’Art Contemporain de Lyon présente du 13 février au 19 avril 2009 une exposition consacrée aux dessinateurs Stéphane Blanquet, Francis Masse, Gilbert Shelton, Joost Swarte, et Chris Ware.

Présentation de l’exposition par le musée :

« En 1967, Bande dessinée et figuration narrative, présentée au Musée des Arts décoratifs à Paris, inaugurait l’entrée de la bande dessinée dans le Musée. Cette exposition consistait à légitimer la bande dessinée à travers la Figuration Narrative, ou était-ce plutôt valoriser la Figuration Narrative par la bande dessinée ? En tout état de cause, l’ambiguïté demeure.

Le Musée d’Art Contemporain de Lyon s’intéresse depuis sa création et sous diverses formes à certains aspects de la bande dessinée. Ce sont des murs peints en 1984, ce sont 17 “bennes dessinées” en 1986 (qui sont autant de camions de ramassage d’ordures peints par 17 auteurs, qui circulent plusieurs années dans l’agglomération), et c’est l’organisation de deux festivals : Cent millions d’images (1998-1999) et Cent millions d’étoiles (1999-2000).

Or, Quintet n’est pas totalement une exposition de BD. Elle est consacrée à cinq auteurs dont l’univers, l’iconographie et les productions récentes dépassent largement le cadre du récit illustré et de la planche. Quintet est une exposition d’artistes. »

 
À noter que  le site VisiterLyon.com propose une visite panoramique de l’exposition. 

Musée d’Art Contemporain de Lyon, Cité Internationale, 81 quai Charles de Gaulle
69463 Lyon cedex 06. Tél : 04 72 69 17 17. www.mac-lyon.com

Illustration : l’affiche de l’exposition Quintet par Joost Swarte, 2008