Fait d'images

le blog de françois forcadell – l'image dessinée dans l'actualité

Kamikaze

4 février 2010 à 17 h 42

KAMIKAZE n°1Après le « mensuel Hara-Kiri » de Cavanna et Choron, il y a eu le magazine « Zoo » d’Éric Martin (entre autres), et aujourd’hui « Kamikaze » de Marc Bihan et Gaël Denhard dont le n°1 vient de paraître.

On y trouve des textes, des photomontages et des dessins de Pixel Vengeur, Lefred Thouron, Coco, Lerouge, Berth, Barros, Lasserpe, Mabic , Gaël.

À noter un très intéressant entretien de trois pages avec Siné « l’un des plus grands dessinateurs de presse français ».

Le tirage du journal est de 40 000 exemplaires et le n°2 est annoncé pour le 29 février 2010.

Blutch et le dessin de presse

3 février 2010 à 11 h 20
La « polémique » a failli nous échapper mais elle est significative du décalage qui s’installe entre le monde du dessin de presse et celui de la bande dessinée. C’est L’Express (29.1.2010) qui sous le titre : « Blutch : Je déteste ce que fait Plantu », rend compte du débat organisé à Angoulême dans le cadre de l’exposition « Dessins d’humour » et notamment des interventions du dessinateur Blutch président du festival de la bande dessinée 2010.
Extraits : « « Je regrette le pas pris par le dessin politique sur le dessin d’humour, plus léger. Le dessin politiqe est agressif, je n’ai aucune attirance pour ce genre » […] « Dessiner des caricatures de Barak Obama ou de Nicolas Sarkozy me fait bailler d’avance. Il y a autre chose à tirer du dessin qu’un commentaire sur l’air du temps. Je place mon orgueil à me détacher de l’accidentel. On croit être supérieur à Sarkozy quand on le caricature, mais dans cent ans toute le monde aura oublié Sarkozy ! De même que tout le monde a oublié le général MacMahon mais pas Renoir, pas Monet. »
À la question d’une participante au débat qui dit apprécier les dessins de Plantu, Blutch répond : «  Je vais y aller franco : je n’aime pas le dessin politique car il repose souvent sur la connivence entre l’auteur et le lecteur, genre ‘nous sommes tous les deux du bon côté’. Je trouve ça lâche, et esthétiquement ça ne tient pas le coup. Bon, c’est vrai, les dessins de Pétillon dans le Canard enchaîné me font jubiler, ceux de Lefred Thouron aussi. Mais en fin de compte, c’est toujours la même question : so what ? »
L’intégralité de l’article de Delphine Peras est disponible sur le site de L’Express. http://www.lexpress.fr/culture/livre/bd/blutch-je-deteste-ce-que-fait-plantu_845429.html
Le débat mérite d’être poursuivi, d’autant plus que de plus en plus d’auteurs de BD dessinent sur l’actualité.
En illustration l’affiche du 37ème festival de la BD d’Angoulême 2010 signée Blutch.

La « polémique » a failli nous échapper mais elle est significative du décalage qui s’installe entre le monde du dessin de presse et celui de la bande dessinée. C’est L’Express (29.1.2010) qui sous le titre : « Blutch : Je déteste ce que fait Plantu », rend compte du débat organisé à Angoulême dans le cadre de l’exposition « Dessins d’humour » et notamment des interventions du dessinateur Blutch président du festival de la bande dessinée 2010.

Angouleme-2010-affiche

Extraits : « Je regrette le pas pris par le dessin politique sur le dessin d’humour, plus léger. Le dessin politiqe est agressif, je n’ai aucune attirance pour ce genre » […] « Dessiner des caricatures de Barak Obama ou de Nicolas Sarkozy me fait bailler d’avance. Il y a autre chose à tirer du dessin qu’un commentaire sur l’air du temps. Je place mon orgueil à me détacher de l’accidentel. On croit être supérieur à Sarkozy quand on le caricature, mais dans cent ans toute le monde aura oublié Sarkozy ! De même que tout le monde a oublié le général MacMahon mais pas Renoir, pas Monet. »

À la question d’une participante au débat qui dit apprécier les dessins de Plantu, Blutch répond : «  Je vais y aller franco : je n’aime pas le dessin politique car il repose souvent sur la connivence entre l’auteur et le lecteur, genre ‘nous sommes tous les deux du bon côté’. Je trouve ça lâche, et esthétiquement ça ne tient pas le coup. Bon, c’est vrai, les dessins de Pétillon dans le Canard enchaîné me font jubiler, ceux de Lefred Thouron aussi. Mais en fin de compte, c’est toujours la même question : so what ? »

L’intégralité de l’article de Delphine Peras est disponible sur le site de L’Express.

Le débat mérite d’être poursuivi, d’autant plus que de plus en plus d’auteurs de BD dessinent sur l’actualité.

En illustration l’affiche du 37ème festival de la BD d’Angoulême 2010 signée Blutch.

Angoulême 2010

2 février 2010 à 10 h 13

Pascal Brutal de Riad SattoufRiad Sattouf qui dessine chaque semaine dans Charlie Hebdo la série « La vie secrète des jeunes » a reçu le prix du meilleur album pour le troisième tome de Pascal Brutal « Plus fort que les forts », publié et édité par Fluide Glacial.

Riad Sattouf est également l’auteur et le réalisateur du film « Les beaux gosses ». Site officiel de Riad Sattouf

Le grand prix d’Angoulême a été attribué au dessinateur Baru pour l’ensemble de son œuvre. Des détails sur cet auteur avec le site ActuaBD.com.

Ungerer fâche

2 février 2010 à 10 h 05

Selon Le Point (02.02.2010) une œuvre du dessinateur Tomi Ungerer réalisée pour EDF et présentée à la centrale nucléaire de Fessenheim (Haut-Rhin) provoque des remous chez les écologistes alsaciens. L’hebdomadaire écrit  :

« Dans un courrier, Jean-Marie Brom, militant de Halte au Nucléaire, se demande pourquoi « l’écolo de longue date qui a réalisé naguère une affiche électorale pour les Verts, a lié cette oeuvre à l’énergie nucléaire ».

Mais, toujours selon Le Point, le dessinateur se justifie ainsi :

« Je suis un vieil écologiste et la roue qui animait autrefois les moulins est une source d’énergie propre », a déclaré l’artiste de 78 ans. Mais il a estimé devant ses mécènes « qu’actuellement, il n’y a pas d’autre choix que d’accepter le nucléaire ».

(Remerciements à Claude Haber)

Bakchich bientôt

2 février 2010 à 9 h 58

Bakschich - Rachida DatiDu nouveau (blog 29.1.2010) : Bakchich.hebdo annonce à ses :

«  abonnés, amis de Bakchich et fidèles lecteurs privés d’hebdo depuis le 13 janvier »

que :

« Bakchich fourbit ses armes pour ressortir le plus rapidement en kiosques, d’ici un mois. Avec une maquette relookée, un nouveau jour de sortie le samedi et un nouveau prix encore à déterminer afin que le plus grand nombre puisse profiter des infos, de la satire et du mauvais esprit ! ».

En attendant ce jour, le journal propose un numéro collector à ses abonnés web.

Sempé et New York

2 février 2010 à 9 h 51

couverture du livre "Sempé à New-York"Le mensuel Lire (février 2010) indique que le tirage final de l’album Sempé à New-York co-édité par Denoël et Martine Gossieaux a été de 45 000 exemplaires.

Sarko & fils

2 février 2010 à 9 h 47

Sarko et fils - Benoît Délepine & Diego AranegaCe fût une des bonnes surprises qui accompagnèrent la naissance de Siné Hebdo, la série « Sarko & fils » de Benoît Delépine pour les textes et Diego Aranega pour les dessins, vient de paraître en album éditée au format chéquier par  la «Banque Princière de Neuilly » (Dargaud).

Satire hebdo

29 janvier 2010 à 10 h 01

Pakman - BakchichToujours pas de reprise des parutions du journal satirique Bakchich Hebdo dont le dernier numéro double « Spécial bandits » est paru en décembre 2009.

Annoncée pour le 29 janvier, avec un changement du jour de sortie, du mercredi au vendredi, celle-ci semble reportée.

La société d’édition, actuellement en redressement judiciaire, compte douze salariés auxquels il faut rajouter de nombreux dessinateurs pigistes.

En attendant des financiers audacieux ou des repreneurs éventuels, le site internet continue ses activités avec notamment sa rubrique « L’actu en dessin » où l’on peut lire des dessins de Pakman, Oliv’, Ray Clid, Cyril Da, entre autres.

Angoulême 2010

28 janvier 2010 à 11 h 32

Angouleme-2010-afficheAffiche sinistre sur fond noir et graphiquement indigente pour le 37ème Festival international de la Bande dessinée d’Angoulême qui ouvre ses portes le 28 janvier 2010.

Une manifestation à bout de souffle, une vaste foire commerciale qui peine à se renouveler et est empêtrée dans des problèmes de financement et d’organisation avec la mairie.

Il ne reste plus aucun grand nom de la BD à récompenser et on ne compte plus que sur la cooptation et le copinage pour tenter de réanimer l’intérêt pour l’événement.

Certes le secteur se porte bien – 40 millions d’albums vendus en 2009 (source Gfk) – et les médias relaient à satiété ce sentiment d’euphorie, mais à y regarder de plus près on constate que les plus gros vendeurs (Asterix, Blake & Mortimer, Zep, Les passagers du vent, Petit Spirou), sont des auteurs ou des séries « classiques » reconnus depuis très longtemps.

Le nœud du problème est là. Si la BD est devenue  une industrie – comme l’industrie du disque (aujourd’hui moribonde) -, on a trop tendance à oublier qu’à la base il y a un auteur qui continue à créer « artisanalement » et que le savoir-faire ne s’acquiert qu’au fil des années. Une période de « rodage », souvent longue 10 à 15 ans, impossible à tenir pour les éditeurs qui doivent rentabiliser rapidement leurs « produits ». Combien de dessinateurs voient aujourd’hui leurs œuvres passer directement à la trappe faute de ventes suffisantes. Un album chasse l’autre.

Et la floraison de « petits » éditeurs » qui n’ont pas accès aux grands réseaux de distribution FNAC ou Virgin, qui font les grosses ventes, ne change rien à la situation, pour l’instant.

Angoulême n’est plus qu’une vitrine illusoire d’un moyen d’expression qui ne survit   que « grâce » aux conditions de rémunération dérisoires des auteurs, aux rééditions, notamment d’intégrales, d’objets dérivés en tous genres, et à la cession de droits d’exploitation à l’industrie cinématographique.

Cherchez l’avenir là-dedans. ff

Tetsu - Dessins d'humour- Parmi les rumeurs pour le prochain grand prix, celle de son attribution à Cabu dont « L’intégrale du Grand Duduche », parue en 2008 chez Vent d’Ouest, figure dans la sélection officielle du festival – catégorie « Patrimone ».

Cabu, longtemps hostile à ce genre de célébrations honorifiques semble ces dernières années plus enclin à les accepter.

- Le dessin d’humour historique sauvera-t-il la BD ? En tous cas le festival lui fait une place avec la venue de Sempé (blog du 7.1.2010) et l’exposition « Dessins d’humour », d’hier à aujourd’hui (illustration – dessin de Tetsu) où il manque quand même quelques noms du dessin d’humour actuel.

Joe Sacco

27 janvier 2010 à 8 h 52

Joe Sacco - Gaza 1956Charlie Hebdo publie dans son n°919 (27.1.2010) une interview du dessinateur-reporter Joe Sacco et des extraits de son dernier livre « Gaza 1956, en marge de l’histoire » paru aux éditions Futuropolis.

Le site Wikipedia présente ainsi cet auteur :

« L’œuvre de Joe Sacco n’a pas d’équivalent dans le monde de la bande dessinée et évoque plutôt le parcours des journalistes-aventuriers du début du XXe siècle. Toujours soucieux de montrer l’humain derrière les grands évènements, Joe Sacco permet à ses lecteurs de décrypter l’actualité. Son dessin, d’abord ingrat, est soucieux de détails évocateurs et sert parfaitement son propos. »

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