Fait d'images

le blog de françois forcadell – l'image dessinée dans l'actualité

Décès d’Alain Grandremy

20 novembre 2014 à 13 h 22

mric-st-just-227x300Nous apprenons le décès d’Alain Grandremy. Il a été pendant plus de 20 ans secrétaire de rédaction au Canard enchaîné. Véritable passionné du dessin de presse il a beaucoup fait pour les dessinateurs en soutenant et en participant à l’organisation de nombre de festivals.

Il avait quitté fâché l’hebdomadaire satirique après que la direction lui ait reproché d’avoir organisé une exposition pour les 80 ans du journal.

Le dessinateur Jean-Denys Philippe qui nous communique la mauvaise nouvelle nous précise qu’il sera incinéré demain vendredi 21 novembre 2014 à Villedieu les Poêles (il aurait aimé l’ironie du nom) dans la Manche.

Illustration : Alain Grandremy avec M’ric en 2011 lors de la remise du Prix du Manchot qu’il avait créé pour St Just-le-Martel (photo Lacombe).

Alain Grandremy sur Facebook

Tout est dit

20 novembre 2014 à 11 h 22

Dessin de Samson publié par Urtikan.net :

Samson

Un répit pour Charlie hebdo et Siné mensuel

18 novembre 2014 à 10 h 50

index Selon l’AFP : « Le journal satirique Charlie Hedbo, en difficulté financière, avait recueilli 28.000 euros lundi, une dizaine de jours après le lancement de son appel aux dons, a fait savoir l’hebdomadaire. Charlie Hebdo, qui souhaite « dans l’idéal » récolter 1 million d’euros, a précisé avoir enregistré 200 abonnements supplémentaires depuis le 5 novembre, date de l’ouverture des dons.

WILLEM_fente-web« Tout compris, on vend 30.000 exemplaires chaque semaine, contre 55.000 il y a 5 ou 6 ans. Il faudrait en écouler 35.000 pour être à l’équilibre », a expliqué le journaliste et dessinateur Stéphane Charbonnier, alias Charb, directeur de la publication du journal. « L’an dernier, on a perdu 50.000 euros. On va peut-être en perdre le double cette année », a-t-il ajouté. [...]

Autre journal satirique en difficulté, Siné Mensuel a également appelé ses lecteurs à contribution, début octobre. Lundi, le titre avait recueilli plus de 50.000 euros de dons, soit plus de la moitié de l’objectif des 100.000 euros fixé initialement. « 

En illustration dessin de Charb et de Willem.

La BD est un métier

17 novembre 2014 à 8 h 09

createurbdLa première édition de « Comment devient-on créateur de bandes dessinées ? » publiée en 1969 aux éditions Marabout (et vite épuisée), était devenu un livre culte pour nombre de dessinateurs, son auteur Philippe Vandooren (ancien rédacteur en chef du Journal de Spirou et directeur éditorial de Dupuis, décédé en 2000) y dialoguait avec les dessinateurs Franquin et Jijé (Joseph Gillain).

51X37ZRXYMLUn livre toujours utile pour nombre de « créateurs » de bandes dessinées qui peuvent y trouver de précieux conseils sur les techniques de dessin et de narration.

Les éditions Nifle ont eu la bonne idée de le rééditer en 2001, et à nouveau en 2014, sous le titre « Profession créateur de bandes dessinées ». Certains textes ont été réactualisés et la maquette, beaucoup plus agréable, enrichie de documents inédits.

En illustration la couverture de la première édition et celle des éditions Nifle avec un dessin de couverture est signé Gir (Jean Giraud).

Cabu parle de son Beauf au JDD

16 novembre 2014 à 16 h 49

Reportage video du Journal du Dimanche (chez Cabu) à l’occasion de la parution de L’Intégrale Beauf (Michel Lafon). Le dessinateur du Canard enchaîné et de Charlie Hebdo y parle de son personnage du Beauf, du fils du Beauf, et du petit fils du Beauf, et range dans cette catégorie Eric Zemmour.

Cliquer sur l’image :

Cabu-Beauf

Bilal, les jaloux et les aigris

16 novembre 2014 à 8 h 51

9782203033092Extrait de l’article que Paris Match consacre au dernier album de d’Enki Bilal  » La couleur de l’air » (Casterman). Couverture en illustration :

[...] En étant le premier auteur à dépasser les 150 000 euros pour une planche, Bilal est devenu la bête noire du milieu. Lui, balaie les critiques, excédé par « les jaloux et les aigris ». « Déjà, pour moi, la bande dessinée n’a plus de sens. Je ne travaille plus sur des planches ­depuis au moins dix ans, je dessine des cases sur des grands formats qu’ensuite je scanne pour finalement les ajuster à mon histoire. J’ai une plus grande liberté de dessin depuis que j’utilise ce système. Ceux qui pensent que je fais ça pour des raisons mercantiles sont idiots… » Alors oui, le dessinateur a laissé des plumes en vol, mais l’homme n’en a que faire. « Si je me suis coupé de ceux qui ne jurent que par la bande dessinée classique, de “Pilote” à “Tintin” en passant par “Spirou et Fantasio”, franchement ce n’est pas très grave. Moi j’ai progressé, avancé. Pas eux ! »