Fait d'images

le blog de françois forcadell – l'image dessinée dans l'actualité

Le retour de Luz (bientôt) (en librairie)

29 juin 2018 à 10 h 17

Créer un journal, satirique ou autre, est une formidable aventure quand on est passionné par la presse. Participer à la naissance d’un journal est une opportunité quand on est un jeune dessinateur de 20 ans qui ne rêve que de ça. Etre parrainé par Cabu (dès La Grosse Bertha) est une chance supplémentaire. Tout ceci est arrivé à Luz (Renald Luzier) qui pendant plus de 25 ans a eu pour terrain d’apprentissage et de jeu les pages de la deuxième version de Charlie Hebdo (1992). Avec Charb, Tignous, Luz se révèlera un des plus fidèles héritiers de ce fameux « esprit » Charlie déconnant et irrespectueux. Dessinateur doué, il excelle dans tous les genres, caricature, strips, reportages, et signe quelques-unes des couvertures les plus drôles du titre pendant cette période. Autant dire que l’on attend avec intérêt son prochain album “Indélébiles”, à paraître le 2 novembre 2018 aux éditions Futuropolis, et dans lequel il raconte ces années-là.

France Info/ AFP : « Pour cacher son émotion, Luz le sensible manie l’autodérision. On sourit et on a la gorge serrée quand apparaissent sous son pinceau, avec Gébé et Catherine Meurisse, ses amis morts : Charb, Tignous et Cabu. Tous les dessins de cet album de 320 pages sont inédits. Luz égrène ses souvenirs, la vie de la rédaction, les bouclages épiques, les conseils des “anciens” (comment apprendre à dessiner discrètement dans sa poche!) et ses différents reportages pour le journal dont sa tournée dans la Bosnie en guerre avec le chanteur Renaud. Mais l’essentiel est ailleurs. En fait, c’est le Charlie Hebdo inconnu que Luz présente. “Tout ce que vous connaissez ou croyez connaître de Charlie Hebdo ne se trouve pas dans ce livre”, prévient Luz. »

Bartholdi éclairant le monde et Lucky Luke

18 juin 2018 à 16 h 00

Les médias ont dévoilé que le prochain album de Lucky Luke signé Jul et Achdé pour les dessins, se déroulera à Paris et que l’on y croisera la statue de la Liberté et son sculpteur Auguste Bartholdi.

Un dessin présenté à l’Institut du monde arabe à Paris dans le cadre de l’exposition “L’épopée du Canal de Suez“, nous apprend que le projet initial de l’artiste était un phare destiné au canal de Suez et représentait une paysanne égyptienne tenant une torche ( l’Égypte éclairant l’Orient ). Le projet refusé, Bartholdi le transforma en 1869 créant “la Liberté éclairant le monde” une statue érigée à New-York en 1886.

En illustration l’aquarelle originale de 1869 (Musée Bartholdi, Colmar).

 

Exposition Gourmelin, Moisan, Sempé

8 juin 2018 à 17 h 21

Des originaux de Gourmelin, Moisan, Sempé, seront présentés du 15 juin au 8 juillet 2018 à la Galerie Artmouvances, 42 rue de Paris, 78490 Montfort l’Amaury.

Le meilleur de Willem

5 juin 2018 à 20 h 42

Vient de paraître “Macron l’amour fou” aux éditions Les Requins Marteaux.

A paraître fin 2018, “Le bon, le vrai, le beau”, 50 ans de revues de presse publiées dans De Nieuwe Linie, Ix, Hara-Kiri Hebdo, Charlie Hebdo, Charlie mensuel, Zéro, Libération, Charlie Hebdo 2. Un demi-siècle de créations graphiques dénichées et répertoriées par Willem. Actuellement en souscription chez l’éditeur Jean-Pierre Faur, voir document ci-dessous (cliquer dessus).

En photo (Philippe Lagautrière) : Willem parmi les trésors de la librairie de Jean-Pierre Faur, Un Regard Moderne, 10 rue Gît-le-Cœur 75006 Paris.

 

 

 

Que peut la satire ?

23 mai 2018 à 12 h 39

Depuis le massacre du 7 janvier 2015 à Charlie Hebdo on ne s’est jamais autant intéressé à la caricature et au dessin de presse, même si on constate à regret qu’il n’y a pas plus de place pour ce moyen d’expression dans les médias. Avec l’album de BD « Le pouvoir de la satire » (Dargaud) ce sont deux dessinateurs qui s’y collent, Fabrice Erre et Terreur Graphique (Georges Boissier).

Historique (deux siècles), liberté d’expression, censure, presse (« racine de la démocratie »), analyse de la satire, tout les thèmes y sont passés en revue et on peut juste regretter que ne soit pas abordé le statut économique et social des dessinateurs. C’est dense (pré-publié en chapitres dans l’excellente Revue dessinée), illustré par pas mal d’anecdotes, on y cite beaucoup Charlie Hebdo, et surtout les auteurs se posent beaucoup de questions sur ce qui est encore aujourd’hui un métier. L’album se termine par ces constats « la satire prend de nouvelles formes, surgit à d’autres endroits : elle est toujours là ! », et « Ce n’est pas sûr qu’elle puisse sauver le monde, mais au moins le rendre plus libre (Et plus drôle !)». Drôle, c’est une des qualités de l’album à défaut de nous convaincre totalement que la satire (et son « esprit frondeur ») a un réel pouvoir.

Les grands espaces de Catherine Meurisse

17 mai 2018 à 8 h 18

Les premières images de l’album « Les grands espaces », de Catherine Meurisse (couleurs d’Isabelle Merlet), dévoilées par Thomas Ragon sur Twitter . A paraître en septembre 2018 aux éditions Dargaud.