Fait d'images

le blog de françois forcadell – l'image dessinée dans l'actualité

Luz parle de « Catharsis » dans Livres Hebdo

25 avril 2015 à 17 h 49

1039_unetronqueeLivres Hebdo consacre la Une de son n°1309 et un long article (signé Véronique Rossignol, Anne-Laure Walter), au dessinateur Luz et à son livre « Catharsis » à paraître le 21 mai 2015 (Futuropolis).

Extrait :

[…] Pendant presque trois mois, Luz a dessiné tous les jours, retravaillé ensuite les planches, derrière les volets fermés d’un appartement devenu planque. Il le confirme simplement : savoir dessiner, pouvoir redessiner, l’a sauvé. Et il mesure là encore la chance d’avoir eu cet « outil incroyable » – il nous reprend quand on lui propose le mot « arme » – pour traduire ce qu’il avait dans la tête, pour se « désobséder ». « Un des nombreux psys m’a dit que, grâce au dessin, j’avais pu résoudre la majorité de mes problèmes post-traumatiques. » Lui en est sûr : « Ça m’a évité de perdre la tête. » Ce livre n’a donc jamais été « un projet », le terme implique trop d’intentions à froid. « C’était vital. Chaque dessin me permettait de poser une planche pour avancer au-dessus d’un pont où au-delà il y a le vide et au-dessous la guerre. » […]

« Quand le livre va sortir, je vais le relire une dernière fois puis je ne l’ouvrirai plus jamais. Et je vais pouvoir passer à autre chose. » Luz

La grotte Chauvet ouverte au public

24 avril 2015 à 7 h 51

La réplique de la grotte Chauvet « patrimoine mondial de l’humanité » avec ses mille dessins datant de plus de 36 000 ans, est ouverte au grand public à partir du 24 avril 2015.

Illustration : dessin de Cambon (Twitter).

CDSq01JWIAAI61s

Des nouvelles du chanteur Renaud

23 avril 2015 à 15 h 50

LargeRenaudFrance 3 diffusera le 11 mai 2015 à 20h50, le film « Renaud, on t’a dans la peau ! », de Didier Varrod et Nicolas Maupied.
On pourra y voir une centaine de dessins signés Large (Sud Ouest, Vigousse, Siné mensuel), qui avait déjà illustré « Renaud des Gavroches », de Nicolas Traparic (éditions La Lauze), préfacé par Muriel Huster et Christian Laborde (2009).

A regarder, un extrait de l’émission : https://youtu.be/fGhayysTRHc

RenaudLarge

 

 

 

 

 

 

A lire dans Paris Match l’article de Didier Varrod « Un dimanche de mars avec Renaud« .

Dessiner avant et après le 7 janvier

23 avril 2015 à 8 h 43

Avant le funeste 7 janvier et le massacre à Charlie Hebdo, les dessinateurs de presse, les caricaturistes, étaient souvent invités à débattre en public sur des thèmes aussi affriolants que « Peut-on rire de tout ? » ou «  Le dessin de presse et la censure ». Et inversement.

Depuis le terrible 7 janvier ils sont invités à s’exprimer sur le thème « Dessiner après Charlie ». En dehors du fait que les dessinateurs, notamment ceux de Charlie, démontrent que c’est possible (même dans le chagrin ), on ne peut que déplorer cette nouvelle mode autour de ce métier.

ob_54a32e_ob-495b2b-caricature-affiche-table-ronD’autres thèmes pourtant ne manquent pas :

Pourquoi les médias, et surtout la presse écrite, n’utilisent-ils pas plus de dessinateurs de presse ?

Pourquoi les tarifs payés aux dessinateurs sont-ils de plus en plus dérisoires ?

Pourquoi les journaux virent-ils les vieux dessinateurs parce qu’ils leurs coûtent trop cher ?

Pourquoi les médias publient-ils des dessins de plus en plus médiocres parce que leurs auteurs travaillent quasiment gratuitement ?

La situation professionnelle des dessinateurs de presse n’était déjà pas glorieuse avant les assassinats de Charlie Hebdo, elle n’a pas changé depuis, et les journaux, en dehors des quelques titres satiriques, ne publient pas plus de dessins.

Ce serait malgré tout injuste de dire que le statut des dessinateurs n’a pas changé. Ils sont aujourd’hui les « fantassins de la démocratie » et les « symboles de la liberté d’expression ». Autant dire des héros et des invités prestigieux pour de beaux (et vains) débats et tables rondes. Si on les rémunère pour y participer, à défaut de dessiner, ils pourront en vivre. ff.

Siné a lu le dernier livre de Charb

22 avril 2015 à 8 h 52

Siné a lu le livre de Charb « Lettre aux escrocs de l’islamophobie qui font le jeu des racistes » (Les Echappés), et même si celui-ci l’a laissé sur sa faim car il n’a « rien appris sur lui, ni sur sa mahométophobie »,  il en parle dans sa Mini Zone de cette semaine et termine son texte ainsi :

[…] Charb était, sans nul doute, l’un des meilleurs dessinateurs humoristes contemporains. Je ne voyais son travail que le mercredi dans Libé qui reproduisait systématiquement la couv de Charlie Hebdo car je ne l’achetais plus depuis que Val m’avait viré.

Ses unes étaient toujours excellentes et toujours bien meilleures que celles de ses confrères. Charlie ne s’en remettra jamais, je suis prêt à prendre les paris.

Mais, je me suis toujours demandé pourquoi il était aussi accro à ce prophète de malheur que les fumeurs le sont au tabac. Il vomissait d’ailleurs les deux, avec la même démesure ! Les autres sujets d’ire ne manque pourtant pas !

Mais bien que ses fixettes restent, pour moi, impénétrables, il va vachement me manquer ! C’était un mec rare ! »

 

mini-zone-de-sine

 

Sfar c’est Bonnard

20 avril 2015 à 10 h 00

5-regarde_mes_pieds_joann_sfar_2014_-_-r_joann_sfar_photo_artcurialLe vrai titre de cet article aurait du être « Le prodigieux et prolifique créateur Joann Sfar ne sait plus quoi faire pour se rendre intéressant » mais c’était trop long. Il aurait pu être aussi « Du moment que ça se vend », mais là il faut peut-être attendre la fin de l’expo-vente. Donc, lu dans L’Officiel des spectacles :

« Je l’appelle monsieur Bonnard : Joann Sfar

A l’occasion de l’exposition Pierre Bonnard. Peindre l’Arcadie au Musée d’Orsay, Joann Sfar s’est plongé dans l’univers du peintre et a donné naissance à une conversation imaginaire entre les fameux modèles féminins de Bonnard. Ces femmes nues, muses esseulées, s’ennuient en attendant le peintre qui ne vient pas et entament un monologue imaginé par le dessinateur/cinéaste. L’occasion d’une rencontre intime entre Joann Sfar, l’œuvre de Bonnard, et ces femmes. Certaines œuvres seront disponibles à la vente par l’intermédiaire du département Vente Privée d’Artcurial. »

61 dessins et 65 peintures de Joann Sfar chez Artcurial, 7 Rond-Point des Champs-Élysées, 75008 Paris, du 17 avril au 24 avril 2015.

Illustration : « Regarde mes pieds », 2014, huile sur medium, peinture extraite du livre « Je l’appelle monsieur Bonnard » de Joann Sfar publié par les éditions Hazan © Joann Sfar/ photo Artcurial.

L’exposition du « vrai » Bonnard au Musée d’Orsay se termine le 19 juillet 2015 (vidéo).