Fait d'images

le blog de françois forcadell – l'image dessinée dans l'actualité

Archive pour la catégorie ‘Humeur’

Merci pour ce moment en dessins / 2

Vendredi 19 septembre 2014

MERCI POUR LE MOMENT copieLe livre de Valérie Trierweiler « Merci pour ce moment » (Les Arènes) a été imprimé selon son éditeur à plus de  590 00 exemplaires et continue à faire polémique y compris chez les libraires.

Ce blog a déjà publié quelques dessins parus sur le sujet (voir blog du 10.9.2014), dans un autre genre, ci-contre, celui signé Boll et publié par Les Echos.

La RATP préfère les murs tristes

Mardi 16 septembre 2014

MrChat_511On connait les chats de Siné, ceux de Dubout, celui de Geluck, mais on connait aussi sans le savoir celui de Monsieur Chat / Thoma Vuille, qui s’affiche sur les murs de plusieurs villes dans le monde, à Paris, en Chine, au Brésil, et au Sénégal.
La RATP a décidé de lui faire un peu plus de publicité en lui infligeant une amende de 1800 euros pour un chat dessiné dans un couloir du métro parisien provisoirement en travaux (photo en illustration All City Blog). L’auteur refusant de la payer, la RATP le traîne devant la justice et il doit comparaître le 29 octobre 2014 devant la 28e chambre du tribunal correctionnel de Paris.

M-Chat_scalewidth_460Selon Europe 1, l’artiste compte parmi ses soutiens « trois maires, dont le maire du XIIIe arrondissement, Jérôme Coumet (PS), qui a même proposé de témoigner à son procès, Christophe Girard, le maire du IV arrondissement, et Serge Grouard, le maire d’Orléans, qui sera également présent à l’audience. Il faut dire que le chat de Thoma Vuille est né dans sa commune, à Orléans, en 1997. En décembre 2004, un immense chat jaune avait décoré l’esplanade du Centre Pompidou à Paris. »

En attendant une pétition en ligne a déjà recueilli plus de 17 494 signatures de soutien et son compte Facebook comptabilise plus de 13 446 mentions « j’aime ».

Monsieur Chat exposera ses dessins du 19 octobre au 9 novembre à la galerie d’art Bertheas, à Vichy.


Dans l’Atelier de M. Chat à Saint-Ouen par Le Parisien

La seconde mort d’André François

Lundi 8 septembre 2014

logoAF« Les orientations et choix étriqués de la nouvelle direction du Centre André François, ajoutées à l’amateurisme de la gestion budgétaire et à la persistance accrue des raideurs administratives, ne me permettent plus de mener à bien les missions d’excellence, sans doute trop ambitieuses, que je m’y étais assignées. L’incompréhension et les réticences initiales de l’équipe municipale se sont progressivement transformées en frein puis obstacles, hostilité et mépris. Les indélicatesses ont fait place aux vexations et humiliations.
L’énormité croissante des couleuvres à avaler est devenue incompatible avec mes capacités de déglutition.
Je mettrai donc fin, en septembre, à la fin des deux expositions en cours, à mes fonctions de directrice artistique du Centre André François que j’avais créé, avec amertume et tristesse, certes, mais aussi avec un immense soulagement. »

Ces lignes sont signées Janine Kotwica directrice artistique du Centre André François qu’elle animait avec passion et intelligence depuis 4 ans et « poussée » vers la sortie après les dernières élections municipales à Margny-lès-Compiègne.

Kotwica-UngererA son actif plus de treize expositions dont plusieurs consacrées à l’œuvre d’André François, artiste à qui, début 2014, une exposition collective rendait hommage avec la participation de Beatrice Alemagna, May Angeli, Gilles Bachelet, Michel Backès, Christophe Besse, Quentin Blake, Serge Bloch, Michel Boucher, Alice Charbin, Nicole Claveloux, Jean Claverie, Pierre Cornuel, Katy Couprie, Michelle Daufresne, Thierry Dedieu, Etienne Delessert, Claudine Desmarteau, Malika Doray, Jacqueline Duhême, Philippe Dumas, Stasys Eidrigevicius, Pierre Etaix, Isabelle Forestier, Claire Forgeot, Henri Galeron, Letizia Galli, Alain Gauthier, Martin Jarrie, Louis Joos, Kitamura Satoshi, Lionel Koechlin, Léo Kouper, Georges Lemoine, David McKee, Daniel Maja, Alan Mets, Consuelo de Mont Marin, Sarah Moon, Pef, François Place, Yvan Pommaux, Claude Ponti, Denis Pouppeville, Laura Rosano, Tony Ross, Sara, Jean-Charles Sarrazin, Ronald Searle†, Carme Sole-Vendrell, Grégoire Solotareff, Frédéric Stehr, Tomi Ungerer, Christian Voltz, Anne Wilsdorf, Zaü.

A lire aussi sur le blog LU cie & Co de Lucie Cauwe la lettre de soutien du dessinateur Etienne Delessert que le site Ricochet pourtant spécialisé dans l’illustration a refusé de publier.

Illustration : Janine Kotwica vue par Tomi Ungerer.

Quelle retraite pour les dessinateurs ? Suites.

Mardi 17 juin 2014

Nouvel épisode dans le problème de cotisation retraite complémentaire soulevé par les auteurs de BD et le syndicat SNAC BD dans la lettre envoyée à la ministre de la Culture Aurélie Filipetti. Frédéric Buxin président de l’IRCEC et du RAAP, organismes qui gèrent les retraites complémentaires des artistes auteurs, répond et tente de se justifier sur le site spécialisé Actualitté. Extrait :

« Qu’attendez-vous des administrateurs de votre caisse de retraite complémentaire, si ce n’est d’assurer une retraite décente à ses cotisants ? Si tel est bien le cas, il faut considérer les réalités d’aujourd’hui ; celles qui nous ont portés vers une évolution. Actuellement la retraite moyenne versée aux 8 819 retraités du RAAP est à ce jour de 1 540 € annuels, soit 128,33 € par mois. S’agit-il bien d’une retraite ? Sommes-nous dans la dignité ? Car dans ces conditions, il ne faut pas s’étonner si nombre d’artistes auteurs retraités font aujourd’hui appel à des aides sociales d’urgence. Vous-même, envisagez-vous de vous trouver demain dans cette situation ?
La raison pour laquelle le montant moyen des retraites versées est si bas tient à ce que la grande majorité des auteurs cotise dans la classe dite « spéciale », laquelle a des effets pervers. Elle donne en effet l’impression de s’assurer une retraite à bon compte. De fait, si les cotisations restent d’un montant très raisonnable, les sommes versées aux retraités sont dérisoires. »

A lire sur le même site la tribune de Tarek Ben Yakhlef qui a fondé avec plusieurs autres dessinateurs Tartamudo une structure indépendante de création et de production d’albums.

Illustration : publicité clandestine ironique.

748 dessinateurs écrivent au ministère de la Culture

Mercredi 11 juin 2014

« Depuis l’annonce de cette réforme, des auteurs, certains très précarisés, d’autres ayant vendu des centaines de milliers de livres, ont déclaré qu’ils abandonnaient le métier. Ils sont écœurés, fatigués et ne croient plus en des lendemains meilleurs alors qu’ils sont les premiers acteurs, et pourtant les plus mal lotis, de la chaîne du livre. Au rythme où vont les choses, leur exemple sera bientôt suivi par de nombreux confrères. »

Ces lignes sont extraites de la lettre envoyée par 748 dessinateurs et scénaristes à la ministre de la Culture Aurélie Filipetti. Ils protestent contre l’augmentation subite de la cotisation de la retraite complémentaire obligatoire qui passerait de 1 à 8% à l’horizon 2016, comme l’indique le site ActuBD qui publie ce document (format PDF). Un courrier où figurent de grandes signatures de la BD mais aussi quelques dessinateurs de presse (Pétillon, Geluck, Catherine Meurisse, Nicolas Pinet, Soulcié, Berth, Goubelle).

Dans un des commentaires à cette lettre, un internaute écrit :

« Quand aux éditeurs… Il y a de tout. Je pense que Guy Delcourt et Jacques Glénat ne sont pas les nouveaux pauvres de la BD. La courbe du chiffre d’affaire augmente d’année en année alors que celui des auteurs à la courbe totalement opposée et qui s’écrase la g… En clair, chez ces éditeurs, les auteurs deviennent de plus en plus pauvres et les éditeurs de plus en plus riches. Il y en a qui se sucrent et d’autres qui n’ont même pas de quoi mettre du beurre dans les pâtes. Le ras le bol est général et le silence incroyable des éditeurs ne va pas aider à ce que ça s’améliore. Il est temps que les auteurs maitrisent eux même le fruit de leur travail. Si les éditeurs ne sont plus en mesure d’assurer un minimum de revenus aux auteurs, il est grand temps de s’en passer. »

Illustration : dessin de James qui figure dans la lettre à la ministre.

Humour vache et petites bouses

Lundi 2 juin 2014

Depuis quelques années, ce blog ne reçoit plus directement des informations ou des invitations provenant du sympathique Salon international de la caricature du dessin de presse et d’humour de Saint Just-le-Martel.
Peut-être à cause d’une remarque fortuite sur la laideur de leurs publications promotionnelles, ou sur l’emphase de leurs éditos auto-satisfaits, ou alors en raison d’un commentaire sur leur site internet, dépassé,  indigne (mais paraît-il en réfection) d’une « Capitale incontestée de la caricature, du dessin de presse et d’humour » (sic) qui accueille par ailleurs un « Centre permanent du dessin de presse et d’humour » ? On ne sait pas.

Cependant notre boîte aux lettres risque encore de rester désespérément vide après la vision du carton d’invitation de l’exposition « Entre… chats de la mi-juin à la mi-août !! » (en illustration).
Les dessinateurs se plaignent suffisamment de la maltraitance de leurs dessins dans les journaux pour ne pas réagir à ce type de massacre graphique (on passera sur la faute d’accent).

Une mise en page doit mettre en valeur ce qu’elle veut montrer et non pas démontrer que le maquettiste est un expert en manipulation de logiciels informatiques.
Tant pis si les dessinateurs acceptent cette atteinte à leur travail, mais on peut aussi se demander comment le talent de Loup, (Ex ?) directeur artistique de St Just, peut cautionner une telle bouillie visuelle en y voyant son nom associé ? ff