Fait d'images

le blog de françois forcadell – l'image dessinée dans l'actualité

Archive pour la catégorie ‘Presse’

Fait d’Images sur FaceBook

samedi 24 juin 2017

Pour l’actualité, Fait d’Images c’est sur FaceBook aussi : https://www.facebook.com/fait.dimages (et des fois sur Twitter : https://twitter.com/Faitimages?lang=fr).

ob_c86259_wolinskiRuffin Soulcie

Siné, un an déjà

mercredi 24 mai 2017

A 15 ans je me suis fait engueuler pour avoir recopié sur un dazibao la préface (au deuxième degré) de Siné pour un album de Wolinski. Puis j’ai découvert ses journaux Siné massacre, L’Enragé, et l’influence qu’il a eue dans la création de L’Hebdo Hara-Kiri devenu Charlie Hebdo. Ensuite j’ai eu la chance de travailler avec lui sur de nombreux livres et d’être associé à ses aventures de presse à commencer par Siné Hebdo. Il y a quelques jours, j’ai entendu Alexandre Devaux commissaire de l’exposition Topor à la BnF dire le rôle déterminant qu’avait eu “Complaintes sans paroles”, premier livre de Siné, sur l’œuvre de Topor. On peut penser ce que l’on veut du bonhomme, du militant, mais l’empreinte de Siné dans le domaine du dessin, de la presse satirique est indéniable.

De Siné on peut dire qu’il avait un sens profond de l’engagement, de la solidarité, et que son combat contre les injustices était total. Siné était également un grand dessinateur d’humour et un formidable graphiste, ça fait beaucoup de choses qui me manquent depuis un an, déjà. ff

Vient de paraître un hors-série hommage de Siné mensuel (auquel j’ai contribué).

Sine Hebdo 86© Iconovox Fait dimages18238559_1402537666492163_6060190390034396942_o

 

Cartooning for cartoons

lundi 22 mai 2017

Revue de presse internationale de dessins de presse dans l’émission “Une semaine dans le monde” sur France 24. Les dessins sont racontés et commentés par Laure Simoes “directrice éditoriale”, ou Isis Ascobereta “chargée des projets éditoriaux”, de l’association Cartooning for Peace, créee par Plantu, dessinateur du quotidien Le Monde et de l’hebdomadaire L’Express. Dessin (mal cadré) de Million.

Laura SimoesMillon

L’humour noir de Lefred Thouron

jeudi 18 mai 2017

Noir LT

Avoir la même idée, ou approchante, cela arrive dans le dessin de presse, encore faut-il l’avoir en même temps et pas quelques jours après un autre collègue travaillant pour un titre très diffusé. Ci-dessus un dessin de Lefred-Thouron paru dans Le Canard enchaîné du 29 mars 2017, et un de Goubelle paru dans Le Point du 27 avril. Cette anecdote affriolante pour initiés me permet de rebondir (c’est une image) sur la parution du livre de Lefred Thouron « Le Livre noir » (Fluide glacial).

L’éditeur le présente ainsi : « Tout est parti d’un gag de premier avril dans les pages de Fluide Glacial. Une prétendue publicité annonçait Le Livre noir de Lefred-Thouron avec une couverture noire autour de laquelle étaient disposés des gags noirs flanqués de sous-titres comme : « La tour de Pise vue de l’étui », « Concours de T-shirts brûlés », « Mots croisés en 1 case »… Quelle ne fut pas notre surprise quand quelques jours après la sortie du mensuel, nous vîmes arriver par dizaines des courriers de lecteurs souhaitant acheter notre poisson d ́avril ! Cela nous décida à réaliser pour de vrai cet album dont on se demande pourquoi on n’y avait jamais pensé plus tôt ! »

LT Noir

Emmanuel Macron en caricature

mercredi 17 mai 2017

Libération a interrogé plusieurs dessinateurs – Joann Sfar, Coco, Mathieu Sapin, Pétillon, Terreur Graphique, pour savoir comment ils caricaturent le nouveau président de la République Emmanuel Macron. Titre de l’article de Sabrina Champenois “Emmanuel Macron, obscur objet du dessin ?

Extraits :

15355740_886134258196037_2855857820399430695_nJoann Sfar : […] Moi, je ne suis pas dans la caricature politique, je fais du portrait de caractère, basé sur l’observation – d’un comportement, d’attitudes – et ce sont les accrocs, les faux pas qui m’intéressent, quand ils se prennent les pieds dans le tapis. Alors, peut-être que ça va venir, et ça va être intéressant de le regarder, des choses vont forcément émerger. […]

Coco : […] On peut dessiner tout le monde. Les moches et les autres. Le tout, c’est de bien interpréter, de trouver un point de vue. Quand on a trouvé le regard, on a fait 50% du dessin (C’est Cabu qui disait souvent ça, il avait raison). Et les aspérités, ça va venir. Par son couple, peut-être. Pas la différence d’âge, ça, je m’en fous, mais plutôt cette relation prof-élève que j’ai perçue dans le documentaire les Coulisses d’une victoire et qui m’a surprise. Macron, j’ai confiance, ce sera un bon client comme les autres, même si pas aussi physique qu’un Sarkozy. […]

Mathieu Sapin : […] Ce qui est certain, c’est que comme tous les beaux gosses, il pose problème, ceux qui ont des aspérités sont plus intéressants. Mais bon, il y a quelques éléments auxquels on peut s’accrocher : le front haut, la petite coupe de cheveux d’enfant sage, les pattes post-étudiant, un long nez, une forme de menton très anguleux alors que celui de Hollande par exemple, est beaucoup plus fuyant. Et puis il y a sa dentition : il n’a pas les dents en avant mais légèrement écartées et bien visibles alors que celles de Hollande, personne ne les voit ; en fait Macron a quelque chose de carnassier.” […]

Terreur Graphique : «Macron est super compliqué à dessiner, d’ailleurs je n’ai pas trouvé le truc, je ne le dessine jamais de la même façon. Même avec ses dents, petites et légèrement écartées, des dents d’enfant, il garde un côté Ken (de Barbie). Comme je ne fais pas les yeux mais plutôt les traits, son regard ou son nez ne m’aident pas. Je trouve que Mathieu Sapin et Pétillon s’en sortent bien, sinon je vois bien que mes collègues galèrent aussi. Mais bon, on a le temps pour le choper, cinq ans…”

En illustration, dessin de Man (Midi libre) et de Glez qui n’ont pas été interrogés par Libération. A noter que le dessin de Glez à été entrevu dans un reportage de Paris Match sur le QG de campagne du candidat d’En Marche ! Un présence à l’insu de son auteur.

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Le retour de Satirix

mardi 18 avril 2017

Satirix_27C’est sur la fiche Wikipedia de Satirix que l’on apprend :

“À partir du 15 avril 2017 l’Association des Amis de Satirix (ADAS), basée à Tours, a relancé la publication de Satirix avec le numéro 27, Tabous par Marc-Édouard Nabe.”

Toujours sur Wikipedia on peut lire l’historique de ce journal encore aujourd’hui édité par Lucien Grand-Jouan, neveu du dessinateur Jules Granjouan (1875-1968) qui collabora au début du 20ème siècle à la revue L’Assiette au beurre, dont Satirix s’est inspiré dans la forme. La première version de Satirix, dont chaque numéro était consacré à un thème traité par un seul dessinateur, a cessé de paraître en 1973 après une saisie ordonnée  par le ministère de l’Intérieur suivie d’un procès de deux ans qui se termina en faveur de l’éditeur.

Désormais trimestriel, les prochains numéros seront consacrés en juillet à Kupka, (À bas le monde contemporain !) et en octobre à Mose, (Art).

Sur son site on peut lire : “Les dessins de Nabe sont vieux de plus de quarante ans. Ceux de Kupka sont centenaires. Lors de la recherche de dessins propres à illustrer l’actualité, il s’est avéré que les plus vieilles feuilles étaient celles qui correspondaient le plus à nos jours et à nos goûts satiriques : plus fortes, plus ouvertes et donc plus vraies que la production contemporaine. […]

Toujours sous-titrée “La revue qu’on ne jette pas”, il est à craindre avec ce numéro que ce slogan ne soit plus en adéquation avec l’esprit d’origine qui vit la publication de dessins de Siné, Cardon, Serre, Barbe, Solo, Laville, Dubout, Puig Rosado, Tetsu, ou Vazquez de Sola, entre autres.