Fait d'images

le blog de françois forcadell – l'image dessinée dans l'actualité

Archive pour le mot-clef ‘Siné mensuel’

La dernière couverture de Siné

mardi 17 mai 2016

Siné était comme ça, professionnel jusqu’au bout. Quelques heures avant de se faire opérer il a réalisé le dessin de la couverture de Siné mensuel, au cas où. Ce numéro hommage exceptionnel de 40 pages sera mis en vente à partir du 18 mai 2016.

Le prochain numéro de Siné mensuel, n°54,  paraîtra le mercredi 1er juin. SM HS 2

Salut Siné

mercredi 11 mai 2016

Sine Lutte finale 11mai« Je ne pense, depuis quelque temps, qu’à ma disparition prochaine, sinon imminente, et sens la mort qui rôde et fouine sans arrêt autour de moi comme un cochon truffier. Mon moral, d’habitude d’acier, ressemble le plus souvent maintenant à du mou de veau ! C’est horriblement chiant de ne penser obsessionnellement qu’à sa mort qui approche, à ses futures obsèques et au chagrin de ses proches ! Je pense aussi à tous les enculés qui vont se frotter les mains et ça m’énerve grave de crever avant eux ! Heureusement que vous êtes là, admirateurs inconditionnels, adulateurs forcenés… vous ne pouvez pas savoir comme vos messages me font du bien, un vrai baume miraculeux ! »

Sa mort c’est Siné qui en a parlé le mieux. Sa vie aussi. Il faut relire les neufs tomes de Ma vie, mon œuvre, mon cul ! pour connaître le vrai bon homme. Pas le personnage médiatisé, façonné par 70 ans de vie publique, professionnelle, ponctuée de divers épisodes… imprévisibles.

Je m’en voudrais de casser un mythe, mais Siné, Maurice Sinet, était tel qu’il se décrivait : « Son parti pris et sa mauvaise foi sont devenus légendaires mais je les partage entièrement. Il faut l’entendre hurler : « Enculés ! » pour comprendre qu’il est un tendre pétri d’amour et de délicatesse. Sa culture est confondante et ses goûts très éclectiques […] En fait, il aime tout ce qui rend la vie belle : l’alcool, la salsa et les porte-jarretelles. » Pour avoir œuvré à ses côtés, je peux certifier que Siné était un être raffiné (si, si), élégant, généreux, grand amateur de dessin, de graphisme, de littérature, de bonnes musiques, amoureux de sa femme, attentifs aux siens, et aux autres, sans oublier sa passion immodérée pour les chats.

Sine-Pourquoi-HaineSiné restera forcément dans la mémoire collective pour ses coups de gueules, ses prises de positions « je me suis gouré toute ma vie et je vais continuer », mais il était aussi comme beaucoup de gens sensibles, un chouïa éruptif, surtout face à l’injustice et à la connerie. Un combat sans fin, avec quelques fois des débordements verbaux (souvent suivis de plates excuses), plus spiritueux que spirituels, étonnants pour celui qui pourchassait dans ses innombrables dictionnaires le mot juste pour exprimer ses idées. Cela lui a valu des haines tenaces et des ennemis farouches. A les lire, ils ne semblent pas se contenter d’une incinération définitive.

Siné était un idéaliste qui rêvait d’un monde meilleur. Siné était un activiste qui pensait qu’en s’engageant on pouvait le changer. Siné l’a fait, a essayé, avec son art maîtrisé et efficace du dessin, son goût de la provocation, sa mauvaise foi légendaire, ses livres, ses journaux Siné massacre, L’Enragé, Mords’y l’œil,  Siné hebdo, Siné mensuel, ses combats personnels.

Siné nous laisse en héritage cette volonté farouche de ne jamais se soumettre, « La décence, pour moi, est de ne pas tolérer l’intolérable, ne jamais admettre l’inadmissible » écrivait-il. Il nous lègue ses partis pris et son humour, à nous d’en faire bon usage.

françois forcadell

Siné sera enterré aujourd’hui 11 mai à 16h au cimetière Montmartre à Paris.

En illustration, dessin extrait de Mon Dico illustré (2011 – Hoëbeke).

Siné, 1928 – 5 mai 2016

vendredi 6 mai 2016

Siné, sa vie son œuvre, c’est encore lui qui les racontait le mieux. Le 10ème tome était en cours de rédaction. Qui aura la bonne idée de tout rééditer ?

Ma Vie 9

Siné, 1928- 5 mai 2016

jeudi 5 mai 2016

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Rémi expose Carnaval à Paris

mercredi 4 mai 2016

12967464_10154119356323979_1438718358260841965_oRémi a un sacré caractère et une très forte personnalité, mais peut-on reprocher ça à un dessinateur, un créateur à nul autre pareil. Depuis des années on regrette de voir trop peu de ses dessins dans la presse, mais il faut aussi constater qu’il y a de moins en moins de journaux qui pourraient le publier tout en respectant son travail.

On peut quand même les voir, entre autres, régulièrement dans CQFD, quelquefois dans Siné mensuel, et pour les parisiens à la galerie La Vache bleue, 25, quai de l’Oise, 75019 Paris du 5 au 15 mai 2016. Les détails sont sur l’affiche en illustration.

Dernier album paru : Carnaval (co-édition Le Dernier cri / L’impubliable, 2015), disponible sur les lieux d’exposition et sur le blog de Rémi.

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Desclozeaux, l’humour gastronome

mercredi 3 février 2016

Desclozeaux 2016Depuis qu’il ne met plus en images la chronique gastronomique du Monde, Desclozeaux se fait rare (même si on peut le lire tous les mois dans Siné mensuel). C’est pourtant quelques-uns de ses dessins publiés dans le quotidien du soir de 1993 à 2012, et bien d’autres, qui seront exposés du 1er au 28 février 2016 à la Médiathèque Landowski à Boulogne-Billancourt (92100).

Tous ceux qui apprécient ses dessins pourront même le lui dire le samedi 20 février (15h 30) à l’occasion d’une rencontre avec Jean-Claude Ribaut, dont il illustre toujours les chroniques (Photo/video : cliquer sur l’image).

Ribaut Desclozeaux