Fait d'images

le blog de françois forcadell – l'image dessinée dans l'actualité

Archive pour le mot-clef ‘Siné mensuel’

Siné aime les dessins de Tanxxx

Mercredi 3 avril 2013

Siné raconte dans sa dernière Mini zone ses dé-mail-és épistolaires avec une dessinatrice dont il a découvert et apprécié le travail – « une perle : une dessinatrice éblouissante au talent démoniaque, genre « punko-sado-maso-anarco-féministo-déjantée », qui se dissimule sous un pseudo bizarre, “Tanxxx“ ! » – et qu’il voulait publier dans son journal. Extrait :

[...] « « Le 30 mars 08h00 : Salut Mathilde… » ( J’avais découvert son vrai nom sur Wikipedia : Mathilde Arnault, et je me doutais que ça allait lui déplaire.) « … tes insultes me sont allées droit au cœur ! T’es vraiment à côté de tes pompes ! Ça ne m’empêchera pas de penser que tu as un talent confondant et que j’adore ce que tu fais. Dommage que tu sois givrée ! Je suis allé sur ton blog voir si tu y avais balancé une photo. Hélas non ! J’aurais aimé reluquer ta tronche de sorcière. Ciao, Bob Siné. »

À 13h56 : «  Insultes ? non. À côté de mes pompes ? non, j’ai jamais été aussi bien dans mes Docs. Si tu veux voir ma tronche de sorcière, v’là une photo. Au passage note bien que je m’en tamponne le coquillard de ta validation de mec. Inutile de répondre. Ciao. Tanxxx. Pour le Mathilde, laisse ça à mes amis et famille, merci.» [...]

L’intégralité des échanges est à lire sur le site de Siné mensuel.

En illustration un dessin de Tanxxx, mais on peut en voir d’autres sur son site http://tanxxx.free.fr/

Communiqué du 2 avril

Mardi 2 avril 2013

Suite à l’information parue le 1er avril sur ce blog, il est confirmé que Charlie Hebdo sera bien en vente mercredi chez les marchands de journaux, tout comme le n°19 de Siné mensuel qui annonce « une nouvelle mise en forme ».

Une aubaine – si on y ajoute le Canard enchaîné qui paraît le même jour – pour tous ceux qui veulent investir des capitaux dans la presse satirique.

Caen capitale du dessin de presse

Mardi 19 mars 2013

L’exposition « Pas de deux / Paarlauf« , organisée à Paris par le Centre de documentation de l’ambassade d’Allemagne et le Gœthe Institut (voir blog du 15.1.2013), sera présentée du 21 mars au 19 avril 2013 à l’ésam, école supérieure d’arts & médias, de Caen dans le cadre du deuxième Festival d’arts graphiques de la ville.

Le 21 mars, jour de l’inauguration officielle, un débat est proposé à 17h30 avec la participation de Walther Fekl, le commissaire de l’exposition et éditeur du catalogue, Soulcié, dessinateur, Serge David (collectionneur de presse satirique) et Sarah Fouquet (en tant que modératrice), il est ouvert aux étudiants et au public.

Présentation de l’exposition par les organisateurs : « 100 dessins professionnels retracent les 50 ans d’histoire du couple franco-allemand et 50 dessins (25 dessins français et 25 dessins allemands), sélectionnés à l’issue d’un concours, projettent le couple dans les 50 années à venir. Des dessins de Willem, Plantu, Ungerer, Cabu… dialoguent avec ceux de Sakuraï, Stuttmann, Hachfeld, Plaßmann… ».

En illustration, dessin de Joana Gouin (ésam Caen), une des lauréates du concours réservé aux étudiants qui devaient imaginer le couple franco-allemand dans les 50 années à venir. Autres lauréats Léonard Riegel et Oliver Ottisch pour l’Allemagne, et Nastasia Verdeil (École Estienne).

Quelle liberté le dessinateur a-t-il de s’exprimer dans son journal ?, Comment dessiner librement face aux interdits ? Quel est le poids de l’autocensure ?, Le Français peut-il rire de lui-même ? Comment les dessinateurs font rire les Français de leurs propres travers ?, Où en est-on avec la liberté d’expression aujourd’hui ? Le politiquement correct a-t-il gagné ? L’autocensure est-elle devenue le premier frein à la liberté d’expression ?, tous ces thèmes essentiels seront abordés lors du 3ème Festival international du dessin de presse qui se déroulera du 8 au 13 avril 2013 à Caen au Mémorial – Cité de l’histoire pour la paix.

Liste des dessinateurs présents : Berth (France), Brunor (France) Carali (France) Caruso (Brésil), Chaunu (France), Danziger (USA), Donnelly (USA), Haddad, qui signe l’affiche (Liban), Jiho (France), Kap (Espagne) Kazanevsky (Ukraine), Kianoush (Iran), Mix & Remix (Suisse), Von Rebeur (Argentine), Willis from Tunis (Tunisie).

A noter que le samedi 13 avril, une soirée-débat est organisée autour du magazine Siné Mensuel, en présence de nombreux membres de l’équipe.

Un Pape peut en cacher un autre

Jeudi 7 mars 2013

L’élection d’un Pape catholique est un événement rare et un bon sujet pour la presse satirique généralement anticléricale. Siné mensuel lui consacre la couverture de son numéro 18 avec un dessin de Mix & Remix et de nombreux dessins à l’intérieur, et France Info dans sa rubrique « Dessin du jour » du 27 février a commenté un dessin de Catherine Meurisse publié dans Charlie Hebdo (en illustration). Le dessin a été repris sur le site Internet, – en effet c’est toujours mieux de le voir que de le raconter à la radio -, mais France Info verse-t-elle des droits pour ces publications et pourquoi rajoute-t-elle le copyright © Radio France ?

Willem Grand prix d’Angoulême 2013

Dimanche 3 février 2013

Le Grand prix du 40ème festival de la bande dessinée d’Angoulême a été attribué au dessinateur Willem, non pas uniquement pour ses dessins qui paraissent régulièrement dans Libération, Charlie Hebdo ou Siné mensuel, ni pour son dernier album « Dégueulasse » (éditions Les Echappés), mais pour l’ensemble de son œuvre qui a débuté en Hollande dans Vrij Nederland (1962), et en  France dans L’Enragé (1968), et s’est poursuivie dans les publications des éditions du Square Hara Kiri mensuel, l’hebdo Hara-kiri, etc. jusqu’à aujourd’hui.

Un travail déjà honoré depuis des années par de nombreux prix – Grand prix d’Epinal, Prix de l’Humour noir Granville, Grand prix national des Arts graphiques, et une exposition au Centre Pompidou à Paris, mais qui, avec ce nouveau prix très médiatisé, va toucher un plus large public.

Une distinction attribuée à un dessinateur sans concession, ni éditoriale, ni graphique, et pour qui le dessin est une véritable passion comme il le déclarait en 1985 :

« Si  je ne dessine pas pendant quatre jours, je suis malade… Je ne peux pas m’imaginer vivre sans faire du dessin. Oui, je serais dans la merde si je ne dessinais pas… ça me sauve. Oui, ça m’aide à survivre. »

Normalement (l’organisation du festival bouge beaucoup en ce moment…), le lauréat du grand prix d’Angoulême est le maître d’œuvre de l’édition suivante, on attend avec impatience celle de 2014. On en reparlera d’ici-là.

En illustration, un autoportrait de Willem paru dans le magazine Zéro et republié dans le catalogue de l’exposition que lui a consacré la ville d’Epinal en 1990.

Etienne Delessert à Estienne

Mardi 18 décembre 2012

Extrait de la biographie d’Etienne Delessert publiée sur le site Ricochet-jeunes.org. :

 [...] « Etienne Delessert a certainement été l’un des illustrateurs qui a le plus profondément renouvelé l’esthétique graphique de l’édition pour enfants. D’abord dans la presse, en France, vers 1970, avec le journal « Record », trop beau pour durer longtemps, mais qui a transformé le regard des concepteurs et des conseillers artistiques. La palette si personnelle d’Etienne Delessert et ses inventions d’un symbolisme jubilatoire, que ce soit dans Sans fin la fête ou dans les Contes de Ionesco, sont constamment un point de référence dans l’histoire contemporaine de l’illustration mondiale. »

Etienne Delessert est né le 4 janvier 1941 à Lausanne et il vit désormais aux Etats-Unis, dans le Connecticut. Si ces dernières années on a pu voir ses dessins – entre autres – dans Le New-York Times, en France c’est dans Siné Hebdo puis dans Siné Mensuel, qu’ils ont été publiés. C’est aussi à travers des expositions comme celle que lui a consacré en 2010 le Musée de l’illustration jeunesse à Moulins que l’on découvre ou redécouvre son œuvre de graphiste.

En 2013, c’est l’Ecole Estienne à Paris qui présentera du 10 janvier au 15 février une grande rétrospective de son travail qui sera accompagnée d’un livre de 100 pages (Gallimard-Giboulées), écrit et mis en page par les étudiants sous la houlette du commissaire de l’exposition Camille Scalabre.

Depuis 2011 une nouvelle génération d’enfant a aussi accès aux aventures de son personnage Yok Yok créé en 1976 pour la télévision suisse et dont Gallimard Jeunesse-Giboulées réédite les albums, 9 à ce jour le dixième est annoncé.

Un portrait du dessinateur « L’homme champignon » en 2011 dans Libération.

Le site Internet d’Etienne Delessert en anglais.