Fait d'images

le blog de françois forcadell – l'image dessinée dans l'actualité

Archive pour le mot-clef ‘Hara-Kiri’

Le faux Hara Kiri condamné

dimanche 27 novembre 2016

 Lu dans Livres Hebdo :

l9886« Des plagiaires d’Hara Kiri condamnés

Le tribunal de grande instance de Paris a condamné la société Riviera Mediainvest à régler 52 700 euros aux enfants et à la veuve de François Cavanna pour avoir édité de janvier à juillet 2016 un magazine intitulé Hara Kiri, plagiat du célèbre titre satirique publié de 1960 à 1970. Basée à Londres et contrôlée par une direction française, Riviera Mediainvest a invoqué que François Cavanna avait consenti à la publication de livres reprenant les couvertures d’Hara Kiri (chez Hoëbeke), mais n’a elle-même sollicité aucune autorisation des ayants droit, défendus par Me Anne Boissard. Le plagiat a généré 133 519 euros de chiffre d’affaires, selon le tribunal. Hervé Hugueny. »

A lire sur ce sujet : « Satire Hebdo, Hara Kiri, les faux semblants« .

Merci à Bernard Joubert et Christophe Caution.

Tromperie sur la marchandise

mardi 22 mars 2016

L9886Une grosse merde éditoriale. Ce blog a rarement utilisé ce qualificatif professionnel mais c’est celui qui semble le plus approprié au « journal » Hara Kiri (n°2 – 20 pages, 3 euros) que l’on trouve actuellement dans les kiosques.

Non seulement le contenu est indigne du titre qu’il usurpe, mais la maquette de la Une joue délibérément la confusion graphique avec les titres Charlie Hebdo ou Siné mensuel pour mystifier les acheteurs. Cette publication est une véritable tromperie commerciale destinée à vendre du papier (voir blog du 14.1.2016). Une escroquerie anonyme puisque aucune mention légale, ni périodicité, ne figurent dans les pages et que les « articles » ne sont pas signés. Il est d’ailleurs étonnant que dans ces conditions, les MLP (Messageries Lyonnaises de Presse) se rendent complices de cette arnaque en le distribuant dans les kiosques.

Enfin dernier point, on s’étonne que les ayants droits de François Cavanna, fondateur avec Georges Bernier d’Hara Kiri, et propriétaire légal du titre comme le raconte Denis Robert dans le livre « Mohicans » (Fayard), n’aient toujours pas intenté une action en justice contre cette utilisation frauduleuse du titre*. Un vrai boulevard pour des avocats spécialistes du droit d’auteur et de la propriété intellectuelle. ff

* J’ai reçu un message selon lequel une action est en cours. A suivre.

Satire Hebdo, Hara Kiri, les faux semblants

jeudi 14 janvier 2016

L9886Pour faire un journal satirique, ou quelque chose qui y ressemble, c’est assez facile. On réunit quelques textes, une poignée de dessinateurs, on réalise une maquette, on l’imprime et on le diffuse avec la complicité de distributeurs pas très regardants.

Ce fut le cas en janvier 2015 après l’attentat contre Charlie Hebdo, avec des journaux vendus en kiosques qui reprenaient sans aucun scrupule des dessins de Tignous ou d’anciennes interviews de Charb ou de Wolinski.

C’est encore le cas aujourd’hui avec Satire Hebdo publication épisodique qui n’a d’hebdo que le titre, et depuis peu Hara Kiri (titre appartenant à Cavanna – cf. Mohicans de Denis Robert), tout deux ayant le même éditeur. Sans véritable rédaction, sans ligne éditoriale, ces titres surfent sur l’intérêt actuel pour Charlie Hebdo et le dessin de presse

Qui sont les éditeurs ?

En cherchant un peu, on trouve imprimé le nom des responsables et notamment celui de Catherine Gaigher, présidente de l’entreprise Oulala créée en 2015, mais également mandataire de 6 autres sociétés People Medias, Gossip People, Oops. A noter que c’est elle aussi qui a déposé en 2009 le titre L’Evènement du Jeudi à l’INPI.

Satire HebdoElle est très, très proche de Frédéric Truskolaski, avec qui elle a dirigé plusieurs magazines, et dont on retrouve le nom dans un article de Rue 89/L’Obs en 2013. Extrait : « C’est ainsi que, tous les mois, des dizaines de milliers de chalandes se font avoir dans les grandes largeurs. Car Frédéric Truskolaski n’est pas avare en papier glacé. Depuis 2009, il a fondé cinq Sarl spécialisées dans la vente de magazines : People Story, Miss, Lolie, 20 Ans et Medias People. Un fastidieux exercice de recensement permet d’estimer que ces sociétés abritent plus d’une trentaine de publications (certaines ont déjà disparu des kiosques), pour des tirages allant de 60 000 à 100 000 exemplaires. »

Le même a lancé le magazine féminin Bridget, « concurrent » de Causette, dont le créateur et directeur Grégory Lassus-Debat explique à Rue 89/L’Obs en 2013 qu’il s’agit d’un plagiat flagrant de son magazine : «  La maquette et la direction artistique ont été repompées à 100%. Et Bridget a le même positionnement éditorial, le même format, le même prix (4,90 €). Même le papier est proche du nôtre, si ce n’est identique. Certaines rubriques ont été clonées, seul le nom étant changé : “ On nous prend pour des quiches ” devient ainsi “ Au secours ”. ».

Dernier point, l’agence Iconovox.com, spécialisée dans le dessin de presse, qui héberge en toute indépendance ce blog, a été contacté pour participer aux deux premiers numéros de Satire Hebdo. Les dessins publiés ont été payés, mais depuis, Satire Hebdo et aujourd’hui Hara Kiri semblent faire appel aux dessinateurs qui les sollicitent.

Les dessinateurs de Satire Hebdo, Sondron et Glon, ont décliné l’invitation à participer au « nouveau » titre  Hara Kiri.

Merci à A. C. pour les liens et infos.

Choron : « Un monstre de vie » J-M Gourio

mercredi 9 décembre 2015

501 CA C_EST CHORON[BD].inddOn s’est longtemps demandé comment des personnalités aussi différentes que celle de François Cavanna, ancien dessinateur, journaliste, écrivain, et celle de Georget Bernier, ancien d’Indochine, roublard, « gestionnaire » hasardeux, avaient pu coexister aussi longtemps. La réponse est dans « Ça c’est Choron ! » le livre que Virginie Vernay a consacré au Professeur Choron : Bernier était un créateur et son imagination débordante a fortement contribué à l’épanouissement des éditions du Square et de ses journaux.

choron-par-lefred-thouronCavanna écrit «  Sans Choron, pas de Hara-Kiri. Sans la bande, pas de Hara-Kiri. L’un et l’autre indispensables. Complémentaires. Mais la bande accomplissait sa vocation, et avait imposé cette vocation à Choron. La bande condamnait Choron à faire Hara-Kiri, à ne faire que ça. »

A la légende de Choron montant sur les tables pour tremper sa bite dans une coupe de champagne, il faudra désormais rajouter son œuvre féconde : ses inventions pour Hara-Kri, les Fiches bricolages, ses Jeux de con, ses chansons, ses journaux Grodada, La Mouise, ses grilles de mots croisés (si, si), que l’on retrouve dans ce grand album abondamment illustré dédié à sa gloire et publié par les éditions Glénat.

En illustration, le Prof vu par Lefred-Thouron.

Pour les Parisiens : Mercredi 9 décembre à 18h30, soirée dédicace à la librairie-galerie Le Monte-en-l’air, 71, rue de Ménilmontant,  2, rue de la Mare, 75020 Paris, en présence de Virginie Vernay, Delfeil de Ton, Vuillemin, Pacôme Thiellement.

L’humour raté de Stéphane Guillon

jeudi 26 mars 2015

Guillon-2 Stéphane Guillon tente de se défendre de sa mauvaise plaisanterie (ci-dessous) sur le crash de l’A320 en publiant sur son compte Twitter un dessin de Tignous censé, d’après lui, pratiquer le même humour noir.
Or le dessin de Tignous dénonce ceux qui se précipitent dans un pays après une catastrophe naturelle pour se faire bien voir en profitant de la reconstruction (le dessin est explicite).
Rien à voir avec la vanne, trop rapide, de l’humoriste  qui lui a juste permis de régler ses comptes avec TF1 sur le dos des 150 victimes du crash aérien.
Dans un autre tweet, Stéphane Guillon tente de se sortir de cette « affaire » (il est insulté sur les réseaux sociaux) en invoquant « Ces tartuffes qui pleurent Charlie Hebdo et hurlent avec la meute au moindre trait d’humour noir. L’esprit d’Hara-Kiri est bien mort. »
On peut rire de tout mais pas forcément n’importe comment… Guillon Dieudonné même « combat » ?

Guillon-1

Avant-première du nouveau film de Borislav Sajtinac

lundi 1 décembre 2014

 Pour-le-SiteProjection en avant-première de « Hôtel 12 étoiles », le nouveau long métrage de Borislav Sajtinac, le 4 décembre 2014 à 19h dans le cadre du Carrefour du Cinéma d’Animation organisé par le Forum des Images à Paris. Le film raconte avec ironie les aléas de la construction et du fonctionnement de l’Europe, un « no man’s land ballotté entre réel et absurde ».

Depuis son premier film d’animation « Tout ce qui vole n’est pas oiseau » (1970), Borislav Sajtinac a réalisé de très nombreux courts-métrages primés dans les festivals du monde entier, et deux longs-métrages, « Le Tueur de Montmartre » (2007) et « Hôtel 12 étoiles » (2014).

Borislav Sajtinac a aussi longtemps dessiné pour la presse, notamment en Allemagne pour des magazines comme Stern, Frankfurter Allgemeine Zeitung ou Die Zeit. En France, ses dessins ont été publiés (trop peu) par le mensuel Hara-Kiri, Plexus, l’Evénement du Jeudi, Le Point et Le Monde. On a pu voir ses dessins en 2013 dans le magazine Barricade.
En 2000, il a publié « Tango d’Enfer » aux éditions de la Tour, et en 2004, il a reçu le Grand Prix de l’Humour noir Granville pour son album « Peinture fraîche » (Glénat).

Le site officiel de Borislav Sajtinac avec sa biographie beaucoup plus complète.

Forum des Images, 2 Rue du cinéma, 75001 Paris (Forum des Halles).

Groupe

Trio-