Fait d'images

le blog de françois forcadell – l'image dessinée dans l'actualité

Archive pour le mot-clef ‘Charlie Hebdo’

Anne Hommel patronne de Charlie Hebdo ?

jeudi 21 mai 2015

Coco-1191Interview de Riss, dessinateur et directeur de publication* dans Le Monde, communiqué à l’AFP, droit de réponse évasif d’Eric Portheault dans le Petit Journal (Canal+), habituellement cela s’appelle allumer des contrefeux.

Il faut dire que la direction de Charlie Hebdo doit répondre non seulement au manifeste du collectif de membres de la rédaction et des familles de victimes publié dans Le Monde, mais aussi à l’image fâcheuse qu’a donné le journal en envoyant une lettre de licenciement, vite rendue publique par l’intéressée Zineb El Rhazoui.

Rajoutez à cela l’annonce du départ en septembre de Luz pour des raisons très personnelles, mais que les médias avides de polémiques ont immédiatement amalgamé à la situation de l’hebdo satirique, et vous aurez une (petite) idée des problèmes internes au sein de l’équipe.

A écouter les réponses d’Eric Portheault sur Canal+, c’est évident que deux camps s’affrontent, ceux qui vont déposer « la semaine prochaine » sur un compte de la caisse des dépôts et consignation les dons reçus il y a plusieurs mois et qui s’interrogent sur la notion de « victimes » du 7 janvier (sic), et ceux qui souhaiteraient un peu plus de transparence sur cette « gestion » qui conditionne l’avenir du titre.

On peut enfin s’étonner de la surexposition des dirigeants de Charlie dans la presse, qui, si elle assure le chiffre d’affaire de la « Dircom* » (Libé) Anne Hommel, « spécialiste de la communication de crise », semble aussi se faire au détriment de leur sécurité. ff.

* Un directeur de la publication, un directeur financier, une directrice de la communication, une directrice des ressources humaines, il semblerait que le quota de directeurs soit atteint à Charlie Hebdo.

En illustration la Une du n°1191 de Charlie Hebdo, une première pour la dessinatrice Coco.

Festival de festivals de la caricature

jeudi 21 mai 2015

11119144_466560683509874_4515487953833227837_nMarciac2Tripotée de festivals autour de la caricature en cette fin mai. La tendance 2015 est aux expositions avec animations façon place du Tertre à Montmartre ou parvis de Beaubourg (à Paris), mais sans rémunération des dessinateurs, et aux hommages aux disparus de Charlie Hebdo.

13ème Salon de la Caricature & du dessin de presse de Marciac du 21 au 25 mai 2015. Exposition aux Granges de la mairie, avec des dessins de Batti, Jepida, Justin, Raynal, Simon, Seb et Elise, Tassuad, Veesse, Mofrey, et Roth (qui signe les caricatures de Cabu, Honoré, Wolinsky (sic), Tignous, Charb, sur l’affiche).

8ème Festival de la caricature du dessin de presse et d’humour de Mulsanne (ancien festival de Teloché) les 23 et 24 mai 2015. Le thème de cette année est « L’hymne à l’humour » (Le festival se déroule salle des fêtes Edith Piaf). Invité d’honneur : Pierre Ballouhey, avec la participation de quarante cinq dessinateurs dont Ganan, qui signe l’affiche.

11188275_10152766703090443_7991738948960403079_n10995572_726994994094335_8503342656042974141_n6ème Festival de la caricature du dessin de presse et d’humour de Virton (Belgique) du 29 au 31 mai 2015, organisé par Raphaël Donay alias Rafagé. Grand Place et Hôtel de Ville. Avec la participation de 38 dessinateurs dont Ballouhey, Biz, Decressac, Oncle Gab, Goubelle, Kianoush, Moine, Nalair, Sondron, Rousso.

3ème Salon de la caricature les 30 et 31 mai 2015 à Carcassonne, salle San Michèle. Organisé par Carica-sonne. Avec les dessinateurs, Man, Deloire, Devo, Philippe Mathieu, et Laurent Malard, l’organisateur. A noter l’exposition « Des crayons dans les tranchées » réalisée par Jean-Michel Renault.

Luz à la Une de Libération

lundi 18 mai 2015

Luz-Une-de-LibeAprès la mise au point de Riss dans Le Monde, c’est au tour de Libération de donner la parole à Luz qui explique sur quatre pleines pages les raisons de son départ du journal en septembre.

Extraits :

« Il y a eu une volonté collective de continuer très vite. Moi, j’avais besoin de temps, mais j’ai suivi par solidarité, pour laisser tomber personne. Sauf qu’à un moment donné, ça a été trop lourd à porter. Il n’y avait plus grand-monde pour dessiner : je me suis retrouvé à faire trois unes sur quatre. Chaque bouclage est une torture parce que les autres ne sont plus là. Passer des nuits d’insomnie à convoquer les disparus, à se demander qu’est-ce que Charb, Cabu Honoré, Tignous auraient fait, c’est épuisant. »

« Beaucoup de gens me poussent à continuer, mais ils oublient que le souci c’est l’inspiration. Si l’actu ne t’inspire plus, tu peux toujours dessiner, c’est presque pavlovien, mais tu vas refaire une idée que tu as déjà faite. Cette décision du départ elle est aussi dans cette angoisse : la peur d’être mauvais. J’entendais encore l’autre jour une porte-parole des verts qui se demandait s’ils entraient au gouvernement… mais qu’est-ce que j’en ai à branler ? Ces petits événements anodins, ça me passe au-dessus de la tête désormais parce qu’on a vécu quelqu’un chose qui n’est pas anodin. »

En illustration la Une de Libération du 18 mai 2015 consacrée à Luz.

A lire également le très long entretien que Luz a accordé à Frédéric Potet pour le blog du Monde « Les petits Miquets« .

Dans un communiqué diffusé à l’AFP, sans doute par Anne Hommel  présentée dans Libération comme la « Dircom » du journal, Charlie Hebdo joue la transparence financière et explique que les « environ 4,3 millions d’euros » de dons recueillis après le 7 janvier seront intégralement reversés aux familles de victimes.

Riss fait le point sur Charlie Hebdo

lundi 18 mai 2015

Charlie 1189Beaucoup d’informations, à la source, dans l’article que Le Monde consacre à Riss, nouveau directeur de Charlie Hebdo. Celui-ci y évoque le cas Zineb El Rhazoui : « Elle n’assure pas les obligations de son contrat de travail de façon satisfaisante. Cela pose des problèmes concrets au fonctionnement de la rédaction. Des remarques lui ont été faites. J’en ai eu marre. J’ai demandé à notre avocat quoi faire. J’espère que le courrier envoyé remettra les choses sur les rails. »

A propos de Riss, le journaliste écrit « Réputé pour la rigidité de son caractère, plus intéressé par le contenu que par les débats juridiques ou économiques, Riss se dit ouvert au dialogue. Mais assume aussi ses choix. » Un dialogue qui devrait peut-être porter sur les revendications de l’équipe concernant l’ouverture du capital à tous les salariés. Une discussion qui pourrait avoir lieu en septembre après la mise en place de la nouvelle formule du journal.

Au passage on apprend aussi que l’hebdomadaire compte 270 000 abonnés et vise à terme une vente de 100 000 exemplaires. A noter que le projet de fondation pour le dessin de presse a été « mis en suspens », « la priorité, c’est le journal », explique Riss. Le Monde précise que l’avocat Richard Malka, qui s’y était impliqué, a désormais décidé de s’en tenir à un rôle de défense du titre dans les affaires de droit de la presse.

Riss parle également de l’avenir du journal dont il aimerait qu’il ait « une longueur d’avance sur les sujets et l’actualité », et dont l’urgence est de trouver une « nouvelle génération » de dessinateurs, « comme Cabu quand nous sommes entrés au journal, Charb, Luz et moi, en 1992 », et « de garder le « ton Charlie », « joyeux ». »

En illustration, une des dernières Unes signée Riss.

Des nouvelles de Charlie Hebdo

vendredi 15 mai 2015

Charlie n1190Un article du Monde sur Zineb El Rhazoui « scandalisée » de sa mise à pied à Charlie Hebdo.

Un tweet de la dessinatrice Coco sur l’état de santé de Simon Fieshi, community manager de Charlie Hebdo encore hospitalisé et dont « beaucoup, et des médecins urgentistes, disaient qu’il ne remarcherait pas. »

Un reportage de L’Autre JT sur le livre de Luz à paraître le 21 mai.

La dernière Une de Charlie Hebdo signée Luz à propos de laquelle Catherine Deneuve a déclaré : « Je ne l’ai pas vue. On ne peut pas demander à Charlie Hebdo de faire des photos réalistes non plus. Si c’est méchant, j’espère que c’est drôle. »

Le chagrin médiatisé de Jeannette Bougrab

vendredi 15 mai 2015

Le massacre de Charlie Hebdo, le 7 janvier a suscité, le jour même, l’apparition d’une foule d’« amis » des victimes se bousculant à l’antenne pour faire étalage de leur chagrin. Ce fut le cas de Jeannette Bougrab qui profita de l’occasion pour dévoiler une liaison avec Charb, dessinateur et directeur de Charlie Hebdo. Une révélation opportuniste, indécente, vite recadrée dans un communiqué par la famille de Charb.

Aujourd’hui, on peut lire dans Le Parisien (15.5.2015) :

« Dans son livre, elle explique que c’est son ami Richard Malka, avocat de « Charlie Hebdo », qui, fou de chagrin et épuisé de courir les plateaux, lui avait demandé d’aller à BFM. Cela vaudra à l’intéressée une mise au ban par la famille de Charb et un déferlement de haine sur les réseaux sociaux. « Une lapidation par voie de presse », écrit-elle, dénonçant « un entourage possessif, exclusif, intolérant, un clan d’aboyeurs ». »

Jeannette Bougrab qui depuis distille dans la presse (et à la télé américaine) des preuves de leur intimité (sur les conseils de Richard Malka ?), se dit prête à aller en justice pour qu’on reconnaisse sa relation avec Charb. Un objectif étonnant dont on a du mal à cerner la finalité (un certificat ?), en dehors de servir la promotion de son dernier livre « Maudites » (Albin Michel).

En illustration : Luz à l’enterrement de Charb évoquant lui aussi sa relation avec son ami : « Charb, je peux l’avouer enfin, je sais que tu ne m’en voudras pas de le révéler à ta famille, tes amis, tes camarades, tes lecteurs et lectrices… Charb, mon amant », « Ah, qu’est-ce qu’on s’est enculé toutes ces années ! Depuis que tu m’as fait découvrir les Dead Kennedys en 1991″. Certains l’ont cru…

LuzCharb