Fait d'images

le blog de françois forcadell – l'image dessinée dans l'actualité

Archive pour 2009

David Levine

Mercredi 30 décembre 2009

David Levine - Caricature de Jean RenoirDécès au États-Unis le 29 décembre 2009 du grand caricaturiste David Levine. Collaborateur de la New York Review of Books pendant plus de trente ans, ses dessins étaient diffusés dans le monde entier et ont été publiés dans les années 1970 par Le Nouvel Observateur.

David Levine -  Caricature de Prestobn SturgesDavid Levine a exposé à quatre reprises à la galerie Claude Bernard à Paris, en 1979, 1983, 1985 et en 1988. Le site de la galerie présente encore plusieurs de ses œuvres, notamment des peintures et une biographie complète de l’artiste. Il était né en 1926.

Merci à J-M Bertin.

Chat alors !

Mercredi 23 décembre 2009

Siné hebdo n°68 - Spécial Le Chat de GeluckCouverture « collector » (en illustration) pour Siné Hebdo cette semaine (n°68) avec un dessin de Geluck, collaborateur du journal depuis le n°1 et qui vient de réunir dans un album, « Geluck se lâche » (Casterman) la plupart des dessins parus depuis un an dans l’hebdomadaire.

Georges Wolinski

Vendredi 18 décembre 2009

Les romans photos du professeur ChoronLes amateurs du dessinateur Wolinski pourront finir l’année 2009 en regardant le 30 décembre sur France 5 à 1 heure, la quatrième rediffusion  du documentaire « Wolinski ne pense qu’à ça » de Véronique Jacquinet.

Premières diffusions les 1er mai 2008, 5 novembre 2009, et le 17 décembre 2009.

Présentation du film sur le site de France 5

Wolinski publie également aux éditions Drugstore (Glénat) « Les romans photos du Pr. Choron » dont il a signé les scénarios lors de leur publication dans Hara-Kiri mensuel. Photos Chenz.

Pitié pour Wolinski-

-

-

-

Le dessinateur de Charlie Hebdo, Paris Match, Le Journal du dimanche, que le nom de Choron ne semble plus embarrasser, publiera aussi en janvier « Pitié pour Wolinski » (Drugstore).

Présentation de l’éditeur :

« Cette fois, Wolinski a trouvé un sujet de choix pour exercer son redoutable sens de la critique et de la dérision ! Dessinateur de presse – près de 50 ans de carrière au compteur –, il revient à la bande dessinée pour régler ses comptes avec… lui-même. Et il y va franchement ! Comment a-t-il pu abandonner ses idéaux de jeunesse et décevoir ses amis ? Ses choix, ses revirements, sa conception de l’amour et du libertinage… il ne cache rien. Wolinski nous livre ainsi un fabuleux voyage à travers toute une époque, avec ceux et celles qui ont partagé sa vie : Cavanna, Reiser, Choron, Cabu…, les journalistes, les personnages politiques, les femmes, bien sûr, et surtout la sienne, Maryse. Humour, émotion, auto-analyse et no censure ! ».

Piem en vert

Mercredi 16 décembre 2009

Piem - La terre jusqu'au trognonLe 12 novembre le dessinateur Piem célébrait ses 86 ans. Une vie dédiée au dessin, il fut élève de l’affichiste Paul Colin, collabora plus de 30 ans au quotidien Le Figaro et à l’hebdomadaire Témoignage chrétien (entre autres journaux), et popularisa le dessin à la télévision avec sa participation aux émissions de Jacques Martin, Le Petit Rapporteur et La Lorgnette.

Auteur d’une vingtaine de livres de dessins d’humour, la plupart régulièrement réédités, il publie cette année « La terre jusqu’au trognon » (le Cherche midi), un cri d’alarme de 144 pages sur l’état de notre planète qui démontre que des dessins valent toujours mieux que de longs discours (…à Copenhague notamment).

Une partie du prix de vente du livre est reversée au WWF.

La Java de Siné Hebdo

Mardi 15 décembre 2009

Gérard Filoche évoque sur Twitter la soirée très amicale qui s’est déroulée le 14 décembre à La Java à Paris et qui célébrait les un an et plus de Siné Hebdo. À cette occasion étaient réunis la plupart de ceux qui ont contribué à faire vivre, autour de Siné et de Catherine Sinet, cette aventure éditoriale assez extraordinaire il faut bien le reconnaître.

La java - Un an de Siné Hebdo

De nombreux dessinateurs étaient présents, Berth, Geluck, Aurel, Lasserpe, Rémi Malingrëy, Jiho, Barros, Diego Aranega, Gab, Puig Rosado, Poussin, Mykaïa, Decressac, Avoine, Soulas, Bridenne, Mric, Carali, Pakman, Large, Faujour, Vuillemin, JY, qui côtoyaient l’équipe de l’hebdomadaire et les personnalités qui depuis le début apportent leur soutien en collaborant au journal ; Guy Bedos, Delfeil de Ton, Noël Godin, Éric Martin, Isabelle Alonso, Christophe Alévêque, Benoît Delépine, entre autres.

Béret baguette

Vendredi 11 décembre 2009

Courrier international N°997L’hebdomadaire Courrier International publie avec son n°997 (10-16.12.2009. en illustration) un supplément qui rassemble 100 dessins sur le thème « Ah, ces gaulois ! » La France et les Français vue par les dessinateurs de plusieurs pays, de la Suisse au Pays-Bas, en passant par Israël et le Burkina Faso.

Odile Conseil coordinatrice de l’album le présente ainsi :

« Telle n’était pas sa vocation initiale, mais cet ouvrage constitue, à sa manière, une contribution cosmopolite au débat sur l’identité française qui a cours en ce moment dans notre beau pays. L’identité française, elle apparaît dans les pages qui suivent, décrite, croquée, moquée – plus ou moins gentiment – par des dessinateurs du monde entier. »

Deux pages donnent la parole aux dessinateurs qui évoquent leur usage des clichés graphiques.

Dans le numéro de Courrier International, un article de la rubrique « Insolites » est consacré à Stephen Wiltshire, artiste autiste, qui redessine de mémoire des panoramiques de villes, New-York, Rome, Madrid, Tokyo, Jérusalem, qu’il a survolées en hélicoptère. Stephen Wiltshire possède sa propre galerie à Londres où il réside.

La planète de Glen Baxter

Jeudi 10 décembre 2009

Glen BaxterGlen Baxter publie Le Monde de Glen Baxter huitième opus de ce dessinateur humoriste anglais, totalement inclassable en dehors de la catégorie Glen Baxter. Depuis 1984, date à laquelle ses albums ont commencé à être publiés en France, son humour continue à fasciner des milliers de lecteurs, son fidèle éditeur, Hoëbeke, annonçant même que tous ses précédents albums sont quasiment épuisés.

Extrait de la présentation de l’auteur et du livre par l’éditeur :

« Baxter est considéré comme le maître absolu de l’humour anglais. […] ses personnages semblent sortir des illustrations réalisées pour la « Bibliothèque Verte », les récits de Jules Verne, ou la collection «Signe de piste». Son iconographie emprunte aussi à ces illustrations nostalgiques le principe d’une légende sous les dessins. Si certains éléments dans le dessin lui-même font déjà douter du bon sens de l’auteur, la légende fait basculer le lecteur dans un univers incongru voire délirant, anachronique, qui donne à l’ensemble un humour explosif, déstabilisant, d’un surréalisme inédit, qui provoque selon les lecteurs l’incompréhension absolue ou l’hilarité totale… »

Les dessins de cet album ont été pour la plupart publiés dans le quotidien Le Monde. En France, Baxter a publié ses dessins dans différents journaux comme Beaux-Arts ou l’hebdomadaire Télérama.

Glen Baxter expose jusqu’au 19 décembre 2009 à la Fondation d’entreprise Espace Écureuil, place du Capitole à Toulouse. Baxter présente lui-même son exposition sur TLT.
(Merci à Soulcié et le bonjour à Samson).

Dessins d’humour à Angoulême

Mardi 8 décembre 2009

angouleme-2010Une exposition consacrée aux « Dessinateurs d’humour » sera présentée dans le cadre du prochain festival de la BD d’Angoulême qui se déroulera du 28 au 31 janvier 2009.

Extrait de la présentation de l’événement par les organisateurs :

« Du dessin satirique originel naîtront deux grandes écoles du dessin de presse, assez différentes l’une de l’autre : le dessin politique et le dessin d’humour. Leurs intentions divergent. Le premier, héritier de la caricature, demeure lié à l’actualité dont il rend compte par la satire ; le second cherche des voies propres. « Le dessin doit se suffire, le gag doit être uniquement visuel », disait Chaval – l’un des plus illustres représentants du dessin d’humour avec Chas Adams, Saül Steinberg ou Sempé – pour définir cet absolu du dessin d’humour. Cette exposition inédite retracera la chronologie du dessin d’humour : caricaturiste, puis humoriste dans les années 50, cartoonist dans les années 60, il connaît diverses mutations qui fi nissent par imprégner le monde de la bande dessinée. Certains dessinateurs, avant-gardistes géniaux, ont influencé de façon décisive leurs confrères de la bande dessinée contemporaine, tout en marquant l’histoire de leur art d’une empreinte graphique indélébile. »

Dessin de Gus Bofa

-

Hôtel du Palais, place Francis Louvel. Du jeudi 28 au dimanche 31 janvier 2010

Rencontres autour du dessin d’humour tous les jours à 15h. Place Henri Dunant (accès par le 21 rue d’Arcole).

Cette exposition est coproduite avec la BPI et sera ensuite présentée à Paris au Centre Pompidou.

-

-

Illustrations :
l’affiche du festival 2010 créée
par son président le dessinateur Blutch,
et Gus Bofa © Éditions Cornélius.

De Daumier à… Daumier ?

Lundi 7 décembre 2009

Le dessin de presse, moins on en voit dans les journaux plus on en parle dans les colloques et les symposiums. Rappel, ce sera le cas le 9 décembre à la Bibliothèque Nationale de France de 14h à 18h, avec cette journée d’étude intitulée « Dessin de presse : patrimoine vivant d’hier et d’aujourd’hui ».

Au programme :

« Le dessin de presse est présent dans les collections de la BnF sous forme de milliers d’originaux, en particulier au département des Estampes et de la photographie, ou dans les périodiques conservés en majorité au département Droit, économie, politique. Le dessin satirique et d’humour prédomine. Il trouve ses origines dans des œuvres plus anciennes sous la pointe acérée d’un Callot ou le crayon d’un Daumier parmi tant d’autres artistes. La critique politique et sociale par le rire se perpétue jusqu’à nos jours même si l’on trouve dans la presse des dessins plus sérieux, dessins de prétoire ou illustrations d’articles. Permettre au public et aux chercheurs d’accéder à ces ressources est essentiel. Les intervenants de cet après-midi d’étude se proposent de donner un aperçu de la richesse de ce patrimoine iconographique ainsi que de montrer l’apport des nouvelles technologies pour sa mise en valeur et sa diffusion. »

Capture d’écran du site Caricatures et Caricature.

Capture d’écran du site Caricatures et Caricature.

Animée par Hélène Duccini (rédactrice web pour le site de l’Equipe Interdisciplinaire de Recherche sur l’Image Satirique) et Philippe Tastet (dessinatuer de presse qui accompagnera en direct les exposés par ses dessins), avec :
Michel Melot (conservateur général honoraire, ancien directeur du département des Estampes et de la photographie) : Introduction sur le dessin de presse et la caricature, Maxime Préaud (conservateur général, département des Estampes et de la photographie) : Les almanachs muraux illustrés sous le règne de Louis XIV : propagande et communication par l’image, Scylla Morel (doctorante à l’Université de Versailles Saint-Quentin-en -Yvelines) : Dessins de Tim au département des Estampes et de la photographie : de l’original au pastiche, Guillaume Doizy (webmestre du site caricaturesetcaricature.com), Charb (dessinateur de presse et directeur de Charlie Hebdo), Chimulus (dessinateur de presse) : Dessin de presse et Internet, Christian Delporte (professeur d’histoire contemporaine à l’Université de Versailles Saint-Quentin-en- Yvelines) : Caricature – violence, censure et liberté : mise en perspective historique, Philippe Mezzasalma (conservateur, chef du service presse, département Droit, économie, politique) : Dessin de presse et numérisation à la BnF.
Modératrice : Héléne Duccini (maître de conférences honoraire en Histoire moderne à l’université de Paris X – Nanterre)

À lire en complément à cette journée l’entretien accordé par Martine Mauvieux, responsable du dessin de presse au Cabinet des Estampes de la Bibliothèque nationale de France, au très intéressant site Caricatures & Caricature.

Bibliothèque Nationale de France, Quai François Mauriac, 75013 Paris.

cabu-nord-eclairDe Cabu à… Siné !

On parle beaucoup de dessin de presse dans la presse, là aussi à défaut d’en publier. L’Alsace.fr passe en revue les livres parus en cette fin d’année, Plantu, Hara-Kiri, Delambre, et Nord Éclair nous fait part des confidences professionnelles de Cabu, invité le 6.11.2009 de l’Université populaire de Lille.

Extrait de l’article impertinent de Youenn Martin :

« Siné. Cabu élude d’abord la question. « Dans une économie libérale, c’est normal qu’il y ait de la concurrence, non ? » Mais un homme dans le public revient à la charge. « Non, je ne vais pas rejoindre Siné Hebdo, ce serait plutôt à Siné de revenir à Charlie Hebdo », répond le dessinateur, oubliant que Siné a été tout bonnement mis dehors de l’hebdomadaire satirique par Philippe Val. »

La débandade dessinée / suite de la suite

Jeudi 3 décembre 2009

Ce blog, par l’intermédiaire d’un article de l’excellent site ActuaBD.com (23.11.2009) soulevait le problème de l’exploitation par les éditeurs des auteurs de bande dessinée, de plus en plus nombreux et de moins en moins payés pour leur travail. Cette polémique lancée dans le magazine DBD par Henri Filippini a eu des suites puisque ce dernier, toujours sur le site ActuaBD, a publié un billet d’humeur sous le titre : « Battez-vous, nom d’un schtroumpf » et que le dessinateur Jacques Terpant lui donne raison dans une tribune libre.

Extraits :

[…] « Pourquoi a-t-il raison ? Car tout a changé. On voit aujourd’hui exister des maisons d’édition avec des catalogues volumineux dont les chiffres des meilleures ventes, auraient été considérés, il y a vingt ans, comme des échecs commerciaux retentissants. Pourtant, ces maisons prospèrent, éditent toujours plus et souvent mieux. Ces éditeurs font leur métier.
Mais si ces maisons d’éditions peuvent vivre de ces faibles tirages, c’est parce que leurs auteurs n’ont plus de prix, Beaucoup reçoivent une avance ridicule qu’ils acceptent avec le rêve secret que la gloire les prendra un jour dans ses bras parfumés, et là, on verra ce que l’on verra ! Sans avoir, hélas, compris que l’éditeur concerné vit de son rêve, comme autrefois l’éditeur dit « à compte d’auteur », en accumulant une suite de petits bénéfices sur de petits tirages. Mais cet éditeur ne lui donnera jamais les moyens de passer à la dimension supérieure, lui préférant toujours un nouvel arrivant encore moins exigeant qui, du fond de la cuisine de chez maman ,où il vivra encore 15 ans, se prépare à montrer son œuvre à un public qui l’attend : « Bon, il ne m’a pas proposé d’argent pour le premier album, mais si cela marche… » Le jeune auteur est (je sais que la comparaison est risquée) comme un travailleur sans papier : il n’aura du travail que s’il accepte des conditions de travail encore plus basses que son frère immigré en situation légale qui, lui-même, était moins cher que…. Etc. » […]

[…] « Il est bien difficile de lutter contre l’évolution d’un métier, mais là où Filippini a encore raison, c’est que nous en sommes en partie responsables. Les auteurs ne se parlent pas de leurs tirages, de leur situation véritable, de leurs contrats, Nous sommes des caricatures d’individualistes forcenés. C’est la raison principale de la situation qui est la nôtre Aux Etats-Unis, un écrivain qui veut éditer cherche d’abord un agent littéraire qui va défendre ses intérêts. Ce métier débute tout juste en France. Je me souviens de l’un d’eux qui avait pouffé de rire en lisant le contrat d’un écrivain français pourtant reconnu et bon vendeur. Nous sommes devenus des écrivains, nous en avons le statut depuis que la presse a disparu. Voilà un terrain à débroussailler, mais vite, les ronces deviennent étouffantes. »[…]

En tout cas le débat sur ce sujet de l’argent souvent tabou dans le milieu de l’image dessinée est ouvert, sur ActuaBD.com notamment.

Capture d’écran du site Actua BD.

Capture d’écran du site Actua BD.