Fait d'images

le blog de françois forcadell – l'image dessinée dans l'actualité

Archive pour le mot-clef ‘Reiser’

Glénat de retour dans les kiosques avec Cabu

vendredi 6 avril 2018

Présentation de l’éditeur :

“À l’occasion du cinquantième anniversaire de Mai 68, les éditions Glénat présentent les meilleurs extraits et planches des aventures du Grand Duduche dans un numéro de 100 pages qui resitue le personnage dans la vie et l’œuvre de Cabu, tué lors de l’attentat contre Charlie Hebdo en 2015.

Ce numéro, en kiosques dès le 26 avril, sera tiré à 40 000 exemplaires et proposé au prix de 6.95 €. Disponible pour une durée de 2 mois, il inaugure le grand retour de Glénat en presse avec le lancement de la collection « Glénat présente » : une série de magazines reprenant les œuvres des plus grands auteurs de la bande dessinée d’humour autour de compilations thématiques.

Ainsi, les lecteurs auront le plaisir de retrouver Vuillemin et ses sales blagues le 26 juin ; Les Voyages de Wolinski dès le 26 août ; et enfin, pour conclure l’année en beauté, Les Femmes de Reiser à partir du 26 octobre.”

Quelques dessins d’humour

vendredi 19 mai 2017

Autrefois, le dessin d’humour était un genre reconnu en tant que tel et une excellente école de concision (une idée, un dessin) pour ceux qui se sont ensuite dirigé vers le dessin politique ou satirique (on dit aujourd’hui “dessin de presse”) comme Siné, Reiser, Wolinski, Cardon, Gébé, Cabu (entre autres).

Aujourd’hui rares sont les dessinateurs qui choisissent cette voie unique et tentent de suivre les traces profondes des Sempé, Voutch, Desclozeaux, Bridenne, Kiraz, pour n’évoquer que quelques-uns encore vivants.

Parmi eux on peut cependant citer Olivier Tallec (éditeur Rue de Sèvres) et François Maumont. Ce dernier expose en ce moment et jusqu’au 31 mai 2017 à la Galerie Glénat, Carreau du Temple, 22, rue de Picardie 75003 Paris. A noter que le samedi 27 mai il y dédicacera de 15 à 18h son livre “ Le vin, petite cuvée illustrée”.

Remerciements à Gabs.

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Un album de Chimulus

mardi 15 novembre 2016

chimulus-couvertureUne carrière de dessinateur c’est long. Très long. Il faut d’abord trouver son style, rôder son humour, publier quelque part, et ne jamais baisser les bras. C’est d’autant plus long si on vit à l’ombre de son père qui exerce déjà ce métier.

Chimulus, Michel Faizant, était malgré lui le fils de Jacques Faizant célèbre dessinateur d’humour et éditorialiste du très à droite quotidien Le Figaro.

Chimulus ne partageait pas les idées politiques de son père, loin de là. Alors il a longtemps dessiné pour divers titres La Tribune, Elle, Presse Océan, la presse d’entreprise, sur des sujets très éloigné de l’actualité et des remous de ce monde.

Et puis son père est décédé et un autre Chimulus s’est révélé. Drôle, caustique, grinçant, un humour mis en valeur par un trait expressif, en parfaite adéquation avec les idées.

Un « nouveau » Chimulus qui a investi Internet et drainé quotidiennement à chaque dessin publié des milliers de lecteurs, plusieurs milliers. Un fan club fidèle qui l’a suivi sur Rue 98, puis sur Urtikan.net premier hebdomadaire satirique sur le web dont il était un des piliers. Puis Siné hebdo, Marianne, entre autres, ont publié ses dessins. Il y a du Bosc, du Reiser, du Wolinski, dans ses dessins, aucune trace de Faizant, mais surtout beaucoup de Chimulus.

Michel Faizant nous a quitté en septembre des suites d’un cancer fulgurant, il nous laisse les dessins de Chimulus, va falloir faire avec. ff

Chimulus Dessins malfaisants (éditions Iconovox). Tirage limité, on peut déjà le commander sur le site : editions.iconovox.com

Wolinski pour ceux qui n’ont jamais osé l’aimer

jeudi 10 novembre 2016

15003221-1513091618707029-6356221017720288620-o« Le bonheur est un métier » (Glénat) est un des meilleurs livres de Wolinski. Georges Wolinski y raconte sa vie, son travail, on y croise Cavanna, Siné, Reiser, Choron, et c’est passionnant car cette autobiographie, composée de ses textes et de ses dessins mis en perspective par Virginie Vernay, révèle tout ce qui donne corps à l’œuvre d’un auteur.

Toute sa vie Wolinski en a agacé plus d’un avec sa fausse nonchalance et ses gros cigares, ce n’était pourtant qu’une carapace pudique derrière laquelle il s’amusait à observer en toute liberté ses contemporains. L’ensemble de ses dessins, et ce livre en particulier, traduisent parfaitement son plaisir à vivre son époque, et surtout son métier.

La postface du livre reprend le texte d’Elsa Wolinski, sa fille, paru dans le magazine Elle en janvier 2015.

A l’occasion de la parution de ce livre, Arte propose cinq petits films autour du livre avec la participation de sa femme Maryse Wolinski, de Martine Mauvieux de la Bnf, de Caroline Mangez, rédactrice en Chef “actualités” à Paris-Match, de Jacques Glénat éditeur, et de Joël Garestier, maire de la Commune de Saint-Just-Martel : http://info.arte.tv/fr/le-bonheur-est-un-metier-wolinski-raconte-wolinski

La formidable épopée de la satire en France

mercredi 28 septembre 2016

Dans « Revue de presse », album sous-titré « petite histoire des journaux satiriques et non-conformistes », on croise Charles Philipon, J.J Grandville, André Gill, Jossot, Paul Iribe, Jean-Jacques Pauvert, Siné, Pr Choron, Cavanna, et toute la bande Cabu, Gébé, Willem, Reiser, Wolinski, Carali, Delfeil de Ton, Pierre Fournier, Fred, Vuillemin, mais aussi Eric Martin, Charlie Schlingo, Lindingre, Charb. Sont également cités les journaux Bizarre, Libération, L’idiot international, Le Canard enchaîné, Charlie Hebdo, Jalons, Infos du monde, Actuel, L’Echo des Savanes, La Grosse Bertha, Le Psikopat, et Fluide glacial qui édite ce livre.

C’est dire si l’ouvrage est bien documenté. Le tout est astucieusement raconté par Toma Bletner qui a « baigné dans l’univers de la presse depuis l’enfance », et brillamment mis en images, et avec beaucoup d’humour, par Romain Dutreix.

Dans le texte de présentation de l’éditeur on peut lire : « Depuis la révolution de 1789, la France cultive une tradition journalistique mettant sans cesse à l’épreuve la liberté d’expression. C’est pourquoi la satire, l’irrévérence sont devenus un véritable sport national ! », « Revue de presse » en porte le témoignage.

La publication de cette série de strips avait débuté en 2015 dans Libération à l’initiative d’Alain Blaise, et a continué dans Fluide glacial l’année suivante.

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Disparition du dessinateur Manfred Deix

vendredi 1 juillet 2016

51UK3tV66AL._SX378_BO1,204,203,200_Lu dans Le Monde du 28 juin 2016 (article  payant) :

“Dessinés par lui avec un soin maniaque, ses compatriotes autrichiens étaient irrémédiablement laids, bêtes et méchants. Ils ont perdu l’un de leurs plus féroces critiques en la personne du caricaturiste Manfred Deix, mort samedi 25 juin, à 67 ans, au terme d’une longue maladie, dans sa région natale de Basse-Autriche, où il vivait en compagnie de son épouse et de leurs 37 chats.

Moins connu que l’écrivain Thomas Bernhard ou le cinéaste Michael Haneke, Deix a participé à sa manière, durant les années 1980, à la démolition de l’image sucrée que l’Autriche avait construite d’elle-même après la seconde guerre mondiale comme la patrie de Mozart et de l’impératrice Sissi – surtout pas celle d’Adolf Hitler.

Deix 2016Il prenait un malin plaisir à faire sauter la frontière du « politiquement correct », et plus encore celle du mauvais goût. S’il faut lui chercher une parenté en France, ce serait du côté de Reiser et de son « Gros Dégueulasse », plus que de celui de Wolinski ou de Plantu.

Il a donné des dessins à Charlie Hebdo en signe de solidarité après l’attentat meurtrier de janvier 2015 : la satire, écrivait-il, « a tous les droits et tous les devoirs » – à condition, ajoutait-il cependant, « de ne pas allumer des incendies ».”

En France, ses dessins ont été publiés par Actuel et surtout Hara-Kiri mensuel.

Illustrations extraites de l’article (en anglais) publié sur le blog du dessinateur Bado.