Fait d'images

le blog de françois forcadell – l'image dessinée dans l'actualité

Archive pour le mot-clef ‘Bosc’

Un album de Chimulus

mardi 15 novembre 2016

chimulus-couvertureUne carrière de dessinateur c’est long. Très long. Il faut d’abord trouver son style, rôder son humour, publier quelque part, et ne jamais baisser les bras. C’est d’autant plus long si on vit à l’ombre de son père qui exerce déjà ce métier.

Chimulus, Michel Faizant, était malgré lui le fils de Jacques Faizant célèbre dessinateur d’humour et éditorialiste du très à droite quotidien Le Figaro.

Chimulus ne partageait pas les idées politiques de son père, loin de là. Alors il a longtemps dessiné pour divers titres La Tribune, Elle, Presse Océan, la presse d’entreprise, sur des sujets très éloigné de l’actualité et des remous de ce monde.

Et puis son père est décédé et un autre Chimulus s’est révélé. Drôle, caustique, grinçant, un humour mis en valeur par un trait expressif, en parfaite adéquation avec les idées.

Un « nouveau » Chimulus qui a investi Internet et drainé quotidiennement à chaque dessin publié des milliers de lecteurs, plusieurs milliers. Un fan club fidèle qui l’a suivi sur Rue 98, puis sur Urtikan.net premier hebdomadaire satirique sur le web dont il était un des piliers. Puis Siné hebdo, Marianne, entre autres, ont publié ses dessins. Il y a du Bosc, du Reiser, du Wolinski, dans ses dessins, aucune trace de Faizant, mais surtout beaucoup de Chimulus.

Michel Faizant nous a quitté en septembre des suites d’un cancer fulgurant, il nous laisse les dessins de Chimulus, va falloir faire avec. ff

Chimulus Dessins malfaisants (éditions Iconovox). Tirage limité, on peut déjà le commander sur le site : editions.iconovox.com

L’Atelier An-Girard ferme définitivement

lundi 30 mai 2016

Le mardi 31 mai 2016 à 18h 30 l’Atelier An-Girard, galerie créée par Danièle Delorme et animée par Marie-France Beaucourt, fermera définitivement ses portes. Les dessinateurs pour qui la galerie a longtemps été un des rares lieux parisiens où ils pouvaient se rencontrer lors des vernissages, sont invités à venir nombreux.

Photo (triste)  Atypical60

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Texte de Janine Kotwica publié sur Facebook et sur son blog :

13305062_1240695025942576_3835121441495456439_o« L’Atelier An Girard, rue Campagne première, se trouve à deux pas du lieu où fut tournée la mythique scène finale d’À bout de souffle. Le lieu était convivial, exigeant dans ses choix, et privilégiait le dessin d’humour et l’illustration. Les vernissages y étaient animés, et tout ce qui compte dans le monde du graphisme envahissait alors gaiement les trottoirs, l’annexe d’en face et le bistrot d’à côté. Aidées efficacement par Marie-France Beaucourt, l’actrice Danièle Delorme et sa soeur Théote Grière s’étaient d’abord fixé comme objectif la valorisation de l’œuvre de leur père, le peintre, affichiste et dessinateur satiriste André Girard (1901-1968), puis elles ont jeté leur dévolu sur une joyeuse pléïade d’artistes, vivants ou décédés, éditant un catalogue pour chaque exposition. Se sont succédées, sur leurs cimaises, les œuvres de personnalités aussi différentes que Lionel Koechlin et Bosc, André François et Lécroart, Daniel Maja et Christophe Besse, Alexandre Trauner et Mose, Gus Bofa et Serge Hambourg, Karel et Cabu, Chaval et Trez, Blachon et Tetsu, et bien d’autres encore, sans oublier Avoine, ami de Guy Billout, qui l’avait introduit dans ce cénacle très masculin. Depuis, hélas! Danièle Delorme s’en est allée divertir les anges par delà les nuages, sous les applaudissements de ses collègues acteurs et les regrets du monde des arts graphiques.
La galerie, après une ultime exposition consacrée à André Girard, ferme ses portes. »

Illustration, peinture d’André Girard.

Fermeture, hélas définitive, de la galerie An. Girard

lundi 23 mai 2016

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Le 31 mai 2016 à 18h 30, on partagera le « dernier verre de l’amitié » à la galerie Atelier An. Girard, un des rares endroits à Paris où l’on a pu voir exposés, depuis 1999, les dessinateurs Gus Bofa, Chas Laborde, Chaval, Bosc, Mose, André François, Beuville, Gébé, Gourmelin, Barbe, Kerleroux, Pierre Fournier, Lécroart, Boll, Cambon, Christophe Besse, Antonelli, Vial, Mougey, Trez, Soulas, Blachon, Napo, Maja, Lionel Koechlin, Guy Billout, Hin, Samson, Avoine, Jy, et bien d’autres. Liste complète et dessins sur le site http://www.atelier.angirard.com/.

Cette galerie avait été voulue par Danièle Delorme pour rendre hommage à son père le dessinateur André Girard* et pour promouvoir le dessin d’humour, l’illustration, sans oublier la photo une fois par an. Après la disparition l’an passé de l’actrice et productrice, ses héritiers ont semble-t-il eu d’autres priorités et ont décidé de la fermer définitivement.

Nul doute que les dessinateurs et les amateurs éclairés seront nombreux le 31 mai au 6 rue Campagne-Première, ne serait-ce que pour remercier Marie-France Beaucourt qui fut pendant de longues années l’âme bienveillante et attentionnée de ce lieu.

*La galerie An. Girard, 7, rue Campagne Première, 75014, présente actuellement des peintures et dessins de André Girard (1901-1968).

En illustrations, l’affiche de l’exposition Gus Bofa, Beuville, Gourmelin, Fournier, Gébé, et Mose.

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Hommage à Jacques Sternberg à Trouville

jeudi 10 mars 2016

705_JS-un-amoureux-copieJacques Sternberg (1923-2006) était un écrivain et un passionné du dessin d’humour. Dans les années 1960-70, par ses écrits et en les publiant, il a contribué à faire connaître nombre de dessinateurs, parmi lesquels on peut citer Maurice Henry, Tetsu, Chaval, Mose, Gourmelin, Bosc, Siné, Fred, Sempé, Wolinski, Folon, Gébé, Reiser, Topor, etc.

Du 4 avril au 3 juin 2016, la ville de Trouville présentera l’exposition « Sternberg à Trouville – Un amoureux de la mer », organisée par Dominique Vautier et l’Association du Patrimoine artistique.

Cette exposition a déjà été présentée à Bruxelles en 2014.

Le dessin de l’affiche est signé Roland Topor.

Disparition de Danièle Delorme

lundi 19 octobre 2015

vitrine_photo_an-girardDécès de Danièle Delorme, actrice, productrice de cinéma, épouse du réalisateur Yves Robert, à l’âge de 89 ans. Si ce blog en parle c’est qu’elle était aussi la fondatrice de l’Atelier-An. Girard, une galerie spécialisée dans le dessin d’humour et l’illustration ouverte en hommage à son père le dessinateur André Girard (1901-1968).

D-Delorme-5Avec la complicité de Marie-France Beaucourt, elle avait présenté dans ces lieux les dessins de Beuville, André François, Gus Bofa, Mose, Pierre Fournier, André Girard, Alexandre Trauner, Mougey, Sliva, Cabu, Jy, Gébé, Bosc, Gourmelin, Vial, Chaval, Lionel Koechlin, Maja, Trez, Antonelli, Kerleroux, Blachon, Avoine, Barbe, Cambon, Napo, Tetsu, Chas Laborde, Soulas, Guy Billout, Lécroart, Samson, Hin, Simon, Christophe Besse, Boll.

Par la qualité de sa programmation la galerie est un rendez-vous incontournable pour tous les passionnés de dessin et d’humour et il faut espérer qu’il en sera encore ainsi longtemps.

Atelier An. Girard, 7, rue Campagne Première – 75014 Paris – e-mail : atelier@angirard.com

Le site de l’Atelier An. Girard.

En illustration, la couverture de « Demain, tout commence », ses mémoires publiées en 2008 (Robert Laffont).

Fecocorico publie son n°13

vendredi 28 novembre 2014

fecocorico13-couvQue s’est-il passé dans le (petit) monde du dessin de presse, de l’humour, et de la caricature ces derniers mois ? On peut en avoir un aperçu dans le le numéro 13 de Fecocorico, publication de la Feco France, qui vient de paraitre (couverture en illustration, dessin de Brito).

Au sommaire : une compilation de dessins sur Nicolas Sarkozy vu par les dessinateurs de Feco-France, un compte-rendu du dernier festival de Saint-Just le Martel, un hommage de Brito à Alain Grandremy disparu récemment, plusieurs pages sur l’exposition Bosc présentée jusqu’en mars 2015 au Musée Tomi Ungerer à Strasbourg, un portrait du dessinateur Bertrand Daullé, le « dévernissage » de l’exposition Avoine à Grenoble, l’exposition « Quelle connerie la Guerre ! » de Cartooning for Peace à Paris, la renaissance du festival de Saint-Jean-Cap-Ferrat avec la venue très exceptionnelle de Cabu, et un article sur celui de L’Estaque à Marseille. A noter une pleine page de soutien à Siné mensuel et à son appel aux dons. Jean-Marie Bertin consacre, lui, sa chronique « rétro » toujours très bien documentée, aux Fables de La Fontaine vues par les dessinateurs.

Fecocorico peut être lu ou téléchargé avec ce lien :http://www.fecocorico.fr/