Fait d'images

le blog de françois forcadell – l'image dessinée dans l'actualité

Archive pour le mot-clef ‘Morez’

Braderie de dessins en salle des ventes

mercredi 9 mars 2016

Jean BellusDes dessins de Cabu pour 150, 180, 200 euros, un dessin de Calvi à qui Cabu avait fait un procès pour plagiat, 320 euros. Trois petites aquarelles des Vieilles dames de Jacques Faizant à 520 euros, un dessin de Mick ( ?) 450 euros, une caricature de Johnny Hallyday en noir & blanc par Morchoisne, 450 euros, un dessin de Morez, 580 euros. 800 et 1000 euros pour deux dessins en couleurs de Vial, meilleurs scores de la vente, 3 dessins de Wiaz 500 euros chacun, aucun Vuillemin acheté, ce sont quelques-uns des résultats de la vente organisée le 5 mars 2016, par Me Cornette de St Cyr, assisté des deux « experts » Michel Roudillon et Xavier Guénant.

Les autres originaux, lorsqu’ils se sont vendus, ont été bradés entre 80 et 320 euros avec une moyenne autour de 100 euros, ce qui a permis aux amateurs de faire quelques affaires, même si beaucoup de dessins proposés semblaient provenir de fonds de tiroirs.

Les résultats complets de la vente en images : http://www.cornettedesaintcyr.fr/flash/index.jsp?id=26480&idCp=124&lng=fr&npp=10000

En illustration, un dessin de Jean Bellus utilisé en couverture du catalogue, vendu 350 euros.

Merci à Chimulus.

Vente de dessins de Loup, Cabu, Bellus, Rousso, etc.

lundi 29 février 2016

Bellus St Cyr« Dessins de presse, XXème siècle », c’est le titre de la vente de dessins de Loup (13 dessins), Cabu (6 dessins), Chimulus, Wiaz, Vial, Lebon, Rousso (20 dessins), Dobritz, Morez, Trez, Barberousse, Bellus, Calvi (dessins signés Clivanel), Redon, Aramis, Dubouillon, Effel, Gus, Innocent, Kb2, Lap, Morchoisne, Napo, Pichon, Puig Rosado (18 dessins), Pinatel, Soupault, Siné (2 dessins), Tetsu (12 dessin), Vuillemin (5 dessins), le 5 mars 2016, à 14h 30, 6, avenue Hoche, 75008 Paris, organisée par Maître Cornette de Saint-Cyr.

La totalité des dessins est visible sur le site de l’étude :

http://www.cornettedesaintcyr.fr/html/index.jsp?id=26480&lng=fr&npp=10000

Comme d’habitude le “travail” des “experts” est toujours approximatif lorsqu’il s’agit de dessins de presse : les dessins de Kamb présentés comme étant ceux de Innocent, Faizant annoncé alors que ce sont des dessins de Michel Faizant / Chimulus, un dessin de Piem attribué à Pichon, sans oublier des dessins de Loup “réalisé sur le plateau de TF1, pour l’émission «Droit de réponse» de Michel Polac” alors qu’ils étaient dessinés chez lui pour être diffusés dans la séquence “Rebuts de presse” à laquelle participaient également Cabu et Siné.

Les “experts” ? On retrouve dans cette vente Michel Roudillon et Xavier Guénant “spécialiste du dessin de presse”, qui officiaient déjà pour les ventes de l’étude Marie-Françoise Robert (aujourd’hui fermée),  avec la particularité pour Xavier Guénant de mettre en avant les dessinateurs d’extrême-droite.

En illustration la couverture du catalogue (signée Bellus) et un dessin de Vuillemin (lot n°323).

323

Rétrospective Bosc au Musée Tomi Ungerer à Strasbourg

mercredi 8 octobre 2014

Boll, Mose, Chaval, Trez, Morez, Loup, Tetsu, Wolinski, Puig Rosado, Bretécher, André François, Sempé, Maurice Henry, participent à travers leurs dessins à l’exposition « Bosc, de l’humour à l’encre noire » (voir blog du 23.9.2013) présentée par le Musée Tomi Ungerer à Strasbourg du 17 octobre 2014 et jusqu’au 1er mars 2015. A noter la participation exceptionnelle d’Alain Blaise, directeur artistique de Libération, grand connaisseur de l’œuvre de Bosc, avec un portrait hommage (illustration).

Blaise_Bosc

Jean-Jacques Pauvert aimait aussi le dessin

dimanche 28 septembre 2014

Bizarre36-37Jean-Jacques Pauvert qui vient de décéder à l’âge de 88 ans a été l’éditeur de nombreux ouvrages consacrés à l’érotisme et au Marquis de Sade, mais il a aussi été l’éditeur historique de Siné dont il publiera en 1955 le premier livre « Complaintes sans paroles ».

La même année il reprend la revue Bizarre, créée par Éric Losfeld, une publication qui compte parmi ses collaborateurs Raymond Queneau, Jean-Christophe Averty, François Caradec, Michel Leiris, Michel Laclos, Jacques Sternberg, mais aussi les dessinateurs Cardon, Siné, Wolinski, Topor, Magritte, Gourmelin, Folon, Chaval, Fred, Gébé, Mose, Solo, Ylipe, Cabu, Maurice Henry, Copi, Grove, Tetsu, Morez, Avoine, Bonnot, entre autres.

Jean-Jacques Pauvert publiera ensuite d’autres livres de Siné «Portée de chats » (1957), «Les proverbes» (1958), «Les Chats» (1959), «Tout ça n’est rien quand on a la sainteté» (1959), «Dessins avariés» (1960), «Dessins de l’Express – tome 1 » (1961), « Dessins de l’Express – tome 2 » (1963), «Haut le cœur ! » (1965), «C.I.A.» (1968), et «Erotissiné» (1980).
 
En 1961, Jean-Jacques Pauvert aidera Siné à créer l’hebdomadaire « Siné Massacre » (mensuel pour les deux derniers numéros) qui ne verra paraître que 9 numéros et récoltera 9 procès.

Lors des évènement de mai 1968, Jean-Jacques Pauvert aide encore Siné à la création de « L’Enragé » qui n’aura que 12 numéros mais le journal donnera l’idée à Cavanna, Georges Bernier-Pr Choron, et à l’équipe du mensuel Hara-Kiri, de créer en 1969 « L’Hebdo Hara-Kiri » qui deviendra par la suite « Charlie Hebdo ».

Les mots de Morez

mercredi 11 décembre 2013

« Le retour inattendu de Morez »  titre le site ActuaBD.com (en général plus spécialisé dans la bande dessinée), en présentant  « A fou rismes », un livre d’aphorismes illustré de dessins, qui vient de paraître au Cherche midi. Didier Pasamonik consacre un article à ce dessinateur d’humour qui connut le succès dans les années 1960-1980 et qui arrêta ce métier en 1986 pour revenir à la peinture, un art dans lequel il avait brillamment débuté avant-guerre à l’âge de 16 ans. Extrait :

« À la libération, son élan est brisé, il devient dessinateur de presse. Son humour philosophique s’inscrit dans la trace des cartoonists américains et cousine avec Chaval et un de ses amis qui commence en même temps que lui : Sempé. Il publie d’abord dans la presse communiste : il est le premier dessinateur français à publier dans Krokodil, le fameux magazine d’humour russe, avant de s’en faire virer pour un dessin qui déplut à Moscou.

Mais sa réputation d’humoriste est faite : on le lit bientôt dans France Dimanche (qui n’était pas le nanard que c’est devenu maintenant), Le Figaro Littéraire, Paris Match, Jours de France, mais aussi dans Lui et dans Bizarre. Son talent passe les frontières : le Punch en Angleterre, Panorama en Italie,… Plus de 10 000 dessins en tout.

Au décès de sa femme, il revient à la peinture où il recommence à intéresser les collectionneurs avec une œuvre très intimiste dont la dimension surréaliste fait penser parfois à Chirico. Le monde du dessin d’humour l’oublie peu à peu, mais pas René Goscinny dont il était un des intimes. Goscinny et lui s’amusaient comme des fous quand ils étaient ensemble, c’était un festival d’humour permanent, une joute dont aucun des deux protagonistes ne sortait vainqueur, si ce n’est parce que son adversaire était mort de rire. »

 

L’article intégral d’ActuaBD.