Fait d'images

le blog de françois forcadell – l'image dessinée dans l'actualité

Archive pour le mot-clef ‘Cabu’

Une exposition Cabu à Saint Just-le-Martel

vendredi 2 juin 2017

Après l’inauguration d’une place Georges Wolinski  en présence de Maryse Wolinski (photo L’Echo.info), le Centre permanent du dessin de presse de St Just-le-Martel rend hommage à Cabu avec l’exposition Le journal des Présidents adaptée de son dernier livre posthume (Michel Lafon. A noter qu’un livre de Cabu illustrant des textes de Charles Trenet devrait paraître chez ce même éditeur). Du 23 juin au 14 août 2017.

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Quelques dessins d’humour

vendredi 19 mai 2017

Autrefois, le dessin d’humour était un genre reconnu en tant que tel et une excellente école de concision (une idée, un dessin) pour ceux qui se sont ensuite dirigé vers le dessin politique ou satirique (on dit aujourd’hui “dessin de presse”) comme Siné, Reiser, Wolinski, Cardon, Gébé, Cabu (entre autres).

Aujourd’hui rares sont les dessinateurs qui choisissent cette voie unique et tentent de suivre les traces profondes des Sempé, Voutch, Desclozeaux, Bridenne, Kiraz, pour n’évoquer que quelques-uns encore vivants.

Parmi eux on peut cependant citer Olivier Tallec (éditeur Rue de Sèvres) et François Maumont. Ce dernier expose en ce moment et jusqu’au 31 mai 2017 à la Galerie Glénat, Carreau du Temple, 22, rue de Picardie 75003 Paris. A noter que le samedi 27 mai il y dédicacera de 15 à 18h son livre “ Le vin, petite cuvée illustrée”.

Remerciements à Gabs.

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Cabu Président

mercredi 19 avril 2017

Le_journal_des_presidents_hdSurtout ne pas se laisser distraire par le titre de circonstance du dernier livre posthume de Cabu « Le journal des Présidents » (Michel Lafon). Ce recueil de dessins, est un hommage à son immense talent de dessinateur, comme chacun de ses livres, mais surtout un manuel du dessin de presse à l’usage de tous ceux qui se destinent à ce métier (peut également être utile à ceux qui chercheraient à se perfectionner).

Grâce à de nombreux documents montrés dans leur « jus », ses esquisses, ses dessins au crayon, ses fameux collages, ses retouches, on réalise le cheminement créatif nécessaire à la conception d’un dessin.

Cabu était très doué dans des genres aussi différents que la caricature, le dessin de reportage, et même la bande dessinée, et tout son art consistait à passer habilement de l’un à l’autre, insufflant à chacun le dynamisme de son trait, la lisibilité de l’image, et son humour iconoclaste.

Longtemps je me suis plaint qu’en France, Honoré Daumier (1808 – 1879) soit toujours cité comme la référence incontournable du dessin satirique, il serait temps que Cabu le rejoigne (avec d’autres) dans ce Panthéon.

Bon, reste à évoquer la préface d’un certain Philippe Val qui comme d’habitude étale son art de la citation et du concept abscons tout en continuant à se prévaloir de sa proximité avec celui qu’il a pas mal entourloupé pour arriver à ses fins, dommage. Commencez plutôt la lecture par la lettre de Barack Obama qui termine ce livre, et là c’est la classe internationale. Celle de Cabu. ff

A saluer également le remarquable travail de sélection (le préambule est savoureux), de mise en valeur des dessins, et la maquette signée Harold Peiffer.

Quel dessin de presse ?

vendredi 31 mars 2017

france-cartoons-mag1couveLogo France-CartoonsAprès diverses péripéties la FECO-France a quitté FECO-International (FEderation of Cartoonists Organisation) pour devenir France Cartoons, une nouvelle association présidé par Pierre Ballouhey et dont l’objet est « de créer un réseau de communication entre ses adhérents et les autres dessinateurs de presse et caricaturistes existant dans le monde, afin de promouvoir et d’encourager, sous le dénominateur commun du dessin d’humour, la bonne volonté et l’amitié entre les hommes. »

L’association a publié en janvier le n°1 de son web-mag France Cartoons, consultable en ligne gratuitement. Couverture en illustration, dessin de Adene. Le n°2, mars-avril ne devrait pas tarder.

Humeur (qui ne va pas plaire)

Seul problème de ce type d’association, comme d’ailleurs celui de quelques sites et festivals, c’est celui de mélanger allègrement les professionnels qui gagnent leur vie avec ce métier (de plus en plus mal) et la cohorte de dessinateurs « de presse » autoproclamés (surtout depuis le 7 janvier 2015) ne publiant nulle part mais qu’on voit beaucoup sur les réseaux sociaux, et qui, lorsqu’ils sont sollicités, acceptent des tarifs de parution défiant toute concurrence.

Que nombre de passionnés de dessin s’expriment est une bonne chose, et qui sait même si l’un ou l’une d’entre eux ne succèdera pas un jour à Willem, Cardon, voire Plantu ? Mais peut-être faudrait-il qu’ils aient un minimum d’exigence sur leur travail, recherche des idées, originalité du trait, et surtout une obstination sans faille à vouloir exercer pleinement cette profession au-delà d’un sympathique amateurisme.

Tout comme le spectacle qui a engendré une grande série de clones d’humoristes, ou d’imitateurs qui imitent les imitateurs précédents, le dessin dit de presse a vu ses derniers temps se propager une flopée de « dessinateurs » pour qui un surtitre explicatif, une bulle laborieuse, et un ou deux personnages vite griffonnés, font office de dessin.

Sont-ils les seuls « fautifs » ? Si effectivement certains savent mieux se vendre que dessiner, on doit cette situation en grande partie à l’inculture des médias hélas incapables de faire la différence entre un dessin de, au hasard, Cabu, Tignous, ou Charb, et un « dessin » de XXXXX, de XXXXX ou de XXXXX.

Aujourd’hui dans ce domaine tout se vaut, et le dessin fast-food supplante peu à peu la cuisine artisanale en nous proposant trop souvent une tambouille qui forcément à terme dévalorise le genre.

La création et l’imagination sont les composantes essentielles de l’art, et encore plus pour celui si particulier de la satire. Il ne faudrait pas que la médiocrité appliquée à ce qui reste un moyen d’expression intelligent finisse par écœurer ceux qui tentent encore d’en préserver la qualité, mais surtout en éloigne les lecteurs. ff

Les éventuelles réactions en réponse à ce texte seront publiées sur ce blog.

A la suite de l’article publié ci-dessus,  j’ai reçu ce mot de l’excellent dessinateur Rousso qui s’exprime ici à titre personnel m’a t-il précisé (dessins indépendants du contenu du texte) :

Robert_Rousso« Qu’on puisse plaire ou déplaire, ce qui compte c’est que l’analyse soit juste …et c’est précisément le cas. Faut faire comme au Rugby, faut remonter à l’origine de la faute.

J’ai découvert la FECO, en Avril 97, grâce à Serdu, Belge, excellent, et cher ami. J’avais été séduit par le fait qu’ elle permettait le contact avec des dessinateurs “étrangers”, qui de ce fait cessaient immédiatement de l’être. Lorsque j’ai déposé en 2002 les statuts de l’ex-FECO-France ( devenue France-Cartoons ), je ne me suis pas autoproclamé Comité de Sélection, me plaçant ainsi au-dessus des autres pour juger de leurs capacités, ( j’avais déjà élu à l’ unanimité Laville comme Président ! ). C’ est pourtant ce que j’aurais dû faire… auprès des 14 nouveaux adhérents, courant ainsi le risque d’ en réduire encore plus l’effectif…

On est bien obligé de reconnaître que l’amateurisme fréquente volontiers le “low cost” ( ne pas confondre avec “l’Holocauste”, tombeur de la FECO ). Mais il peut y avoir aussi de vrais pros, pas bien loin d’ici, auxquels il arrive de pratiquer le travail gratuit. Attention, ceci n’est surtout pas une critique, juste un constat. Cela dit, quand c’est un “tocard” qui publie “gratos”, le responsable c’est pas lui, c’est bien le Comité de Rédaction qui l’impose aux lecteurs ( comme tu l’ as souligné ).

Quand Michel Polac, dans son “Droit de Réponse”, demandait à ses dessinateurs “faîtes-moi des graffitis de chiottes”, les Messieurs auxquels il s’adressait savaient faire aussi autre chose ( je pense à certains que j’ aime aujourd’hui dans Charlie …et parfois ailleurs ). Le problème c’est qu’il y en a maintenant qui se bornent aux graffitis, parce qu’ils ne savent rien faire d’autre.

Cette exigence de manque d’exigence, le contexte politique et social, les événements, ont propulsé dans les media, avec plus ou moins de bonheur, un certain nombre de nouveaux “professionnels”, et pour certains, heureusement, d’une manière éphémère. Dire cela ne saurait faire injure aux vrais pros qui en font partie. Si il faut avoir assez d’imagination pour rentrer dans le dessin de Presse, il faut avoir aussi assez de talent pour y rester.

Aujourd’hui France-Cartoons compte 110 adhérents au nombre desquels : 3 Algériens, 2 Américains ( et pas des moindres ! ), 3 Belges, 1 Brésilien, 2 Canadiens ( encore pas des moindres ! ), 1 Corse, 1ne Franco-Espagnole, 6 Italiens ( anche al più alto livello ! ), 1 Roumain, 1 Suisse, 1 Syrien, 1ne Tunisienne, 1 Turc, 1 Urugayien et Yves Frémion.

Nous avons d’ excellents rapports avec les dessinateurs Italiens ( www.buduàr.it ), avec les dessinateurs Anglais du PCO ( on cause pas du Brexit ), on essaye de défendre les intérêts de la profession quand on le peut, on sert d’ adresse pour ceux qui n’ en ont pas…les vrais pros de France-Cartoons n’ont pas trop à souffrir du voisinage d’étiquettes moins brillantes, …elles existent, on les accepte et on leur offre même une carte qui donne une petite légitimité à leurs modestes prestations. Comme tu le dis Forca, il y en a parmi eux qui risquent d’être les Cabu, les Honoré, les Charb, les Tignous et même peut-être les Wolinski de demain.

Et pour conclure, je définirais France-Cartoons plutôt parce qu’elle n’ est pas : ni un organisme philantropique …et pas davantage un syndicat ( surtout de presse ! ). Voilà. » Rousso.

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Un “Espace Cabu” à Châlons, sa ville natale

lundi 9 janvier 2017

81p6euao25lLe 7 janvier 2017 a été annoncé dans la presse la création d’un “Espace Cabu” à Châlons-en-Champagne (Marne). Dans un communiqué sa femme Véronique Cabut a précisé : « Châlons est la ville natale de Cabu. Elle a été le témoin de son enfance et de son adolescence. Il a souhaité qu’elle soit sa dernière demeure ».

«L’Espace Cabu, qui sera aménagé dans la Maison de l’architecture située dans le centre-ville de Châlons-en-Champagne, sera «un lieu de vie, d’expositions temporaires et un rendez-vous permanent avec les habitants pour découvrir ses dessins notamment ceux consacrés à Châlons », a-t-elle précisé. « Il n’a jamais oublié [cette ville], il y revenait régulièrement et sa disparition a été douloureuse pour les Châlonnais car ils avaient un lien affectueux et une certaine proximité avec lui », a souligné pour sa part la Ville de Châlons-en-Champagne, qui s’est «réjoui» de la décision de la famille du dessinateur.»

En illustration la couverture de “Ouvrez le massacre” de Cabu et Jean-Marie Boëglin publié en 1977, alors que la ville s’appelait encore Châlons-sur-Marne, et la tombe de Cabu, photo © Radio France – Champagne Ardenne, Sophie Constanzer.

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7 janvier

samedi 7 janvier 2017

Page extraite de La légèreté de Catherine Meurisse (Dargaud).

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