Fait d'images

le blog de françois forcadell – l'image dessinée dans l'actualité

Archive pour le mot-clef ‘Cabu’

Un “Espace Cabu” à Châlons, sa ville natale

lundi 9 janvier 2017

81p6euao25lLe 7 janvier 2017 a été annoncé dans la presse la création d’un “Espace Cabu” à Châlons-en-Champagne (Marne). Dans un communiqué sa femme Véronique Cabut a précisé : « Châlons est la ville natale de Cabu. Elle a été le témoin de son enfance et de son adolescence. Il a souhaité qu’elle soit sa dernière demeure ».

«L’Espace Cabu, qui sera aménagé dans la Maison de l’architecture située dans le centre-ville de Châlons-en-Champagne, sera «un lieu de vie, d’expositions temporaires et un rendez-vous permanent avec les habitants pour découvrir ses dessins notamment ceux consacrés à Châlons », a-t-elle précisé. « Il n’a jamais oublié [cette ville], il y revenait régulièrement et sa disparition a été douloureuse pour les Châlonnais car ils avaient un lien affectueux et une certaine proximité avec lui », a souligné pour sa part la Ville de Châlons-en-Champagne, qui s’est «réjoui» de la décision de la famille du dessinateur.»

En illustration la couverture de “Ouvrez le massacre” de Cabu et Jean-Marie Boëglin publié en 1977, alors que la ville s’appelait encore Châlons-sur-Marne, et la tombe de Cabu, photo © Radio France – Champagne Ardenne, Sophie Constanzer.

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7 janvier

samedi 7 janvier 2017

Page extraite de La légèreté de Catherine Meurisse (Dargaud).

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Vœux 2017

samedi 31 décembre 2016

2015-2016, deux années terribles pour le dessin avec les disparitions de Cabu, Charb, Honoré, Tignous, Wolinski, Loup, Coyote, Claire Franek, Baudry, Siné, Ted Benoît, Chimulus, Puig Rosado, Mix & Remix, Gotlib, Di Marco, Bürki.

Alors en 2017, on se contentera de leur rendre hommage et on continuera à honorer avec beaucoup de ferveur ceux qui pratiquent encore ce métier. ff

En illustration, dessin de Chimulus extrait de Dessins malfaisants (il suffit de changer l’année).

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Angelo Di Marco (1927-2016)

mardi 27 décembre 2016

1594350033481efc500512dSelon le forum Pimpf.net et Le Nouveau Détective, le dessinateur Angelo Di Marco serait décédé le 21 décembre 2016.

Illustrateur talentueux, dans les années 1950 il se fit connaître du grand public et des amateurs de faits divers quand l’hebdomadaire Détective lui confia ses Unes.

Di Marco fut aussi un des dessinateurs dans Pif de la série Nasdine Hojda dont 6 albums on été publiés par les éditions Taupinambour.

Deux livres ont été consacrés à son travail : Di Marco, 20 ans de faits divers, de Gabriel Gaultier et Eric Pays, éditions Hoëbeke 1989, et Angelo Di Marco, L’art du crime, de Brendan Kemmet, éditions Steinkis 2015.

Le musée virtuel consacré aux dessins de Di Marco.

Un bon reportage de l’émission Tracks (Arte) sur le parcours de Di Marco.

En illustration, une des photos d’une rencontre Cabu Di Marco en 2004 à Troyes © Korri Gan.

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N’oublions pas Charb

mardi 18 octobre 2016

charb-2016Drôle, créatif, engagé, Charb était l’incarnation parfaite de la continuité de l’esprit Charlie Hebdo journal créé en 1969, et il s’est révélé le digne successeur des Cavanna, Gébé, Cabu, Wolinski, Siné, Willem, avec qui il a eu la chance de travailler. Lorsque Philippe Val a déserté la rédaction et s’est enfui les poches pleines, je me suis réjouis sur ce blog que l’hebdomadaire soit à nouveau entre les mains de dessinateurs renouant ainsi avec ses origines. Hélas le journal était déjà à l’agonie financière et en manque dramatique de lecteurs.

Mais jusqu’au bout, Charb se sera battu pour réaliser ce rêve de faire vivre un journal indépendant où la liberté d’expression n’avait pour seule limite que le talent de chacun. Dessinateur, pamphlétaire, Charb en avait beaucoup de talents, deux ans après sa mort ce livre lui rend enfin hommage. f.f.

“Charb – Charlie Hebdo, 1992-2015”, 336 pages, préface de Luz, éditions Les Echappés. Parution le 19 octobre 2016.

Post-trauma

mardi 11 octobre 2016

calme-et-tranquilleNe pas se fier au titre. « Calme et tranquille » (Le Tripode), parle de proches disparus, de suicide, d’amour, d’amants, d’escapades stambouliotes passionnées, de mort.

Certains traduisent leurs émotions et leur désarroi par le dessin, d’autres optent pour le silence ou la psychanalyse, Valérie Manteau a choisi l’écriture. Une écriture sensible pour exprimer l’indicible, apaiser le chagrin. Des mots pour circonscrire le « sentiment de douleur ».

L’auteure en est sûrement consciente, on lui parlera inévitablement (ce que je fais) de Cabu, Wolinski, Laurent Léger, Charb, Gébé, Riss, Tignous, Catherine, Bernard Maris, Patrick Pelloux, Mustapha Ourrad, Luz, Honoré, que l’on croise dans ces pages. Autant de personnages de cette « fraternité » qui a embellit sa vie à Charlie Hebdo. Mais, il ne faut pas se méprendre, ce beau texte est avant tout l’histoire d’une jeune femme brillante confrontée à « l’universelle douleur humaine ».

Extrait :

[…] Je voudrais que vous sachiez que ce que vous avez vécu, tout ça… C’est pas ça la vie.

Je grince des dents. Mais qu’est-ce qu’elle raconte. Qu’elle se taise. Qu’elle se taise j’ai trop besoin d’elle pour qu’elle ruine tout avec des mots trop légers à la surface de la réalité brute, violente, la réalité qui n’a demandé l’avis de personne pour être la simple et idiote réalité de la vie, quoi qu’elle en dise.

Il faut vous dire qu’ils sont morts comme ils ont voulu vivre, libres… […]