Fait d'images

le blog de françois forcadell – l'image dessinée dans l'actualité

Archive pour le mot-clef ‘Quino’

Willem primé à Barcelone

lundi 20 avril 2015

GatPerichWillemLe dessinateur Willem ( Libération, Charlie Hebdo, Siné mensuel ), a reçu le 18 avril 2015 à Barcelone le 17ème Prix International d’Humour Gat Perich.

Parmi les lauréats précédents on peut citer Plantu qui l’avait obtenu lors de la première édition (1996), Wolinski (1998), Mingote (2001), Marjane Satrapi (2008), Kap (2009), Quino (2010). Le prix n’avait plus été attribué depuis trois ans.

perichLa statuette remise aux lauréats représente un chat (gat en Catalan) que dessinait Jaume Perich, disparu en 1995 et à qui ce prix rend hommage (en illustration). Perich était aussi le fondateur de la revue Hermano Lobo et le créateur du journal satirique Por Favor.

Merci à M. C.

Revues d’été : Feconews 59

samedi 12 juillet 2014

Le n°59 de Feconews édité par la Fédération of Cartoonists Organisations qui vient de paraître confirme deux choses si l’on en croit les échos et les nombreuses photos qu’il publie ; c’est qu’il y a de plus en plus de dessinateurs à cheveux blancs et barbe blanche, et que les dessinateurs d’humour n’ont souvent que les diverses manifestations organisées à travers le monde (Presov, Gabrovo, Viborg, Ankara, Teloché, Porto, Kiev, Legnica, …), pour montrer leur travail et exister pleinement aux yeux du public.
Le magazine publie aussi de nombreux dessins et est entièrement rédigé en anglais, hormis l’article sur Quino et Mafalda signé par Carlos Brito, vice-président de la Feco.

En illustration, un dessin du Russe Andrei Popov publié en Une de Feconews et qui a remporté le premier prix du 5ème International Tourism Cartoon Competition organisé en Turquie.

A noter qu’il existe aussi une branche française de la Feco qui publie régulièrement un « bimestrimag » Fecocorico, uniquement accessible sur Internet, et dont le n°11 est disponible depuis le 6 mai 2014.

Mafalda ne fait pas son âge

lundi 21 avril 2014

On ne sait pas si le dessinateur Quino sera présent, mais sa « fille » Mafalda fêtera ses 50 ans à l’UNESCO du 23 au 30 avril dans le cadre la Journée mondiale du livre et du droit d’auteur.

2014 est décidemment l’année Mafalda, avec l’exposition que le festival de la BD d’Angoulême lui a déjà consacré en janvier, la mini exposition de l’UNESCO (itinérante), la réédition de l’intégrale (Glénat) et la parution dans la collection « La petite philo de Mafalda » de 4 albums thématiques « L’injustice », « Ainsi va le monde ! », « La guerre et la paix », « Comment va la planète ? » (Petit Glénat).

A noter aussi que Mafalda est également disponible en version numérique (en espagnol), présente sur les réseaux sociaux, Instagram, Twitter, et Facebook avec plus de 3 millions de fans, et figure désormais sur de nombreux produits dérivés, T-shirt, mugs, DVD, housses pour tablettes tactiles.

L’anniversaire officiel de Mafalda est le 29 septembre 2014. Site Internet : http://www.quino.com.ar

L’UNESCO, 125, avenue de Suffren, 75007 Paris.

Illustrations © Joaquín S. Lavado (Quino).

Angoulême comme si vous y étiez (ou presque)

vendredi 31 janvier 2014

Quelques raisons d’aller au festival au 41ème festival de la bande dessinée d’Angoulême malgré une soirée d’inauguration minimale, présentée par une Isabelle Motrot qui n’a vraisemblablement trouvé personne pour lui écrire ses fiches, et qui a fait la part belle aux bandes annonce tonitruantes des adaptations de BD au cinéma (« Le 7ème art sauveur de BD » titrait Sud Ouest – 31.01.2014). Heureusement le public a applaudit le dessin bien trash que Willem a dessiné en direct et a pu découvrir en exclusivité les premières images des dessins animés des Peanuts réalisés par les studios angoumoisins Normaal sollicités directement par la veuve de leur créateur Charles Schultz. Une réussite qui devrait arriver sur les écrans de France télévision en septembre 2014.

L’exposition Les 50 de Mafalda avec de vrais originaux de Quino dedans. Son éditeur Glénat annonce pour 2014 une réédition de sa vieillotte intégrale de Mafalda et un album consacré au 60 ans d’humour de Quino. Pour la petite histoire (de la BD) Quino (qui n’était pas présent à l’inauguration) a arrêté de dessiner cette série en… 1973.

Une formidable exposition consacrée à la bande dessinée le “Transperceneige” (Casterman), créée par Jacques Lob, Alexis, et reprise par Jean-Marc Rochette (Benjamin Legrand pour les scénarios), dont on peut voir les crayonnés de planches et surtout les dessins et peintures préparatoires au film « Snowpiercer » de Bong Joon-Ho inspiré de la bande dessinée. Le film et son making of sont projetés dans le cadre du festival. Sur le lieu de l’exposition un documentaire est consacré à Jean-Marc Rochette présent à Angoulême.

A visiter également l’atelier de sérigraphie « La bédé est dans la rue » animé par une joyeuse équipe de dessinateurs hollandais et dont les créations sont affichées ensuite dans toute la ville. On peut aussi voir leur production sur Internet : http://www.labedeestdanslarue.com/

Sud Ouest a publié la réaction de Willem après la disparition de Cavanna qui lui avait publié ses premiers dessins en 1968 lors de son arrivée en France. Le journal écrit que « Le festival de la BD réfléchit à organiser un hommage à François Cavanna, vraisemblablement dimanche, à l’occasion de la cérémonie de clôture.”

Aujourd’hui : visite de l’expo Gus Bofa, Willem, Tardi et En chemin, elle rencontre… sur les violences faites aux femmes.

On vous dira demain. A suivre.

Angoulême 2014 le sacre de Willem président

jeudi 30 janvier 2014

Désigné à la surprise générale (surtout celle du petit milieu de la BD) grand prix d’Angoulême, le dessinateur Willem marque de son empreinte la 41ème édition du festival de la bande dessinée qui se déroule du 30 janvier au 3 février 2014.
Au programme une exposition consacrée au dessinateur Gus Bofa, une autre à Tardi, sans oublier Willem, ça c’est de la bande dessinée ! qui lui est consacrée.
D’autres événements sont plus tournés vers le grand public, on pourra ainsi célébrer les 50 ans de Mafalda personnage créé par le dessinateur argentin Quino, ou… les 80 ans du Journal de Mickey.

Cette édition sera aussi celle de toutes les polémiques, au sujet de l’attribution du Grand prix de la ville d’Angoulême (qui désigne le président suivant), mais aussi sur l’avenir de la manifestation si l’on en croit la lettre ouverte de Didier Pasamonik au ministre de la culture, Aurélie Filippetti publiée par Le Figaro le 25 janvier (reprise sur le site ActuaBD).

En tout état de cause, il faut savourer la consécration du talent iconoclaste de Willem, dessinateur de Libération, Charlie Hebdo, Siné mensuel, et qui signe la couverture du dernier numéro de Télérama (qui l’aurait cru il y a deux ans).
A lire l’interview de Willem sur le site officiel du festival.

Willem à Angoulême

jeudi 28 novembre 2013

Une affiche vivante et dynamique de Willem pour le prochain festival de la BD d’Angoulême dont il sera le président (en illustration). Dans le quotidien 20 minutes Olivier Mimran présente le programme de cette 41ème édition :

« Cette année, il s’agira de compatriotes du Président Willem (un atelier composé d’auteurs Hollandais, dont le grand Joost Swarte, viendront imprimer des affichettes sur les temps forts de l’actualité) et de Coréens à travers l’exposition « Fleurs qui ne se fanent pas », qui revient sur la tragédie des « femmes de confort » durant l’occupation japonaise. Mais l’étranger sera aussi représenté par Quino, l’auteur argentin de la malicieuse Mafalda : on fêtera les 50 ans de la brunette, et les 60 ans de carrière de son créateur!

Aussi tourné qu’il soit vers l’avenir (et la mondialisation qui n’épargnera certainement pas la BD), le festival n’oublie pas que 2014 lancera les célébrations du centenaire de la Première guerre mondiale. L’ambitieuse exposition « Tardi et la Grande Guerre » rendra donc hommage aux poilus et à aux exceptionnels talents – graphique, mais aussi documentaire – du Grand prix d’Angoulême 1985. Lui fera écho l’expo « Gus Bofa, l’adieu aux armes », qui devrait compiler des dizaines de témoignages dessinés relatifs au conflit et réalisés par celui dont de nombreux auteurs contemporains revendiquent l’influence… »

A noter l’exposition «  Willem, ça c’est de la bande dessinée ! » qui semble vouloir répondre à ceux qui l’an dernier contestaient l’attribution du Grand prix d’Angoulême au dessinateur à la « carrière protéiforme » et  « artiste radical » qui collabore à  Libération, Charlie Hebdo et Siné mensuel. Cette édition n’a pas fini de nous surprendre.

Tout le contenu du 41ème Festival international de la bande dessinée d’Angoulême.