Fait d'images

le blog de françois forcadell – l'image dessinée dans l'actualité

Archive pour le mot-clef ‘Jacques Lob’

La mort de Gotlib

lundi 5 décembre 2016

gotlib-marcel-numero-special-pilote-fluidegotlib-afficheMarcel Gotlib, 1934-2016 : Gai Luron, Les Dingodossiers avec René Goscinny, La Rubrique à brac, L’Echo des savanes avec Mandryka et Claire Bretécher, Fluide glacial avec Jacques Diament, SuperDupont avec Alexis, Jacques Lob, Solé.

J’existe, je me suis rencontré. Flammarion 1993.

Pour plus de détails sur son œuvre : http://www.marcelgotlib.com/High/biblio.html

En illustrations, le dessin de l’affiche pour l’exposition du Musée d’art et d’histoire du Judaïsme qui a célébré en 2014 les 80 ans de Gotlib, la couverture du Hors-série Pilote et Fluide Glacial publié à cette occasion, et deux de ses personnages, le commissaire Bougret (Gébé) et son adjoint, l’inspecteur Charolles (Gotlib).

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Aimer, boire et dessiner

mardi 18 mars 2014

L’affiche du dernier film d’Alain Resnais « Aimer, boire et chanter » (dans les cinémas le 26 mars), a été dessinée par Blutch. Un dessinateur qu’appréciait beaucoup le cinéaste (décédé le 1er mars à 91 ans) qui lui avait confié l’affiche de ses précédents films « Les herbes folles » et « Vous n’avez encore rien vu » (en illustration). Dans un entretien avec Olivier Delcroix (2009), Resnais évoque sa relation avec le dessinateur et l’influence de la bande dessinée sur son œuvre.

Tout au long de sa carrière, Alain Resnais avait fait appel à des dessinateurs pour concevoir ses affiches ;  Bilal (« Mon oncle d’Amérique », « La vie est un roman »), Floc’h (« On connaît la chanson », « Smoking, No Smoking »), et c’est un grand portrait réalisé par ce dernier qui accueillait l’assistance lors de ses obsèques (photo Reuters Charles Platiau – RFI). Ce dessin figure aussi sur la couverture du livre « Positif, revue de cinéma » d’Alain Resnais (Folio).

Sur le site « Oui, oui, madame ! Tout ça est fait à la main ! » on apprend également qu’Alain Resnais, avait fondé en 1962, avec Francis Lacassin, Jean-Claude Forest, Pierre Couperie, Jacques Lob et quelques autres, le « Club des bandes dessinées » qui édita la revue « Giff-Wiff ». Il avait aussi participé, avec Jacques Doillon et Jean Rouch, à la réalisation du film « L’An 01 » inspiré de l’œuvre du très regretté Gébé.

Merci à Boll.

Angoulême comme si vous y étiez (ou presque)

vendredi 31 janvier 2014

Quelques raisons d’aller au festival au 41ème festival de la bande dessinée d’Angoulême malgré une soirée d’inauguration minimale, présentée par une Isabelle Motrot qui n’a vraisemblablement trouvé personne pour lui écrire ses fiches, et qui a fait la part belle aux bandes annonce tonitruantes des adaptations de BD au cinéma (« Le 7ème art sauveur de BD » titrait Sud Ouest – 31.01.2014). Heureusement le public a applaudit le dessin bien trash que Willem a dessiné en direct et a pu découvrir en exclusivité les premières images des dessins animés des Peanuts réalisés par les studios angoumoisins Normaal sollicités directement par la veuve de leur créateur Charles Schultz. Une réussite qui devrait arriver sur les écrans de France télévision en septembre 2014.

L’exposition Les 50 de Mafalda avec de vrais originaux de Quino dedans. Son éditeur Glénat annonce pour 2014 une réédition de sa vieillotte intégrale de Mafalda et un album consacré au 60 ans d’humour de Quino. Pour la petite histoire (de la BD) Quino (qui n’était pas présent à l’inauguration) a arrêté de dessiner cette série en… 1973.

Une formidable exposition consacrée à la bande dessinée le « Transperceneige » (Casterman), créée par Jacques Lob, Alexis, et reprise par Jean-Marc Rochette (Benjamin Legrand pour les scénarios), dont on peut voir les crayonnés de planches et surtout les dessins et peintures préparatoires au film « Snowpiercer » de Bong Joon-Ho inspiré de la bande dessinée. Le film et son making of sont projetés dans le cadre du festival. Sur le lieu de l’exposition un documentaire est consacré à Jean-Marc Rochette présent à Angoulême.

A visiter également l’atelier de sérigraphie « La bédé est dans la rue » animé par une joyeuse équipe de dessinateurs hollandais et dont les créations sont affichées ensuite dans toute la ville. On peut aussi voir leur production sur Internet : http://www.labedeestdanslarue.com/

Sud Ouest a publié la réaction de Willem après la disparition de Cavanna qui lui avait publié ses premiers dessins en 1968 lors de son arrivée en France. Le journal écrit que « Le festival de la BD réfléchit à organiser un hommage à François Cavanna, vraisemblablement dimanche, à l’occasion de la cérémonie de clôture. »

Aujourd’hui : visite de l’expo Gus Bofa, Willem, Tardi et En chemin, elle rencontre… sur les violences faites aux femmes.

On vous dira demain. A suivre.