Fait d'images

le blog de françois forcadell – l'image dessinée dans l'actualité

Archive pour le mot-clef ‘Musée d’Orsay’

Gustave Doré, le retour

mercredi 24 septembre 2014

f1.highresCeux qui n’ont pas eu l’occasion de visiter l’exposition « L’imaginaire au pouvoir » consacrée à Gustave Doré (1932-1883) proposée par le Musée d’Orsay de mars à mai 2014 ont toujours la possibilité de visiter le site Internet de la Bibliothèque Nationale de France et du Musée d’Orsay entièrement dédié au dessinateur.
On y revoit toutes les œuvres exposées, son portrait et de nombreux documents, ainsi que le contenu de l’ensemble de ses dessins publiés en albums.

Illustration Gustave Doré par Nadar.

A noter que d’autres sites sont proposés par la Bnf et méritent que l’on s’y attarde quelques heures, comme « Chine – L’empire du trait », Geoffroy Tory (1480-1533) imprimeur de François 1er, « graphiste avant l’heure », ou « La BD avant la BD ».

Le dessin c’est à Strasbourg

jeudi 27 février 2014

Strasbourg s’affirme de plus en plus comme la véritable capitale du dessin en France. Avec son École supérieure des arts décoratifs qui forme depuis des années des bataillons de graphistes talentueux, avec son musée des Beaux-Arts, son Cabinet des estampes et des dessins, avec la mise en valeur de son patrimoine artistique, voir l’exposition « Doré & friends » ( Gustave Doré* est né dans cette ville ), son festival Central vapeur, sa fête des imprimeurs,  mais aussi avec le Musée Tomi Ungerer – Centre International de l’Illustration, et ses remarquables expositions.

Jusqu’au 16 mars 2014, le musée propose « Une ligne satirique : R.O. Blechman, Paul Flora, William Steig, Tomi Ungerer », que les organisateurs décrivent ainsi : « Cette exposition est le second chapitre que le musée Tomi Ungerer consacre aux illustrateurs du XXe siècle. Elle présente près de 160 dessins originaux de R. O. Blechman, Paul Flora et William Steig, dont l’œuvre est ici présentée pour la première fois, et de Tomi Ungerer. Ce qui relie ces quatre géants des arts graphiques est la « ligne » de leur œuvre satirique, au sens propre et figuré du terme. »

Une vue sur les œuvres avec le CRDP de Strasbourg.

A noter le 12 mars à 19h à l’Auditorium des musées : « L’humanité de William Steig », conférence à deux voix, par Teryl Euvremer et Thérèse Willer.

Prochaine exposition du 21 mars au 29 juin 2014 : « Tomi Ungerer : Femmes fatales ».

En illustration dessin de Paul Flora  « Melancholie II », 1962.

Musée Tomi Ungerer, 2, avenue de la Marseillaise, 67000 Strasbourg, 03 69 06 37 27. Ouverture tous les jours de 10h à 18h.

* Le public se bouscule déjà à l’exposition Gustave Doré présentée au Musée d’Orsay à Paris malgré l’affiche qui réduit l’artiste à ses illustrations pour enfants (Le chat botté). A noter aussi la mauvaise reproduction de ses œuvres dans le catalogue, la comparaison avec les originaux exposés est sans appel.

L’imaginaire de Gustave Doré au Musée d’Orsay

jeudi 20 février 2014

Exposition Gustave Doré (1832-1883), « L’imaginaire au pouvoir » au Musée d’Orsay, 1 Rue de la Légion d’Honneur, 75007 Paris du 18 février au 11 mai 2014.

Présentation des organisateurs :

« Gustave Doré est sans doute l’un des plus prodigieux artistes du XIXe siècle. A quinze ans à peine, il entame une carrière de caricaturiste puis d’illustrateur professionnel – qui lui vaudra une célébrité internationale – avant d’embrasser tous les domaines de la création : dessin, peinture, aquarelle, gravure, sculpture.
L’immense talent de Doré s’investit aussi dans les différents genres, de la satire à l’histoire, livrant tour à tour des tableaux gigantesques et des toiles plus intimes, des aquarelles flamboyantes, des lavis virtuoses, des plumes incisives, des gravures, des illustrations fantasques, ou encore des sculptures baroques, cocasses, monumentales, énigmatiques…
En tant qu’illustrateur, Doré s’est mesuré aux plus grands textes (La Bible, Dante, Rabelais, Perrault, Cervantes, Milton, Shakespeare, Hugo, Balzac, Poe), faisant de lui un véritable passeur de la culture européenne. Il occupe ainsi une place cruciale dans l’imaginaire contemporain, de Van Gogh à Terry Gilliam, sans compter son influence certaine sur la bande-dessinée ; autant d’aspects que cette première rétrospective depuis trente ans souhaite explorer. »

A éviter : Une video bizarre de Lorenzo Papace et Vincent Pianina produite par le Musée d’Orsay (?!) et qui massacre joyeusement tout ce que vous venez de lire dans le texte ci-dessus.

Exposition réalisée par le musée d’Orsay et le musée des beaux-arts du Canada en partenariat avec la Bibliothèque National de France. » En illustration un dessin de Gustave Doré (« Le petit Poucet ») et la couverture du catalogue d’exposition.

A voir pour changer des sempiternelles expositions consacrées à Daumier, la dernière en date étant celle présentée jusqu’au 24 mars 2014 par le Crédit Municipal de Paris, 55 rue des Francs-Bourgeois 75004 Paris, et qui rassemble des dessins sur le thème « Les Parisiens de Daumier – De la promenade aux divertissements ».

En complément à l’exposition du Musée d’Orsay, notre correspondant particulier à Grenoble (où il fait beau aujourd’hui) nous signale l’exposition « Doré & friends » au Musée d’Art moderne et contemporain de Strasbourg qui :

« invite à découvrir une filiation imprévue en mettant les albums et illustrations de Gustave Doré en relation avec les planches d’illustration et de bandes dessinées d’André Gill, Charles Philippon, Rodolphe Töpffer, Cham, Grandville, Jossot, Alphonse Allais, Willem, Li Fan, Walter Swennen, Blutch, Winshluss, Greg Shaw, Reiner Zimnik, Francis Picabia, George Grosz, les dessins de Max Beckmann, Paul Klee, Iris Levasseur, Raymond Pettibon, Daniel Dezeuze, Julien Carreyn, Antoine Marquis, Ernest T. Les albums et illustrations de Gustave Doré sont également présentés en même temps qu’une sélection d’œuvres cinématographiques avec lesquelles elles entretiennent une certaine parenté, parmi lesquelles celles de Jacques Demy, Jean Cocteau ou Terry Gilliam. « 

Du 21 février au 25 mai 2014.