Fait d'images

le blog de françois forcadell – l'image dessinée dans l'actualité

Archive pour le mot-clef ‘James’

Ce beau métier qui est le notre (dessinateur)

mercredi 9 novembre 2016

mitraille-450« Pur produit de l’underground des années 90 », Matthias Lehmann et Nicolas Moog racontent dans « Qu’importe la mitraille » leur parcours de survie dans le monde supposé enchanté de la bande dessinée. Tout y est raconté, les débuts, les galères professionnelles, les refus, les frustrations, l’abnégation (vue par madame), les influences, les parutions. Un album que devraient lire tous les aspirants auteurs de BD avant de se lancer dans la carrière. C’est drôle, grinçant, mais surtout réaliste.

« Qu’importe la mitraille » est publié par 6 pieds sous terre, heureux éditeur de Fabcaro (Zaï, Zaï, Zaï, Zaï) mais également de Tanx, James, Rémy Cattelain, Fabrice Erre, Jampur Fraize, Joël Legars, Gilles Rochier (et bien d’autres), et de la revue Jade.

moog-et-lehmann

Quand Le Monde « cache » ses dessinateurs

mercredi 13 mai 2015

Le Monde annonce avec tambours et trompettes (vieille expression) l’arrivée de La Matinale, une application – gratuite – pour smartphones, qui propose « Les derniers articles d’actualité rédigés dans la nuit par les journalistes du Monde, des « briefs » – articles courts et incisifs qui apportent des clés de compréhension de l’actualité de la journée à venir –, des avant-premières d’articles à paraître dans le quotidien de l’après-midi, des analyses, des reportages, des sujets plus « magazine », des listes de recommandations concoctées par la rédaction, des vidéos, de la bande dessinée… »

Les bandes dessinées (strips) sont signées Lewis Trondheim, Fabcaro, Lisa Mandel, Jacques Azam, James.

Que de grandes signatures, mais faut-il en déduire que Le Monde, qui confine déjà les dessinateurs sur des blogs (Vidberg, ZepSoulcié, et même Aurel et Plantu), estime que tous ces talents n’auraient pas leur place dans les pages du quotidien (en dehors de d’Aurel et Plantu) ? Faut-il en conclure qu’ils ne sont « utilisés » que pour draguer des lecteurs « jeunes » et pour attirer la publicité commerciale ?

Strips-Le-MondeN’ayons pas toujours mauvais esprit et réjouissons-nous que ce journal, qui a viré il y a peu et sans ménagement des dessinateurs, retrouve le goût du dessin même sur Internet. Il faut aussi espérer que tous ces auteurs sont correctement rémunérés et non pas uniquement sur la base d’un maximum de clics générés par la consultation des pages.

Sans commentaire

jeudi 26 février 2015

Dessin de James https://twitter.com/JamesdOttoprod :

James-dessinateurs

748 dessinateurs écrivent au ministère de la Culture

mercredi 11 juin 2014

“Depuis l’annonce de cette réforme, des auteurs, certains très précarisés, d’autres ayant vendu des centaines de milliers de livres, ont déclaré qu’ils abandonnaient le métier. Ils sont écœurés, fatigués et ne croient plus en des lendemains meilleurs alors qu’ils sont les premiers acteurs, et pourtant les plus mal lotis, de la chaîne du livre. Au rythme où vont les choses, leur exemple sera bientôt suivi par de nombreux confrères.”

Ces lignes sont extraites de la lettre envoyée par 748 dessinateurs et scénaristes à la ministre de la Culture Aurélie Filipetti. Ils protestent contre l’augmentation subite de la cotisation de la retraite complémentaire obligatoire qui passerait de 1 à 8% à l’horizon 2016, comme l’indique le site ActuBD qui publie ce document (format PDF). Un courrier où figurent de grandes signatures de la BD mais aussi quelques dessinateurs de presse (Pétillon, Geluck, Catherine Meurisse, Nicolas Pinet, Soulcié, Berth, Goubelle).

Dans un des commentaires à cette lettre, un internaute écrit :

“Quand aux éditeurs… Il y a de tout. Je pense que Guy Delcourt et Jacques Glénat ne sont pas les nouveaux pauvres de la BD. La courbe du chiffre d’affaire augmente d’année en année alors que celui des auteurs à la courbe totalement opposée et qui s’écrase la g… En clair, chez ces éditeurs, les auteurs deviennent de plus en plus pauvres et les éditeurs de plus en plus riches. Il y en a qui se sucrent et d’autres qui n’ont même pas de quoi mettre du beurre dans les pâtes. Le ras le bol est général et le silence incroyable des éditeurs ne va pas aider à ce que ça s’améliore. Il est temps que les auteurs maitrisent eux même le fruit de leur travail. Si les éditeurs ne sont plus en mesure d’assurer un minimum de revenus aux auteurs, il est grand temps de s’en passer.”

Illustration : dessin de James qui figure dans la lettre à la ministre.

Un concours de La Revue Dessinée

mercredi 30 avril 2014

Trouvé sur le Facebook de La Revue Dessinée (excellente) qui va bientôt publier son n°4 :

” À vos crayons ! À l’occasion de la journée de la liberté de la presse, vous avez jusqu’à vendredi minuit pour nous envoyer les dessins que l’actualité vous inspire. Ils seront publiés (sous réserve de notre approbation) samedi toute la journée ici même, et sur Twitter.

Le meilleur dessin, choisi par nos amis James, Sécheresse et Soulcié, sera publié dans “Le dessin de la rédaction” de lundi. Le lauréat gagnera également un an d’abonnement à La Revue Dessinée.

Envoyez vos oeuvres : henri@larevuedessinee.fr
Bonne chance !”