Fait d'images

le blog de françois forcadell – l'image dessinée dans l'actualité

Archive pour le mot-clef ‘Flammarion’

Tous présidents !

mercredi 18 janvier 2012

Certains esprits curieux et attentifs, se demandaient ce que devenait le Centre permanent du dessin de presse de St Just le Martel depuis son inauguration en septembre 2011. La réponse se trouve sur le site Caricatures & caricature qui annonce  :

« A l’occasion de la sortie du livre « Présidents, poil aux dents ! » de Guillaume Doizy et Didier Porte (Flammarion), le Centre permanent de Saint-Just le Martel près de Limoges présente :
– une exposition éponyme (du 9 février au 31 mars 2012) réunissant plusieurs centaines de caricatures de 1830 à nos jours, avec des textes de l’humoriste Didier Porte et de Guillaume Doizy,
– des dessins « présidentiels » originaux de Cabu, Escaro, Guiraud, Lap, Leffel, Moisan, Pino Zac, Potus et Tim,
–  l’exposition réalisée à partir des dessins de Michel Cambon tirés de son livre Les Présidents de la République.

Inauguration des expositions et lancement officiel du livre «Présidents, poil aux dents !» le mercredi 8 février 2012 à 18H en présence des deux auteurs, d’Aurélie Cariès (Flammarion), de nombreux VIP, ainsi que de François Hollande, Nathalie Arthaud, Philippe Poutou et Eva Joly (à confirmer).

A 20H30, spectacle de Didier Porte : « Didier Porte fait rire les masses ».

Salon International de la caricature, du dessin de presse et d’humour, 7, route du château d’eau, 87590 St Just le Martel.

En illustration, la couverture de l’ouvrage signée Laurent Blachier. Parution le 8 février 2012.

Choron, le film.

lundi 22 décembre 2008

Choron Dernière le filmAvec ce texte sur le Pr Choron je vais sûrement casser un mythe. J’en prends le risque. Je n’ai rencontré le Professeur Choron que trois fois. La raison : autrefois directeur de collection chez un éditeur aussi près des alpages que de ses sous, il m’était venu la folle idée de publier dans le cadre d’une collection d’humour une réédition des Fiches bricolages du Pr Choron et Les jeux de con du Pr Choron.

Par l’entremise de Lefred Thouron la chose s’est conclue assez vite et nous sommes même allés lui rendre visite tous les trois, avec Kleude, dans sa maison familiale d’Aubréville dans la Meuse. Son accueil attentionné, le champagne, auquel malade il n’avait plus droit, et l’évocation des souvenirs firent de cette rencontre une journée inoubliable.

Bien sûr je connaissais tout de sa vie, en tout cas celle racontée par Odile, sa femme, la mère de son unique fille Michèle Bernier. Un livre qui reste encore à ce jour le meilleur témoignage sur l’épopée des éditions des Trois-Portes. Bien évidemment j’avais aussi en tête le récit épique de sa vie tel qu’il l’avait raconté à Jean-Marie Gourio dans Vous me croirez si vous voulez (Flammarion).

Mais mon idée était de rendre hommage à l’auteur qu’il était, au-delà de son rôle d’agitateur d’idées et de « patron » vibrionnant dans l’équipe d’Hara-Kiri.

Plus aucun matériel originel n’étant disponible, je me suis plongé dans une collection du mensuel Hara-Kiri qu’il avait fondé avec Cavanna en 1960. Un duo de personnalités à la puissance créatrice fusionnelle à ce jour encore inégalée.

choron-par-lefred-thouronEt là, en relisant avec attention tout ce qu’il avait imaginé, tout ce qu’il avait écrit, j’ai découvert, re-découvert, un auteur inventif, original, très attaché à la qualité de son expression, au sens des mots. Les légendes des Fiches bricolages sont concises, efficaces, pas une phrase de trop, et complètent parfaitement les images. Les textes courts des Jeux de con sont bourrés de trouvailles, drôles, et eux aussi finement ciselés. Il est d’ailleurs étonnant que personne n’ait encore eu l’idée de les mettre en scène. Rajoutez à cela les sujets et les paroles des chansons qu’il a écrites, et vous aurez un large aperçu du talent de ce bonhomme qui, faut-il le rappeler, est – entre autre – l’auteur de la célèbre Une de L’hebdo hara-Kiri : Bal tragique à Colombey – 1 mort.

Choron était un véritable artiste. Un artiste qui « a fourni de la matière à plagiats pour encore plusieurs générations » à écrit Delfeil de Ton dans Le Nouvel Observateur.

choron-photoLes albums parurent et l’éditeur les laissa se vendre. En 2004 Choron n’était pas encore célébré sauf par ses créanciers à qui il devait encore des millions depuis l’arrêt de Hara-Kiri. Il nous fit aussi la mauvaise blague de mourir le 10 janvier 2005. Contre toute attente l’enterrement fût triste, très triste, mais il y avait du monde. Forcément.

Voilà, c’est le Choron que j’ai connu, attentionné, perfectionniste, élégant. Je ne l’aurais donc jamais connu bourré, sortant sa bite pour la tremper dans une coupe de champagne ou vociférant les soirs de beuverie. Dommage, je n’ai peut-être pas connu le bon, mais celui que j’ai eu la chance de croiser me semble être le même que celui que tant de gens vénèrent pour ses extravagances. On retrouve les deux dans le film de Pierre Carles et Éric Martin, Choron dernière, qui sort dans les salles de cinéma le 7 janvier. Les réalisateurs retracent quelques-uns des grands moments de sa carrière, tous les journaux qu’il a permis de créer, et reviennent sur sa petite enfance en Lorraine. Surtout ils évoquent la grande blessure que fût pour lui la reparution de Charlie Hebdo, sans lui.

moi-odile-choronÀ voir aussi pour les témoignages de Vuillemin, de Marc-Édouard Nabe, de Cavanna, mais aussi de Philippe Val qui dit presque que Choron n’avait aucun talent.

Georges Bernier est mort, la vie du Professeur Choron continue.

ff

Illustrations :

L’affiche du film dessinée par Vuillemin.

Choron vu par Lefred Thouron.

Photo gag de René Maltête (avec la participation du Pr Choron)
parue dans l’album Des yeux plein la tête (Glénat Humour). © Maltête.

Moi, Odile, la femme à Choron,
écrit avec Christian Bobet. Éditions Mengès, 1983.

Aubenas capitale bis de la BD

mardi 12 décembre 2006

Après diverses tentatives de création de festivals concurrents à Angoulême (menées en sous-main par des éditeurs), c’est au tour de la ville d’Aubenas d’annoncer la création du 1er Carrefour du 9ème Art et de l’Image.

La manifestation se déroulerait du 14 au 17 juin 2007 et serait le rendez-vous de la bande dessinée, de l’illustration, de l’animation, du story-board et des jeux vidéo.

Le créateur et directeur artistique est Claude Moliterni présenté sur le site de la ville ainsi : « Co-créateur de ce qui est devenu l’un des plus grands salons mondiaux de la bande dessinée, le Festival International d’Angoulême, Claude Moliterni cherchait à créer une manifestation moins commerciale, offrant la convivialité et l’intimité de ce que sont par exemple à Aubenas la Semaine des Communautés ou les Rencontres des Cinémas d’Europe. »

Liste des auteurs annoncés : Philippe Druillet, Patrick Serres, Jean-Claude Mézières, Anne Goetzinger, Florence Cestac, Sid Ali Melouah, Fred, François Boucq, Gilles Chaillet et encore Joham Sfar, Michel Rodrigue, J-Y Mitton, Felix Molinari, Michel Janvier, François Cortegianni

Expositions prévues : Philippe Druillet, dessins, décors, objets…

Le Noir et Blanc dans la bande dessinée, Hugo Pratt, en présence de Silvina Pratt, la fille de l’auteur, qui vient de publier un ouvrage sur son père chez Flammarion, Will Eisner et Les ailes du Dragon de Patrice Serres