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Archive pour la catégorie ‘affaire Siné’

Siné sur le Net

mercredi 5 mai 2010

Après l’arrêt de son journal Siné Hebdo, le 28 avril 2010, Siné reprend sa chronique chaque mercredi sur Internet sous le titre « Siné sème sa zone sur la toile ».

Dans cette première livraison l’ex-patron du « journal mal élevé » y évoque, entre autres sujets, le 1er mai, Charb, Roman Polanski, et Wolinski avec un dessin de Martin.

Si les lecteurs sont au rendez-vous en nombre, la « Zone » devrait, à terme, devenir payante.

A noter que le 6 mai 2010, débutera au bar-restaurant « L’ami Pierre », 5 rue de la Main d’Or 75011 Paris, une exposition des Unes de Siné Hebdo.

Que vont devenir les dessinateurs de Siné Hebdo ?

jeudi 29 avril 2010

Large rejoint l’équipe de Bakchich Hebdo et le dessinateur Pakman qui avait continué à collaborer aux deux titres. Lindingre dessine pour Fluide glacial, on peut voir des dessins de Rémi Malingrëy, Vuillemin, et de Lacombe dans L’Écho des Savanes. Berth dessine pour Mon quotidien, mais ses dessins n’ont rien à voir avec ceux qu’il publiait dans Siné Hebdo, ni dans le nouveau bimestriel Kamikaze, avec Jiho, Barros, Rousso, Decressac, Goubelle, Chimulus.

Chimulus que l’on retrouve sur le site internet Rue.89 avec Mykaïa et Na, dans la rubrique « Croc’notes ». Lasserpe publie également dans Marianne et Desclozeaux illustre la chronique gastronomique du Monde. Mix & Remix continue ses prestations dans la presse suisse, notamment dans le nouvel hebdo satirique Vigousse, mais en France il collabore régulièrement au mensuel Lire. Carali reste patron du Psikopat, mensuel qui publie de nombreux dessins de presse d’actualité. Diego Aranega vient de signer les scénarios de la BD « Oggy et les cafards » et prépare la sortie du tome 4 des aventures de Victor Lalouz, « Total FlashBack » (Dargaud). Geluck, entre autres activités, poursuit les aventures de son chat dans VSD.

On espère aussi revoir dans la presse les dessins d’Avoine, Soulas, Loup, Bridenne, Étienne Delessert (qui a récemment illustré un supplément économie du Monde), Puig Rosado, qui avaient connu un regain d’activité professionnelle avec Siné Hebdo. Tout comme Flavien, Félix, et Vela, jeunes dessinateurs qui ont fait leurs premiers pas, ou presque, dans l’hebdomadaire.

Quant à Siné il a annoncé la poursuite de sa « Zone » sur Internet et il devrait mettre en route plusieurs livres à paraître en fin d’année.

En illustration :
Siné valide les pages
du dernier numéro
de Siné Hebdo

© Iconovox.

La fin de Sinet Hebdo

mardi 27 avril 2010

Le dernier numéro de Siné Hebdo lancé en 2008 par le dessinateur Siné avec sa femme Catherine Sinet comme rédactrice en chef, paraît le 28 avril 2010. Il restera en kiosque deux semaines.

L’annonce de la disparition du titre a provoqué un sursaut d’intérêt chez les fans de Siné, et du journal, qui se sont rués sur les T-Shirts, les hors-série (3) et les numéros qui manquaient à leur collection. Le n°82 qui confirmait l’arrêt s’est vendu à 38 500 ex. contre 31 000 ex. de moyenne les dernières semaines. Aucun tirage spécial n’est prévu (peut-être un retirage) pour ce n°86 qui s’annonce d’ors et déjà comme un numéro collector.

Dans sa dernière « Zone », Siné exprime son « éternelle reconnaissance » à tous ceux qui ont « bossé » à Siné Hebdo et  remercie « du fond du cœur ma femme Catherine, ma « Doudoune », sans laquelle rien de tout cela n’aurait été possible ». Il écrit aussi qu’il va, entre autres choses, continuer ses « mémoires » dont sept chapitres sont déjà parus (éditions Charlie Hebdo et Casterman) et  qu’il va poursuivre la publication de sa « Zone » dès la semaine prochaine sur Internet.

Photos : Siné face à la dernière Une de Siné Hebdo et Catherine et Bob Sinet à Quend (Capture d’écran extraite du film « Mourir, plutôt crever ! » de Stéphane Mercurio qui sera diffusé en octobre 2010 dans les salles de cinéma).

La fin de Siné Hebdo

mercredi 31 mars 2010

Le site Rue89.com a interviewé Siné sur l’arrêt de Siné Hebdo (voir aussi le blog Siné Hebdo) mais donne également la parole à Charb, directeur de Charlie Hebdo. Extrait de l’article d’Augustin Scalbert : « Le patron de Charlie Hebdo, Charb, est un peu sonné par cette nouvelle. Chez eux, « c’est pas le super pied, mais on survit quand même ». Le principal concurrent de Siné Hebdo vend à 48 000 exemplaires, sa « ligne de flottaison », selon Charb ».

« Mais il ne faut surtout pas qu’on descende en dessous. » Le directeur de Charlie raconte qu’à la parution de Siné Hebdo, son journal « a descendu un pallier » : « Avant, on était autour de 53 000 exemplaires. Puis plus rien, et ensuite tout le monde a descendu. Sauf Le Canard, qui continue de vendre 500 000 journaux chaque semaine. ».

Selon Charb, cette désaffection des lecteurs est clairement due à la crise économique : « Avant, les hebdos satiriques n’étaient pas touchés par la crise de la presse. Aujourd’hui, notre lectorat, qui est peu fortuné, calcule à l’euro près. Le manque de fric des gens, c’est une chose incroyable. ».

Charb n’attend pas un report des ventes de Siné Hebdo vers Charlie, puisque « la plupart de nos lecteurs lisaient les deux journaux ». D’après lui, Siné, « parti initialement pour deux numéros, en pied de nez à Philippe Val », a ensuite fait un journal « un peu trop proche de Charlie » ,« Ça nous a placés en concurrents, alors qu’on n’aurait pas dû l’être. »

Illustrations : les Unes de cette semaine
de Siné Hebdo et de Charlie Hebdo.

L’arrêt de Siné Hebdo

lundi 29 mars 2010

Il y a des poissons d’avril plus drôles. Dans son n°82, le journal Siné Hebdo annonce sa disparition fin avril, le dernier numéro paraîtra le 28 avril 2010.

Ainsi se termine une réussite éditoriale totalement atypique née en 2008 du licenciement de Siné par Charlie Hebdo et son directeur de l’époque, Philippe Val.

Plus de 16 mois après son apparition surprise, Siné Hebdo est confronté à une baisse générale des ventes de journaux, et son chiffre de vente actuel, honorable mais insuffisant, 33 000 ex., auxquels il faut rajouter environ 4 000 abonnés, ne lui permet pas de continuer à exister sereinement. D’où la décision de Siné, et de Catherine Sinet, fondateurs du titre, de terminer en beauté plutôt que de voir la situation se dégrader encore faute d’acheteurs.

La nouvelle de l’arrêt de Siné Hebdo a été annoncée dès dimanche 28 mars sur les blogs des dessinateurs Lindingre et Berth, avant d’être retirée. C’est finalement le NouvelObs.com qui sera le premier à annoncer « officiellement » la nouvelle :

« Le plus dur a été de prendre la décision, commente Catherine Sinet, rédactrice en chef, la femme de Bob Sinet alias Siné. On a tenu bon tant qu’on a pu, en faisant un journal qu’on aimait et qui nous paraissait digne et drôle. On préfère fermer dignement, comme on a commencé. La sentence est tombée jeudi soir. Pour Siné et son équipe, il s’agit de prévenir une faillite qui aurait été inéluctable, et de s’épargner ainsi l’humiliation du bal des redresseurs judiciaires et autres mandataires de justice.»

Ce blog reviendra plus tard sur l’histoire de Siné Hebdo et sur les difficultés de la nouvelle presse satirique en France, avec Bakchich, qui malgré un apport massif de capitaux n’arrive pas à décoller, et Charlie Hebdo qui doit faire face, lui aussi, à une cruelle désaffection des lecteurs.

Siné Hebdo, la suite

jeudi 11 mars 2010

Dans son numéro 79 (10 mars 2010), Siné Hebdo lance un appel à ses lecteurs pour le soutenir financièrement et l’aider ainsi à traverser la mauvaise passe de diffusion qu’il connaît actuellement. Une situation que l’hebdomadaire n’est hélas pas le seul à connaître puisque la baisse des ventes touche en France l’ensemble des publications liées à l’actualité.

Cependant pour un journal totalement indépendant, sans publicité, ni gros actionnaire, comme Siné Hebdo, la moindre variation d’audience déséquilibre la trésorerie et fragilise l’entreprise de presse.

L’hebdomadaire reste malgré tout une réussite exemplaire. Lancé en 2008 en réaction au renvoi de Siné de Charlie Hebdo par Philippe Val, il fait désormais jeu égal dans la moyenne des ventes et après seulement 18 mois d’existence, avec son concurrent direct Charlie Hebdo relancé en 1992. Un titre qui rencontre d’ailleurs les mêmes difficultés, mais aggravées par une forte chute des ventes de 2008 à 2009.

Pourtant le public de la presse satirique existe bel et bien et ces journaux ont réussi dans le passé à atteindre des scores de vente qui allaient bien au-delà des chiffres actuels.

L’équipe de Siné Hebdo se mobilise donc autour de Siné, le « patron », de Catherine Sinet, sa rédactrice-en-chef, pour mieux faire connaître son travail rédactionnel et expliquer à ses lecteurs qu’un bon journal, une saine gestion ne suffisent pas à pérenniser un titre.

Plus de détails et l’intégralité du texte de Siné sur le site de Siné Hebdo.