Fait d'images

le blog de françois forcadell – l'image dessinée dans l'actualité

Archive pour le mot-clef ‘Cabu’

Talents en ligne directe

mardi 20 mai 2014

Dessinateurs de père en fils. Ou fille. On connaissait déjà Mano Solo, musicien et dessinateur disparu en 2010, fils de Cabu, Pascal, fils de l’immense Gébé (Georges Blondeaux 1929-2004), Barrigue dessinateur mais aussi créateur de l’hebdo satirique suisse Vigousse, un des six enfants de Piem (Pierre de Barrigue de Montvallon), Chimulus (Michel Faizant) indigne rejeton de son père Jacques Faizant (1918-2006), ou Axel Maja digne héritier du talent de son père Daniel Maja.

Il faudra désormais ajouter à la liste Zoé Thouron, dont on a pu voir les dessins dans la revue XXI ou dans ça m’intéresse, dessinatrice aussi créative que son géniteur Lefred Thouron, et François Malingrëy, fils de Rémi Malingrëy qui expose ses peintures (en illustration) à la Galerie Tokonoma, 3, rue de Médicis, 75006 Paris du 22 mai (vernissage à 18h 30) au 8 juin 2014.

Aurel signe une fiction très réaliste

mercredi 23 avril 2014

Le dessinateur Aurel publie « Clandestino » (Glénat), une fiction sur l’immigration clandestine basée sur des faits réels.

Extrait de l’entretien qu’il a accordé au site Bande dessinée Info :

[…] Cathia Engelbach : Que pensez-vous de l’émergence de la « BD reportage », initiée par Cabu ou encore Teulé, et qui fait aujourd’hui les beaux jours de quelques titres de presse ( avec des séries « feuilletons » publiées dans Le Monde diplomatique, Libération, la revue XXI…). Certains titres ou auteurs vous ont-ils influencé ? Pourquoi avoir fait le choix, en incluant une grande part fictionnelle dans Clandestino, de vous en tenir éloigné ?

Aurel : Je n’aime pas du tout le terme « BD reportage ». C’est un label commercial sous lequel on met un peu tout et n’importe quoi. Plein de BD de très grande qualité sont présentées comme de la BD reportage mais ne sont pas du tout du reportage. Cabu n’a jamais fait de la BD reportage. Il fait du reportage dessiné. C’est un de mes modèles dans le genre, au même titre que Tignous, Luz ou bien évidemment Joe Sacco ou Chappatte. J’irai même plus loin en disant que je pense que la BD n’est absolument pas le bon format pour le reportage au sens journalistique du terme. J’y oppose le reportage graphique qui s’émancipe du carcan de la BD.
Le reportage est contradictoire au carcan de la narration graphique, du système de case, de la maquette « imposée », de l’ellipse. Une BD est aussi éloignée d’un reportage graphique qu’un essai ou un documentaire le sont d’un reportage écrit ou audiovisuel. Les exemples que vous citez (hormis Le Monde diplomatique pour lequel j’ai réalisé des reportages graphiques) publient des BD qui traitent de sujet d’actualité, mais ce ne sont pas des reportages, à mon sens. Des documentaires éventuellement. C’est une question de vocabulaire, je le concède, mais c’est important.
Si j’ai choisi de mon côté la fiction, c’est pour pouvoir mieux coller aux impératifs de la BD, d’une part, et pour éliminer tout égotisme ou questionnement narcissique d’autre part. Ce n’est pas ma petite vie de reporter que je veux raconter, c’est tout ce qui se passe autour. Mon vécu me permet juste d’insuffler à Hubert Paris quelques touches de vérité, de réalisme. […]

Les offres “gueule de bois électorale” de Charlie Hebdo

samedi 5 avril 2014

Lu dans L’Express :

Charlie Hebdo brade ses abonnements dans les villes conquises par la droite. Le revers de la gauche aux élections municipales a été l’occasion pour le journal satirique de faire d’une pierre deux coups: une opération marketing et un acte militant. Toujours sur fond d’ironie.”

L’hebdomadaire cite son confrère satirique : “Votre ville vient de passer à droite ou à l’extrême droite ? Vous n’envisagez pas de déménager? Charlie vous soutient dans cette épreuve.” Vous pouvez lire cette pique déguisée en compassion sur le site du journal satirique qui propose jusqu’au mardi 8 avril une “offre spéciale gueule de bois post électorale”. Ce tarif exceptionnel est réservé aux “jeunes, vieux, militaires, chômeurs, prisonniers, retraités, non imposables, invalides”

En illustration les tarifs proposés et la dernière Une signée Cabu.

Rions (un peu) avec les contrefaçons

samedi 22 mars 2014

Message du dessinateur Lefred Thouron trouvé sur le blog de Fluide Glacial, extrait : « Un certain Beauxyeux91, qui n’a pas froid aux, commercialise sur Ebay des dessins de presse “originaux” et sa petite entreprise a l’air de prospérer. La marchandise s’écoule. Pourtant, le monsieur ne s’embarrasse pas d’états d’âme et fourgue des faux plus faux que faux, tellement faux qu’ils en deviennent plus marrants que les vrais. » […]

Sur le site marchand d’enchères on découvre en effet un vendeur inscrit depuis 2009 (100% d’évaluations positives) résidant à Bondoufle (91070), qui propose sous l’appellation fallacieuse de « dédicace », non seulement un dessin de Lefred Thouron, mais aussi des dessins de Cabu, Charb, Gébé, Bernar, Luz, au total 21 dessins, qu’il a lui-même redessinés au stylo-feutre, mis en couleurs, et qu’il écoule au prix unique de… 10 euros (+ 4,60 euros pour les frais de livraison en « recommander »). Beauyeux91 indique également « ( achat grouper possible ) ».

Si la législation permet la copie, il s’agit dans ce cas de contrefaçons, « l’auteur » allant jusqu’à imiter la signature des dessinateurs. Une curiosité qui pourrait n’être que risible si le vendeur n’essayait d’en faire un commerce ( assez dérisoire il est vrai).

Huit dessinateurs de presse sortent de leur réserve

mardi 11 février 2014

Depuis la parution en 1981 du document « Le dessin sous presse » édité par le Centre national d’art et de culture Georges Pompidou, et qui proposait des conversations avec Plantu, Barbe, Tim, Cabu, kerleroux, Wiaz, Gourmelin, Puig-Rosado, Serre, Siné, Desclozeaux, Wolinski, Cardon, Avoine, Bretécher, Faizant, peu d’ouvrages étaient parus donnant la parole aux dessinateurs sur leur métier.
D’où l’intérêt (pour les quelques amateurs) du livre « Dessinateurs de presse » de Numa Sadoul “un passionné de bande dessinée, qui a déjà réalisé plusieurs ouvrages sur le sujet” que publient le 12 février les éditions Glénat.
Des entretiens débutés en 2006 (mais réactualisés en 2009 puisque les protagonistes y évoquent la fameuse affaire Siné-Val), que l’éditeur présente ainsi :

“Pour réaliser cet ouvrage consacré au dessin de presse, le journaliste Numa Sadoul a rencontré quelques-unes des plus célèbres figures du genre, de France et de Belgique, dont les illustrations féroces scrutent depuis des années les travers de notre société, formant souvent le curseur des limites de la liberté d’expression. Ainsi, retrouvez Cabu, Charb, Kroll, Luz, Pétillon, Siné, Willem (Grand Prix d’Angoulême 2013) et Wolinski dans des entretiens amicaux mais sans concession, au cours desquels les artistes reviennent sur leurs parcours, se dévoilent, et commentent eux-mêmes leurs œuvres.
Une véritable mine d’anecdotes et de perles d’humour composent ainsi cet ouvrage éclairant et passionnant, qui révèle un amusant paradoxe puisqu’il tend à montrer l’apport artistique, culturel et durable d’un phénomène qui, rebondissant sur l’actualité, est par définition éphémère !”

Note de lecture à venir.

Cavanna en Une de Charlie Hebdo

mardi 4 février 2014

Dessin de couverture signé Cabu pour le numéro “spécial Père-Lachaise” que Charlie Hebdo consacre à la disparition de Cavanna, fondateur, chroniqueur, et propriétaire du titre du journal (couverture en illustration).

Un cahier central de 16 pages lui est consacré complété par des articles de François Morel, Wolinski, Antonio Fischetti, et un texte « Cavanna, l’antivieux » signé Charb.

Sur son site Charlie Hebdo écrit : La famille de Cavanna fait savoir aux lecteurs, aux collègues, aux amis de François Cavanna, que le fondateur de Hara-Kiri et de Charlie Hebdo sera incinéré ce jeudi 6 février à 14h30 au crématorium du Père-Lachaise. L’accès de la salle de la coupole où se déroulera la cérémonie sera réservé à la famille et aux proches.

Le journal publie également sur son site « Les Cavanna auxquels vous avez échappé », une série de portraits signé Charb, Honoré, Catherine Meurisse, Tignous, Wolinski, Luz, Riss, Cabu, Willem (en illustration), tirés du livre « Cavanna raconte Cavanna » ( éditions Les Echappés).