Fait d'images

le blog de françois forcadell – l'image dessinée dans l'actualité

Archive pour le mot-clef ‘Cornélius’

Gus Bofa à Aix-en-Provence et à Fontainebleau

lundi 4 mai 2015

« L’assassinat considéré comme un des beaux-arts », exposition d’eaux-fortes de l’illustrateur Gus Bofa (1883-1968), dans le cadre des Rencontres du 9e art d’Aix-enProvence, du 23 mars au 17 mai 2015. Atelier de Cézanne, 9 Avenue Paul Cézanne, 13100 Aix-en-Provence.

Emmanuel Pollau-Dulian, commissaire de l’exposition et auteur de « Gus Bofa – l’enchanteur désenchanté »  (Cornélius), présente l’exposition dans la vidéo ci-dessous (cliquez sur l’image) diffusée par le site Cases d’histoire :

GusBofavideo

Une autre exposition est également consacrée à l’œuvre de Gus Bofa, « écrivain, critique de théâtre, illustrateur, affichiste… », autour de son livre « La croisière incertaine », à l’Espace Comairas, 6 rue Guérin, 77300 Fontainebleau.

Du samedi 2 mai au dimanche 28 juin 2015, ouvert uniquement le week-end.

Le dimanche 7 juin 2015 à 15h, Marie-Hélène Grosos, ayant-droit de Gus Bofa, présentera une conférence sur l’œuvre de son oncle.

Le site officiel Gus Bofa.

 

 

Exposition Gus Bofa à Reims et à Paris

mardi 2 décembre 2014

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Jusqu’au 4 janvier 2015, exposition « On verra bien… » : Gus Bofa et la guerre de 14 ».
Présentation des organisateurs :
« Illustrateur de génie, Gus Bofa (1883-1968) publia de nombreux dessins consacrés à cette guerre à laquelle il participa comme simple soldat d’infanterie. Grièvement blessé en décembre 1914, il recommence à dessiner depuis son lit d’hôpital. Il tirera de ce séjour un pamphlet cinglant, Chez les Toubibs (1917), où il dénonce l’incompétence et l’optimisme meurtrier des personnels de santé.
Avec son ami Pierre Mac Orlan, il collabore à La Baïonnette, un hebdomadaire satirique au titre évocateur, tout en charge contre l’ennemi. Mais Gus Bofa ne participe jamais au concert des « bourreurs de crâne ». Il s’attache à traduire avec justesse et tendresse la vie des soldats et leur « cafard ». Avec Gus Bofa, c’est la guerre vue par les poilus, leur quotidien avec ses côtés dramatiques mais aussi cocasses. L’exposition rassemble de nombreux dessins originaux (dessins au crayon, gouachés ou mis en couleur) accompagnés d’exemplaires de La Baïonnette. »

Médiathèque Jean Falala, 2 rue des Fuseliers, 51100 Reims. Horaires d’ouvertures : du mardi au samedi, de 12h à 19h. Mardi 13h-19h / mercredi 10h-19h / jeudi 13h-19h / vendredi 13h-19h / samedi 10h-18h

Paris
« Gus Bofa : l’adieu aux armes », exposition du 26 novembre 2014 au 31 janvier 2015 à la Mairie du 17ème.
Du lundi au vendredi de 9 h à 17 h ; jeudi de 9 h à 19 h ; samedi de 9 h à 12 h. Visites guidées par le commissaire de l’exposition les mercredis 17 décembre 2014, 13 et 20 janvier 2015.
201311-Bofa_l_enchanteur_cPrésentation des organisateurs :
« Gus Bofa (Gustave Blanchot de son véritable nom) – né en 1883 et mort en 1968 – fut, pour Pierre Mac Orlan « le meilleur interprète du fantastique social ». Ami de Francis Carco et de Maurice Constantin Weyer, cet illustrateur prodigieux a été associé à la création des plus belles éditions rares de l’entre-deux-guerres.Toute l’œuvre de Bofa est marquée par son expérience du Front durant la Première Guerre Mondiale. Mobilisé à 31 ans, grièvement blessé, il revient chez lui « à l’état de mutilé translucide et décoloré », titulaire de la Croix de Guerre et de la Médaille Militaire. Les souffrances et les peurs endurées au combat et à l’hôpital nourrissent chez lui un pessimisme profond et une vision désabusée de la condition humaine. Une grande partie de son œuvre fut créée au 4 rue Edouard-Detaille où il vécut quarante ans. »

Emmanuel Pollaud-Dulian, auteur de la biographie « Gus Bofa, l’enchanteur désenchanté » (éditions Cornélius), dédicacera son livre dimanche 7 décembre 2014, à partir de 14 h, dans le cadre de la Journée du Livre à la mairie du 17ème, 16-20, rue des Batignolles, 75017 Paris.

Angoulême comme si vous y étiez (ou presque) 2

samedi 1 février 2014

La presse régionale titre sur  la disparition de Cavanna. La Charente libre titre en Une « La BD sans Cavanna » ou « Le festival pleure Cavanna » sur ses affichettes. Cela aurait surement amusé Cavanna lui qui aurait aimé faire une carrière de dessinateur qu’il a débutée sous le nom de Sépia et qui n’a jamais écrit de scénarios de BD. Il a quand même été avec son compère Choron l’éditeur de Charlie mensuel, de l’hebdomadaire BD, et ils ont publié de nombreuses bandes dessinées y compris dans Hara-Kiri, signées entre autres Gébé, Reiser, Cabu, Willem, Tardi, Schlingo, Poussin, Alex Barbier, etc., etc. Ceci explique peut-être cela.

Suite de la visite des expositions proposées à Angoulême  :

L’exposition Tardi est une des plus importantes par la qualité des images proposées et par la mise en scène. Si on peut apprécier le talent du dessinateur à travers de nombreux originaux et ses mises en couleurs, la profusion très répétitive des images donne un sentiment de trop plein. D’autant plus que la scénographie à base d’ampoules éblouissantes et de cadres à vitres brillantes ne facilitent pas la lecture. A voir malgré tout, Tardi est un grand dessinateur.

Déception pour l’exposition Gus Bofa qui ne présente que des reproductions (phototypies, eaux-fortes) ce qui heureusement ne gâche pas le plaisir d’apprécier le talent graphique de ce dessinateur. La proximité avec l’exposition Tardi permet aussi de mesurer l’influence qu’a eu cet artiste sur de nombreux auteurs contemporains. Rappel les éditions Cornélius ont publié « Gus Bofa, l’enchanteur désenchanté« .

Beaucoup de monde pour l’exposition Willem, avec de très nombreux originaux que le dessinateur a conservé depuis ses débuts en Hollande et les années 1970, date de son apparition dans la presse française notamment dans L’Enragé. La présentation sobre et commentée par des panneaux de l’auteur permet de parcourir la carrière de celui qui est devenu un de nos plus grand dessinateurs actuels. A ne pas rater. L’exposition ne fermera ses portes que le 9 mars 2014. Un 4 pages a été édité à cette occasion par le quotidien Libération.

Mauvaise surprise en revanche pour « l’exposition »  sur les violences faites aux femmes « En chemin, elle rencontre… » présentée dans le hall du Palais de Justice. Si le sujet est hautement important il est regrettable qu’une mise en page confuse des panneaux noie graphiquement le contenu et les dessins censés nous sensibiliser aux thèmes abordés. A chacun cependant de se faire une idée.

En attendant, dimanche, l’annonce du nom du lauréat du Grand prix de la ville d’Angoulême (soit Bill Watterson (Calvin & Hobbes), ou le mangaka Katsuhiro Otomo (Akira) , ou Alan Moore, auteur de « From Hell »), Yves Frémion a dévoilé celui du 18ème Prix Tournesol qui récompense la BD « la plus écolo de l’année » et qui a été attribué à « Plogoff » d’Alexis Horebellou et Delphine Le Lay (éditions Delcourt).

A suivre.

(Le logotype interdit de manger dans l’exposition n’est pas de Gus Bofa)

Gus Bofa

vendredi 6 décembre 2013

Gus Bofa, est un de ces dessinateurs qui, par leur trait, leur habileté, leur talent, ont fasciné et inspiré de nombreux dessinateurs d’aujourd’hui. Il n’est donc pas étonnant que Willem, président du prochain festival d’Angoulême, lui consacre une exposition, et que l’éditeur Cornélius accompagne cet événement en publiant « Gus Bofa, l’enchanteur désenchanté », un magnifique et volumineux album, première biographie de cet artiste, remarquablement illustrée.

Gus Bofa (Gustave Blanchot) présenté par Cornélius : « Né en 1883, mort en 1968, Gus Bofa a traversé deux siècles, vécu deux guerres mondiales et vu les débuts de l’automobile, de l’aviation et de la conquête spatiale. Au fil de cinquante ans de carrière, et au gré de sa fantaisie, cet artiste autodidacte dessine pour la presse, réalise des affiches publicitaires, écrit des articles et des contes, des revues et des pièces de théâtre, se fait critique dramatique et littéraire, fonde un Salon artistique, et illustre plus d’une cinquantaine de livres. »

Aperçu du livre sur le site des éditions Cornélius.

Emmanuel Pollaud-Dulian qui signe les textes de la biographie de Gus Bofa, est aussi l’auteur du livre « Le salon de l’Araignée » (éditions Michel Lagarde) un salon qu’il présente ainsi au site Studio 002 : « Ce salon naît en 1920 de la volonté de Gus Bofa de regrouper et pousser les jeunes dessinateurs de la génération de la guerre. Avec le graveur Jean-Gabriel Daragnès, Pierre Mac Orlan, Jean Galtier-Boissière et quelques autres, il fonde un collectif d’artistes, qui exposent chaque année leurs travaux personnels Galerie Devambez, à Paris. La participation est gratuite. Il n’y a ni jury, ni prix, ni statuts. Aux débutants Bofa paie l’encadrement de leurs dessins. Le Salon leur permet d’exposer à côté d’un Pascin ou d’un Chagall, et de rencontrer patrons de journaux, éditeurs et amateurs. »

A noter que deux expositions à Paris seront consacrées au Salon de l’Araignée, une à la Galerie Michel Lagarde, 13 rue Bouchardon, 75010 Paris, du 14 novembre 2013 au 31 janvier 2014, et une autre à la Librairie Chrétien,178, faubourg Saint-Honoré 75008, du 12 décembre 2013 au 31 janvier 2014, avec un vernissage le 11 décembre 2013.

Le site Internet « officiel » de Gus Bofa.

Angoulême c’est fini (pour 2009)

mardi 3 février 2009

Pinocchio WinshlussSur quel site peut-on lire à propos du dessinateur Blutch « Mozart de la bande dessinée » couronné par Angoulême 2009 : « C’est probablement le dessinateur le plus doué de ce que l’on a surnommé « La Nouvelle bande dessinée ». C’est aussi un des rares qui ne soit pas arrivé au faîte de la gloire. Il est élu cette année par l’Académie des Grands Prix. Une fois de plus, l’édition indépendante se trouve couronnée. » ? Bien évidemment sur ActuaBD.com, un des sites les mieux informés sur le monde de la bande dessinée et qui a suivi le festival heure par heure.

Sur quel site Internet peut-on lire : « Quand Georges Wolinski lui a remis la statuette du Fauve, trophée de la ville d’Angoulême, on a senti qu’il y avait passation de pouvoir entre deux générations d’auteurs de BD » ? Sur le site du Figaro qui propose de nombreux entretiens et vidéos et qui héberge également le blog de son journaliste spécialisé BD, Olivier Delcroix  (avec Aurélia Vertaldi).  

Pour des infos plus « officielles », l’amateur de BD et du festival peut consulter le site officiel ou celui de la Cité Internationale de la Bande Dessinée et de l’Image 

À noter qu’un autre site spécialisé dans la bande dessinée BDZoom.com, vient de perdre son directeur de la rédaction Claude Moliterni. Il fut un de ceux qui œuvra dès les années 60 pour la reconnaissance de la BD comme un Art, le 9ème. Il était un des co-fondateurs du festival d’Angoulême. En 2007, il a fondé le Carrefour du 9° art et de l’image à Aubenas.

Le petit Christian de BlutchIllustrations : la couverture du Pinocchio de Winshluss (Requins marteaux), désigné Fauve d’or du meilleur album. Sous son vrai nom, Vincent Paronnaud,  il a participé à la réalisation de Persepolis le film de Marjane Satrapi.

La couverture de Le petit Christian un des livres récemment paru de Blutch. À noter que le talent de Blutch (Christian Hincker) est publié par plusieurs éditeurs audacieux L’Association, Les Requins marteaux, Futuropolis et Cornélius. Sans oublier Fluide glacial où il a débuté à 20 ans.