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Archive pour le mot-clef ‘Gus Bofa’

Fermeture, hélas définitive, de la galerie An. Girard

lundi 23 mai 2016

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Le 31 mai 2016 à 18h 30, on partagera le “dernier verre de l’amitié” à la galerie Atelier An. Girard, un des rares endroits à Paris où l’on a pu voir exposés, depuis 1999, les dessinateurs Gus Bofa, Chas Laborde, Chaval, Bosc, Mose, André François, Beuville, Gébé, Gourmelin, Barbe, Kerleroux, Pierre Fournier, Lécroart, Boll, Cambon, Christophe Besse, Antonelli, Vial, Mougey, Trez, Soulas, Blachon, Napo, Maja, Lionel Koechlin, Guy Billout, Hin, Samson, Avoine, Jy, et bien d’autres. Liste complète et dessins sur le site http://www.atelier.angirard.com/.

Cette galerie avait été voulue par Danièle Delorme pour rendre hommage à son père le dessinateur André Girard* et pour promouvoir le dessin d’humour, l’illustration, sans oublier la photo une fois par an. Après la disparition l’an passé de l’actrice et productrice, ses héritiers ont semble-t-il eu d’autres priorités et ont décidé de la fermer définitivement.

Nul doute que les dessinateurs et les amateurs éclairés seront nombreux le 31 mai au 6 rue Campagne-Première, ne serait-ce que pour remercier Marie-France Beaucourt qui fut pendant de longues années l’âme bienveillante et attentionnée de ce lieu.

*La galerie An. Girard, 7, rue Campagne Première, 75014, présente actuellement des peintures et dessins de André Girard (1901-1968).

En illustrations, l’affiche de l’exposition Gus Bofa, Beuville, Gourmelin, Fournier, Gébé, et Mose.

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La caricature à l’affiche

lundi 22 février 2016

de-la-caricature-a-l-afficheExposition après exposition (Une histoire, encore! 50 ans de création à l’école des loisirs, Faire le mur. Quatre siècles de papiers peints. ) les Arts décoratifs (Paris)* démontrent leur réel intérêt pour l’image dessinée. C’est encore le cas avec De la caricature à l’affiche 1850-1918 qui se “propose de mettre en lumière l’apport des caricaturistes à l’histoire de l’affiche en 1850 et 1918”. Présentation par les organisateurs :

« Le début du siècle voit s’éteindre ou se retirer de la scène, Toulouse Lautrec, Chéret, Mucha. L’absence de leurs images crée alors un sentiment de vide d’autant plus fort qu’elles étaient omniprésentes sur les murs de la ville. Un vide qui a laissé s’installer l’idée que l’art de l’affiche est resté moribond jusqu’en 1918. C’était mal connaître le rôle joué par les dessinateurs de presse et les caricaturistes durant cette période. Les annonceurs d’alors repèrent leur trait acerbe, leur maitrise du raccourci, leur art de l’ellipse, qui rejoignent les premières théories publicitaires. Ces dessinateurs prennent le relais et renouvellent le genre en profondeur. Parmi eux Jossot, Sem, Barrère, Guillaume, Gus Bofa, Roubille, ou Cappiello. Réalisée à partir des collections du musée, l’exposition retrace ce moment de l’histoire de l’affiche intimement lié à l’histoire de la presse, aux contextes politiques et économiques depuis 1850. »

En illustration, la couverture du catalogue de l’exposition (45 euros quand même).

* Musée des Arts décoratifs, 107, rue de Rivoli, 75001 Paris.

Disparition de Danièle Delorme

lundi 19 octobre 2015

vitrine_photo_an-girardDécès de Danièle Delorme, actrice, productrice de cinéma, épouse du réalisateur Yves Robert, à l’âge de 89 ans. Si ce blog en parle c’est qu’elle était aussi la fondatrice de l’Atelier-An. Girard, une galerie spécialisée dans le dessin d’humour et l’illustration ouverte en hommage à son père le dessinateur André Girard (1901-1968).

D-Delorme-5Avec la complicité de Marie-France Beaucourt, elle avait présenté dans ces lieux les dessins de Beuville, André François, Gus Bofa, Mose, Pierre Fournier, André Girard, Alexandre Trauner, Mougey, Sliva, Cabu, Jy, Gébé, Bosc, Gourmelin, Vial, Chaval, Lionel Koechlin, Maja, Trez, Antonelli, Kerleroux, Blachon, Avoine, Barbe, Cambon, Napo, Tetsu, Chas Laborde, Soulas, Guy Billout, Lécroart, Samson, Hin, Simon, Christophe Besse, Boll.

Par la qualité de sa programmation la galerie est un rendez-vous incontournable pour tous les passionnés de dessin et d’humour et il faut espérer qu’il en sera encore ainsi longtemps.

Atelier An. Girard, 7, rue Campagne Première – 75014 Paris – e-mail : atelier@angirard.com

Le site de l’Atelier An. Girard.

En illustration, la couverture de “Demain, tout commence”, ses mémoires publiées en 2008 (Robert Laffont).

Gus Bofa à Aix-en-Provence et à Fontainebleau

lundi 4 mai 2015

“L’assassinat considéré comme un des beaux-arts”, exposition d’eaux-fortes de l’illustrateur Gus Bofa (1883-1968), dans le cadre des Rencontres du 9e art d’Aix-enProvence, du 23 mars au 17 mai 2015. Atelier de Cézanne, 9 Avenue Paul Cézanne, 13100 Aix-en-Provence.

Emmanuel Pollau-Dulian, commissaire de l’exposition et auteur de “Gus Bofa – l’enchanteur désenchanté”  (Cornélius), présente l’exposition dans la vidéo ci-dessous (cliquez sur l’image) diffusée par le site Cases d’histoire :

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Une autre exposition est également consacrée à l’œuvre de Gus Bofa, “écrivain, critique de théâtre, illustrateur, affichiste…”, autour de son livre « La croisière incertaine », à l’Espace Comairas, 6 rue Guérin, 77300 Fontainebleau.

Du samedi 2 mai au dimanche 28 juin 2015, ouvert uniquement le week-end.

Le dimanche 7 juin 2015 à 15h, Marie-Hélène Grosos, ayant-droit de Gus Bofa, présentera une conférence sur l’œuvre de son oncle.

Le site officiel Gus Bofa.

 

 

Exposition Gus Bofa à Reims et à Paris

mardi 2 décembre 2014

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Jusqu’au 4 janvier 2015, exposition « On verra bien… » : Gus Bofa et la guerre de 14 ».
Présentation des organisateurs :
« Illustrateur de génie, Gus Bofa (1883-1968) publia de nombreux dessins consacrés à cette guerre à laquelle il participa comme simple soldat d’infanterie. Grièvement blessé en décembre 1914, il recommence à dessiner depuis son lit d’hôpital. Il tirera de ce séjour un pamphlet cinglant, Chez les Toubibs (1917), où il dénonce l’incompétence et l’optimisme meurtrier des personnels de santé.
Avec son ami Pierre Mac Orlan, il collabore à La Baïonnette, un hebdomadaire satirique au titre évocateur, tout en charge contre l’ennemi. Mais Gus Bofa ne participe jamais au concert des « bourreurs de crâne ». Il s’attache à traduire avec justesse et tendresse la vie des soldats et leur « cafard ». Avec Gus Bofa, c’est la guerre vue par les poilus, leur quotidien avec ses côtés dramatiques mais aussi cocasses. L’exposition rassemble de nombreux dessins originaux (dessins au crayon, gouachés ou mis en couleur) accompagnés d’exemplaires de La Baïonnette. »

Médiathèque Jean Falala, 2 rue des Fuseliers, 51100 Reims. Horaires d’ouvertures : du mardi au samedi, de 12h à 19h. Mardi 13h-19h / mercredi 10h-19h / jeudi 13h-19h / vendredi 13h-19h / samedi 10h-18h

Paris
« Gus Bofa : l’adieu aux armes », exposition du 26 novembre 2014 au 31 janvier 2015 à la Mairie du 17ème.
Du lundi au vendredi de 9 h à 17 h ; jeudi de 9 h à 19 h ; samedi de 9 h à 12 h. Visites guidées par le commissaire de l’exposition les mercredis 17 décembre 2014, 13 et 20 janvier 2015.
201311-Bofa_l_enchanteur_cPrésentation des organisateurs :
« Gus Bofa (Gustave Blanchot de son véritable nom) – né en 1883 et mort en 1968 – fut, pour Pierre Mac Orlan « le meilleur interprète du fantastique social ». Ami de Francis Carco et de Maurice Constantin Weyer, cet illustrateur prodigieux a été associé à la création des plus belles éditions rares de l’entre-deux-guerres.Toute l’œuvre de Bofa est marquée par son expérience du Front durant la Première Guerre Mondiale. Mobilisé à 31 ans, grièvement blessé, il revient chez lui « à l’état de mutilé translucide et décoloré », titulaire de la Croix de Guerre et de la Médaille Militaire. Les souffrances et les peurs endurées au combat et à l’hôpital nourrissent chez lui un pessimisme profond et une vision désabusée de la condition humaine. Une grande partie de son œuvre fut créée au 4 rue Edouard-Detaille où il vécut quarante ans. »

Emmanuel Pollaud-Dulian, auteur de la biographie « Gus Bofa, l’enchanteur désenchanté » (éditions Cornélius), dédicacera son livre dimanche 7 décembre 2014, à partir de 14 h, dans le cadre de la Journée du Livre à la mairie du 17ème, 16-20, rue des Batignolles, 75017 Paris.

Angoulême se termine aujourd’hui (la 41ème édition)

dimanche 2 février 2014

Dernière journée pour le festival de la bande dessinée d’Angoulême avec une visite au « Monde des bulles » et ses files d’attente interminables chez les « grands » éditeurs pour obtenir une dédicace personnalisée sur un album, et une visite à la bulle « Le nouveau monde » où son regroupés tous les « petits » éditeurs et les nombreux journaux et fanzines qui ne demandent qu’à grandir.

Un festival et ses polémiques, avec l’ambassadeur du Japon en France qui proteste contre les œuvres d’un collectif d’artistes sud-coréens ayant pour thème les  “femmes de réconfort” enrôlées de force par l’armée japonaise pour satisfaire les besoins sexuels des militaires lors de la Seconde guerre mondiale (à lire sur le sujet « Angoulême : l’expo qui fâche le Japon » sur le site du Nouvel Observateur ). Mais aussi avec la société israélienne Sodastream, sponsor de l’exposition « Les légendaires », dont une trentaine de dessinateurs ont dénoncé la présence dans une lettre ouverte (à lire sur le sujet « Le soutien de SodaStream au Festival d’Angoulême fait polémique » dans Le Monde ). Sans oublier celle qui concerne la désignation du grand prix de la ville d’Angoulême dont le lauréat présidera le prochain festival (à lire sur le sujet « BD : le Grand Prix d’Angoulême est-il obsolète ? » dans Le Nouvel Observateur ).
A noter que l’exposition en plein air sur les 80 ans du Journal de Mickey n’a suscité aucune contreverse.

Le bilan global de cette édition reste à faire, notamment sur l’affluence du grand public, mais on peut d’ors et déjà saluer cette 41ème édition par la cohérence de la programmation autour du dessin (Willem, Bofa, Tardi, Jean-Marc Rochette, dont les expositions sont visibles à Angoulême jusqu’au 8 mars 2014) et de l’ouverture, le thème de 2014 était « les différents regards sur le monde », une approche qui doit beaucoup à la présidence exceptionnelle à tous points de vue de Willem (à lire son portrait dans Télérama).

Reste à s’interroger, comme l’a déjà fait Didier Pasamonik (Lettre ouverte au ministre de la culture, Aurélie Filippetti), sur l’avenir de cette manifestation et de son évolution au service du 9ème art, des éditeurs, et surtout des centaines d’auteurs qui essaient de vivre de ce métier.
A suivre…