Fait d'images

le blog de françois forcadell – l'image dessinée dans l'actualité

Archive pour le mot-clef ‘Gotlib’

Pif, paf, plouf

mercredi 17 juin 2015

4866887_pif-gadgetDu temps de sa gloire (dans les années 1970-1980), le journal Pif (gadget), a été une véritable vache à lait pour le Parti communiste français qui l’éditait et qui reste propriétaire de la marque à travers la maison d’édition de son journal L’Humanité. Las, faute d’investissements et de renouvellement éditorial, l’hebdomadaire cesse de paraître en 1993, avant de réapparaître mensuel de 2004 à 2008. Une tentative de réanimation toujours pilotée par le PCF et dont les bénéfices des ventes auraient pu permettre la viabilité du journal, si…

Il faut espérer pour les amateurs de ce titre mythique qui a vu défiler dans ses pages les dessinateurs Gotlib, Hugo Prat, Raymond Poïvet, Tabary, Kamb, Crespi, Cézard, Mattioli, Mandryka (Kalkus), et bien d’autres, que cette énième reparution annoncée prudemment comme un « hors-série » pour le 24 juin 2015, ne sera pas juste une nouvelle opération financière…

La Une de Pif gadget (document Le Parisien).

Fluide numérique glacial

mardi 17 février 2015

Le mensuel Fluide glacial créé le 1er avril 1975 par Gotlib et Jacques Diament fête cette année ses 40 ans et propose désormais en plus de son édtion papier une édition numérique (cliquez sur l’image pour voir la démo).

Fluidenumerique

La mort de Jean Frapat créateur de Tac au Tac

samedi 11 octobre 2014

C’était une époque où la télévision avait du temps et en donnait aux dessinateurs. Le principe de l’émission « Tac au tac » inventée par Jean Frapat était simple « A partir du dessin imaginé par l’un d’eux, les dessinateurs improvisent à tour de rôle, en se rendant coup pour coup et trait pour trait ».
De 1969 à 1975, l’émission a vu participer Alessandrini, Barbe, Buzzelli, Crepax, Druillet, Forest, Fred, Ghertman, Gir, Gourmelin, Loup, Maroto, Mulatier, Philippe, Hugo Pratt, Ricord, Serre, Topor, Urs, Alexis, Claire Bretécher, Cardon, Desclozeaux, Faizant, Franquin, Gébé, Gigi, Gotlib, Laville, Mandryka, Morris, Peyo, Piem, Puig Rosado, Roba, Soulas Tim, Uderzo. En tout début de soirée à une heure de grande écoute, ces joutes graphiques fascinaient le grand public et lui faisaient découvrir l’art du dessin.

TacauTacUn seul livre a été tiré de cette expérience télévisuelle jamais hélas renouvelée, « Tac au tac » paru en 1973 aux éditions Balland.

On peut revoir nombre de « Tac au Tac » sur le site de l’INA.

Grand amateur de dessin Jean Frapat avait aussi produit et réalisé en 1990 la série « Graph » avec des films consacrés à Ralph Steadmann, Pignon-Ernest, Claude Weisbuch, Cardon, et Topor.

Illustration : capture d’écran de l’émission du 9 août 1975 avec Cardon, Gourmelin et Jean-Claude Forest. Cliquez sur l’image pour voir le film. La voix du commentateur est celle de Jean Frapat disparu le 8 octobre 2014 à 86 ans.

Goossens expose 30 ans de dessins

jeudi 12 juin 2014

La Galerie Daniel Maghen, 47, quai des Grands-Augustins 75006 Paris, exposera les dessins de Daniel Goossens (Fluide glacial) du 11 au 28 juin 2014. Présentation de l’évènement par les organisateurs :

« Grand Prix d’Angoulême en 1997, Daniel Goossens propose pour sa première exposition-vente, une véritable rétrospective couvrant plus de trente ans de carrière. Les planches de Daniel Goossens sont de ceux qu’on ne se lasse de lire, tant pour sa maîtrise d’un univers absurde à travers un trait faussement simple que pour son utilisation de nombreuses références et détails échappant souvent à une première lecture. Héritier de Gotlib et des Monty Python, il possède un ton sarcastique mis en valeur par un style graphique unique.

Parmi les quelques 80 originaux de cette exposition, seront présentés une trentaine issue de sa série principale “Georges et Louis” avec des planches, des illustrations mais surtout les couvertures originales en couleur des six premiers volumes. Une douzaine de planches ainsi que la couverture et la page de titre provenant de l’album “Voyage au bout de la lune”, et une dizaine de planches de “Route vers l’Enfer” sont également proposées, aux côtés de planches et d’illustrations réalisées pour “Sacré Comique”, “L’Encyclopédie des Bébés”, des collectifs, des affiches et ex-libris. Il est à noter que l’intégralité des planches exposées sont lettrées et ont été réalisées à l’encre de chine et au lavis sur papier. »

Vernissage le vendredi 13 juin à partir de 19h00 en présence de Daniel Goossens.

Merci à J.H.

Gotlib dans Le Monde

jeudi 13 mars 2014

Le Monde inaugure « Les Petits Miquets » le  blog de Frédéric Potet dédié à la bande dessinée par un entretien avec le dessinateur Gotlib à l’occasion de l’exposition que lui consacre le Musée d’art et d’histoire du judaïsme à Paris jusqu’au 27 juillet 2014.

Extrait :
[…] Vous prétendez de manière éhontée n’avoir jamais su très bien dessiner. Ah ah…. C’est du foutage de gueule ou de la fausse modestie ?
Non, plutôt du foutage de modestie ou de la fausse gueule. En fait, j’ai vraiment l’impression que dans cette branche, la BD, je ne suis qu’une modeste brindille. Je reconnais toutefois savoir dessiner beaucoup mieux que Franquin ou que Jean Giraud (alias ). Ces deux-là, c’est de la gnognote à côté des œuvres qui ont fait ma gloire, soit dit en toute modestie. La vérité est que je n’ai jamais aimé dessiner les décors. C’est pour cela que j’ai créé la coccinelle des coins de page : elle occupe l’espace. Mon truc à moi, cela a toujours été les personnages, les expressions du visage, les attitudes corporelles… Aujourd’hui, ma main n’est plus assez sûre pour dessiner. L’envie de prendre un crayon a disparu car je sais d’avance que cela ne sera pas bon. […]

Le Monde daté du 13.3.2014 publie un article, signé du même Frédéric Potet titré « Gotlib, de la Shoah à Gai-Luron » (payant sur Internet).

Extrait :
[…] Gotlib, lider maximo de la sainte déconnade ? Oui et plus que oui. Mais Gotlib, artiste juif ? Inutile de relire l’ensemble de son oeuvre – commencée en 1954 en tant que lettreur chez Opera Mundi/Edi-Monde – pour chercher des indices allant dans ce sens : ils y sont très peu visibles. Ils existent suffisamment néanmoins pour que le Musée d’art et d’histoire du judaïsme, à Paris, décide de consacrer une exposition à l’auteur de bande dessinée français, qui fêtera en juillet son 80anniversaire. […]

 

En illustration : le commissaire Bougret (Gébé) et son adjoint, l’inspecteur Charolles (Gotlib).

Exceptionnel Gotlib

mercredi 19 février 2014

En prélude à l’exposition présentée au Musée d’art et d’histoire du Judaïsme, (du 14 mars au 27 juillet 2014) et à ses 80 ans, qu’il célèbrera à la mi-juillet, les journaux Pilote et Fluide Glacial s’associent pour publier le 27 février 2014 un hors-série « numéro spécial collector » entièrement dédié au grand dessinateur Gotlib.

Petite bio trouvée sur le site ActuaLitté.com :

Né le 14 juillet 1934, Marcel Gotlieb, dit « Gotlib », a très jeune le goût du dessin. Petit, il gribouille les murs du salon que son père, peintre en bâtiment, lessive ensuite le week-end. Arrêté pendant la guerre, celui-ci meurt en déportation. Gotlib quitte l’école à l’âge de 14 ans et démarre sa carrière comme lettreur-typographe.
Puis il commence à illustrer quelques contes pour enfants que Claudie, sa femme, met en couleurs. Enfin, Vaillant – le journal le plus captivant – lui donne sa chance. Il y crée les personnages de Nanar et Jujube, puis celui de Gai- Luron qui le suit jusqu’à la fin de sa carrière de dessinateur. En 1965, ce sont les portes de Pilote qui s’ouvrent à lui. Avec Goscinny au scénario, il dessine pendant trois ans les fameux « Dingodossiers », puis continue seul avec la « Rubrique-à-Brac ».
Désormais dessinateur confirmé, talentueux et reconnu, il se lance avec ses complices Mandryka et Bretécher dans la création de L’Écho des savanes en 1972,puis, le 1er avril 1975 crée Fluide Glacial avec Alexis et Jacques Diament. Si Gotlib ne dessine plus depuis la fin des années quatre-vingt, il n’est pourtant toujours pas à la retraite ! Il écrit les éditos de Fluide Glacial jusqu’en 2002 et collabore jusqu’en 2012 aux numéros hors série du magazine. Aujourd’hui encore, il continue, quand la France l’exige, à payer de sa personne pour la plus grande gloire de l’« Umour » !